Les travailleurs des CPE interpellent la population

Inquiétudes face aux coupes budgétaires

Annick Oligny annick.oligny@tc.tc Publié le 16 décembre 2015

Les travailleurs des CPE ont interpelé les automobilistes qui empruntent le pont Jacques-Cartier, le 16 décembre, à l'heure de pointe.

©Photo: TC Media – Jean Laramée

AUSTÉRITÉ. Plusieurs travailleurs des CPE de la Montérégie et de Montréal se sont regroupés le 16 décembre au pied du pont Jacques-Cartier, afin de manifester leurs inquiétudes concernant les compressions budgétaires. Selon eux, la situation d'austérité actuelle met en péril leurs installations.

Regroupés au parc des Faubourgs à Montréal en pleine heure de pointe, le message des éducatrices interpellait la ministre de la Famille, Francine Charbonneau.

«Contrairement à la ministre de la Famille qui semble rester sourde et aveugle aux cris d'inquiétude lancés par les CPE de tout le Québec face aux grandes menaces qui planent sur le maintien de leur qualité, il sera impossible ce matin pour les automobilistes qui empruntent le pont de ne pas nous voir!», a déclaré la directrice du Regroupement des centres de la petite enfance de la Montérégie (RCPEM), Claudette Pitre-Robin.

Au cours des prochaines années, le gouvernement libéral souhaite que les CPE trouvent des sources de revenus externes leur imposant du même coup des coupures budgétaires et en augmentant les contributions parentales.

En novembre, la ministre de la Famille affirmait que les CPE et les garderies privées cherchaient à provoquer un vent de panique en affirmant que les compressions budgétaires de 120 M$ allaient forcer la mise à pied d'éducatrices et auraient un impact sur les enfants. Elle demandait aux CPE de revoir le financement de leur installation afin d'assurer la pérennité du réseau.

Les compressions de 120 M$ s'ajoutent à celles de 74 M$ annoncées plus tôt cette année et aux 100 M$ de l'an dernier.

Le 14 décembre, le ministère de la Famille annonçait une indexation des frais de garde. À partir du 1er janvier, les parents devront débourser 7,55$ quotidiennement pour les ménages dont le revenu ne dépasse pas 50 545$. Le montant maximal exigé aux parents est de 20,70$ pour ceux dont le revenu familial est de 158 820$ et plus.

 

Les travailleurs des CPE interpellent la population

Inquiétudes face aux coupes budgétaires

Annick Oligny annick.oligny@tc.tc Publié le 16 décembre 2015

Les travailleurs des CPE ont interpelé les automobilistes qui empruntent le pont Jacques-Cartier, le 16 décembre, à l'heure de pointe.

©Photo: TC Media – Jean Laramée


AUSTÉRITÉ. Plusieurs travailleurs des CPE de la Montérégie et de Montréal se sont regroupés le 16 décembre au pied du pont Jacques-Cartier, afin de manifester leurs inquiétudes concernant les compressions budgétaires. Selon eux, la situation d'austérité actuelle met en péril leurs installations.

Regroupés au parc des Faubourgs à Montréal en pleine heure de pointe, le message des éducatrices interpellait la ministre de la Famille, Francine Charbonneau.

«Contrairement à la ministre de la Famille qui semble rester sourde et aveugle aux cris d'inquiétude lancés par les CPE de tout le Québec face aux grandes menaces qui planent sur le maintien de leur qualité, il sera impossible ce matin pour les automobilistes qui empruntent le pont de ne pas nous voir!», a déclaré la directrice du Regroupement des centres de la petite enfance de la Montérégie (RCPEM), Claudette Pitre-Robin.

Au cours des prochaines années, le gouvernement libéral souhaite que les CPE trouvent des sources de revenus externes leur imposant du même coup des coupures budgétaires et en augmentant les contributions parentales.

En novembre, la ministre de la Famille affirmait que les CPE et les garderies privées cherchaient à provoquer un vent de panique en affirmant que les compressions budgétaires de 120 M$ allaient forcer la mise à pied d'éducatrices et auraient un impact sur les enfants. Elle demandait aux CPE de revoir le financement de leur installation afin d'assurer la pérennité du réseau.

Les compressions de 120 M$ s'ajoutent à celles de 74 M$ annoncées plus tôt cette année et aux 100 M$ de l'an dernier.

Le 14 décembre, le ministère de la Famille annonçait une indexation des frais de garde. À partir du 1er janvier, les parents devront débourser 7,55$ quotidiennement pour les ménages dont le revenu ne dépasse pas 50 545$. Le montant maximal exigé aux parents est de 20,70$ pour ceux dont le revenu familial est de 158 820$ et plus.