Un groupe de recherche recommande des péages sur les ponts

Pour réduire la congestion routière

Francis Dugas francis.dugas@tc.tc Publié le 2 novembre 2015

Le rapport de la Commission suggère de tarifer l'accès de tous les ponts de Montréal pour réduire la congestion routière, toujours problématique à l'heure de pointe.

©TC MEDIA - Archives

Bien que le nouveau gouvernement libéral s'oppose au péage sur le nouveau pont Champlain, une douzaine d'économistes canadiens recommandent de tarifer l'accès à tous les ponts ceinturant l'île de Montréal, dans le but de réduire la congestion routière et d'améliorer la qualité de l'air ainsi que la productivité des entreprises.

Selon un rapport dévoilé lundi par la Commission de l'écofiscalité du Canada, un groupe de recherche indépendant formé en 2014 par un professeur de l'Université McGill et une administratrice de l'Institut de l'environnement d'Ottawa, la congestion routière aux abords de la métropole occasionne la perte de plus de 1G$ de pertes financières selon les plus récentes études.

La Commission suggère que la tarification donnant accès aux ponts varie selon l'heure de la journée, ou même selon la demande, pour réduire la surcharge du réseau routier et minimiser les coûts pour les automobilistes, un concept ayant eu des effets positifs sur les routes de différentes villes du monde.

Contrairement au plan conservateur, qui souhaitait instaurer un péage sur le pont Champlain pour défrayer ses coûts de construction, la Commission suggère que les recettes éventuelles de la tarification soient investies dans les modes de transports alternatifs (transport en commun, pistes cyclables), dans les infrastructures routières, dans les transferts directs aux ménages ou pour réduire les impôts.

Le groupe a aussi formulé des suggestions pour diminuer la congestion routière dans les Villes de Toronto, Calgary et Vancouver. Le Toronto Board of Trade indique qu'uniquement dans le Grand Toronto, si rien n'est fait, les coûts de la congestion seront de 15 G$ par année en 2031.

Les recommandations

La Commission a dressé quatre principales recommandations pour assurer la réussite technique et financière du projet de tarification: soit que les Villes mettent sur pied des projets pilotes de tarification adaptés à leur contexte, que les gouvernements provinciaux facilitent ces initiatives et que le gouvernement fédéral participe financièrement aux différents projets. Le rapport insiste aussi sur le fait que les différents gouvernements doivent diffuser largement les résultats des projets pilotes et intégrer les leçons apprises à leurs futures politiques de mobilité, pour favoriser notamment l'adhésion du grand public.

Des villes où le modèle a réussi

Toujours selon le rapport, à Stockholm, en Suède, le nombre de véhicules qui entrent au centre-ville a baissé de 20 à 30 % depuis l’adoption d’une tarification. Au Minnesota, la politique de voies HOT (pour High Occupancy Toll) a permis d’accroître de 6 % la vitesse du trafic sur les voies ordinaires et de maintenir une circulation fluide dans les couloirs à péage. Dans le cadre d’un projet pilote mené en Oregon, les automobilistes soumis à des frais supérieurs par kilomètre parcouru aux heures de pointe ont réduit de 22 % leur utilisation des routes cibles par rapport à ceux qui paient un tarif fixe.  

 

 

Le périmètre naturel de l’île de Montréal permettrait d’appliquer une tarification variable à l’ensemble des ponts et tunnels de la ville et d’en harmoniser les prix pour réduire la congestion dans toute la région.

Extrait du rapport de la Commission

En manchette

Des Veggie Burgers contaminé à la Listeria

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a procédé au rappel des «Black Bean Veggie Burgers» de marque Dr. Praeger’s puisqu’ils pourraient être contaminés par la bactérie Listeria monocytogenes.

Un groupe de recherche recommande des péages sur les ponts

Pour réduire la congestion routière

Francis Dugas francis.dugas@tc.tc Publié le 2 novembre 2015

Le rapport de la Commission suggère de tarifer l'accès de tous les ponts de Montréal pour réduire la congestion routière, toujours problématique à l'heure de pointe.

©TC MEDIA - Archives


Bien que le nouveau gouvernement libéral s'oppose au péage sur le nouveau pont Champlain, une douzaine d'économistes canadiens recommandent de tarifer l'accès à tous les ponts ceinturant l'île de Montréal, dans le but de réduire la congestion routière et d'améliorer la qualité de l'air ainsi que la productivité des entreprises.

Selon un rapport dévoilé lundi par la Commission de l'écofiscalité du Canada, un groupe de recherche indépendant formé en 2014 par un professeur de l'Université McGill et une administratrice de l'Institut de l'environnement d'Ottawa, la congestion routière aux abords de la métropole occasionne la perte de plus de 1G$ de pertes financières selon les plus récentes études.

La Commission suggère que la tarification donnant accès aux ponts varie selon l'heure de la journée, ou même selon la demande, pour réduire la surcharge du réseau routier et minimiser les coûts pour les automobilistes, un concept ayant eu des effets positifs sur les routes de différentes villes du monde.

Contrairement au plan conservateur, qui souhaitait instaurer un péage sur le pont Champlain pour défrayer ses coûts de construction, la Commission suggère que les recettes éventuelles de la tarification soient investies dans les modes de transports alternatifs (transport en commun, pistes cyclables), dans les infrastructures routières, dans les transferts directs aux ménages ou pour réduire les impôts.

Le groupe a aussi formulé des suggestions pour diminuer la congestion routière dans les Villes de Toronto, Calgary et Vancouver. Le Toronto Board of Trade indique qu'uniquement dans le Grand Toronto, si rien n'est fait, les coûts de la congestion seront de 15 G$ par année en 2031.

Les recommandations

La Commission a dressé quatre principales recommandations pour assurer la réussite technique et financière du projet de tarification: soit que les Villes mettent sur pied des projets pilotes de tarification adaptés à leur contexte, que les gouvernements provinciaux facilitent ces initiatives et que le gouvernement fédéral participe financièrement aux différents projets. Le rapport insiste aussi sur le fait que les différents gouvernements doivent diffuser largement les résultats des projets pilotes et intégrer les leçons apprises à leurs futures politiques de mobilité, pour favoriser notamment l'adhésion du grand public.

Des villes où le modèle a réussi

Toujours selon le rapport, à Stockholm, en Suède, le nombre de véhicules qui entrent au centre-ville a baissé de 20 à 30 % depuis l’adoption d’une tarification. Au Minnesota, la politique de voies HOT (pour High Occupancy Toll) a permis d’accroître de 6 % la vitesse du trafic sur les voies ordinaires et de maintenir une circulation fluide dans les couloirs à péage. Dans le cadre d’un projet pilote mené en Oregon, les automobilistes soumis à des frais supérieurs par kilomètre parcouru aux heures de pointe ont réduit de 22 % leur utilisation des routes cibles par rapport à ceux qui paient un tarif fixe.  

 

 

Le périmètre naturel de l’île de Montréal permettrait d’appliquer une tarification variable à l’ensemble des ponts et tunnels de la ville et d’en harmoniser les prix pour réduire la congestion dans toute la région.

Extrait du rapport de la Commission