La communauté du cégep Édouard-Montpetit en émoi

Témoignages

Annick Oligny annick.oligny@tc.tc Publié le 2 octobre 2015

Le cégep Édouard-Montpetit abrite, un CPE, un pavillon de l'UQTR, un centre sportif, et un théâtre et une école secondaire est située à proximité. Des milliers de personnes ont été touchées de près ou de loin par l'appel non fondé affirmant qu'un individu armé était entré dans le bâtiment. Cet événement qui a tenu les policiers en alerte durant près de deux heures.

Un étudiant du cégep, Olivier Simard, se promenait avec ses écouteurs au début de l'évacuation.

«Je n'étais pas trop au courant de ce qui se passait. Un moment donné, je me suis rendu compte qu'il n'y avait personne autour de moi, et ce n'était pas normal. Un policier m'a demandé de sortir», indique l'étudiant.

Un autre étudiant du cégep a indiqué au Courrier du Sud qu'à 9h45, un agent de sécurité a indiqué aux étudiants de rester dans les classes.«Il y a ensuite eu un message à l'interphone pour dire qu'il y avait un confinement. On a mis des papiers dans les fenêtres par prévention. Ç'a pris une heure et demie avant qu'on nous demande de sortir. Quelqu'un a tenté d'ouvrir la porte pour voir si c'était barré de l'extérieur et on dirait que c'est à ce moment qu'ils ont remarqué que nous étions là. On nous a alors demandé de sortir.»

Le père d'une étudiante, Claude Ethier, s'est inquiété de la situation, principalement en raison de la fusillade d'hier aux États-Unis.

«Ma fille Audrey est à l'intérieur. C'est mon autre fille qui m'a averti. C'est certain qu'avec ce qui est arrivé cette semaine, oui c'est stressant.»

La sœur de l'étudiante, Véronique Ethier, était aussi dans le cégep, mais a pu sortir avant le confinement. «J'étais dans ma classe et un policier nous a dit qu'il fallait sortir. J'ai texté ma sœur, elle est encore là.»

L'étudiante Gabrielle-Anne Perron écoutait un film en classe lorsque la nouvelle est tombée.

«Quelqu'un a vu sur Facebook qu'il se passait quelque chose dehors. La prof a appelé la sécurité, ils nous ont dit de rester là. On a fermé les lumières et on s'est mis le long d'un mur. On a attendu.»

Un père et une mère sont venus de Montréal quand leur fille, qui complète un stage au Cégep, leur a envoyé un message texte pour dire ce qui se passait. «Au début, c'est paniquant! On pense à ce qui est arrivé cette semaine aux États-Unis. Mais elle nous disait que c'était probablement un canular, alors ça nous a calmé, raconte Carole Tremblay, qui attendait toujours que sa fille sorte du cégep. J'ai hâte de la voir. Elle a 30 ans, mais ça reste mon bébé!»

D'autres institutions touchées

Un pavillon de l'Université du Québec à Trois-Rivière (UQTR) est logé dans le cégep et deux étudiantes ont raconté l'événement de ce matin.

«C'est sûr que c'est stressant, mais on avait un prof qui s'est assuré de nous changer les idées. Il faisait pas mal le clown. Maintenant qu'on est sortis, je suis juste contente de pouvoir aller aux toilettes», explique Alexandra.

L'autre étudiante de l’UQTR affirme que la situation ne l'a pas trop stressée. «On était pas mal certains que c'était une fausse alerte. C'est probablement un étudiant qui n'avait pas étudié pour son examen.»

Une étudiante de l'école secondaire Jacques-Rousseau, Daphné Gervais, a témoigné de la situation où les élèves  étaient aussi confinés en classe.

«Ils ne nous ont même pas fourni de lunchs. On avait le droit de sortir pour prendre une pause, mais aucun repas pour ceux qui devaient retourner à la maison pour le dîner.» L'élève n'a pas apprécié la manière dont l'événement a été géré.

Les ambulanciers étaient aussi sur place

Selon le porte-parole de la Coopérative des techniciens ambulanciers de la Montérégie (CETAM), Julien Sauriol, aucune intervention n'avait eu lieu à 11h35.

«On a une ambulance qui a assisté les services policiers durant l'événement. Il n'y a eu aucun transport de personne ou d'évaluation pour le moment», a indiqué M. Sauriol.

En collaboration avec Ali Dostie, Olivier Robichaud, Francis Dugas et Vanessa Picotte.

 

En manchette

La communauté du cégep Édouard-Montpetit en émoi

Témoignages

Annick Oligny annick.oligny@tc.tc Publié le 2 octobre 2015