« Il nous manque quelque chose au Québec »

Publié le 17 février 2016

Édith Desjardins à son bureau sur le Mercy Ship Africa.

©Photo: Gracieuseté Mercy Ships

De retour d'un voyage humanitaire de trois mois, Édith Desjardins ne peut que constater qu'au Québec, nous sommes riches. Et pourtant, «il nous manque quelque chose».

«Ce n'est tellement pas important, les choses qu'on achète. On vit avec le luxe, mais pas nécessairement avec les bonnes valeurs. Les gens sont toujours tournés sur eux-mêmes.»

Sur le navire Mercy Ship Africa, la sexagénaire de Brossard a été grandement impressionnée de voir la motivation de tous ces bénévoles, y compris des jeunes.

Mme Desjardins espère faire connaître l'organisme et, qui sait, peut-être inspirer des Québécois à s'investir pour la cause. Déjà, son implication a eu un effet sur son entourage; tant sa fille que son fils – tous deux dans la trentaine – sont tentés de suivre ses pas. «J'espère pouvoir leur transmettre ce goût et ce besoin d'aider.»

Et le bénévolat demeure primordial dans sa vie: la femme de 63 ans a récemment posé sa candidature pour être bénévole à l'hôpital Charles-LeMoyne, au département d'oncologie et de soins palliatifs. La Brossardoise a aussi soumis son nom à l'organisme d'aide internationale Operation Smile.

Aider au suivant

À bord du Mercy Ship Africa, Édith Desjardins s'est liée d'amitié avec Muriel, une Malgache. Cette dernière avait terminé l'équivalent de ses études secondaires et souhaitait poursuivre ses études universitaires en travail social. La somme d'environ 600$ qui lui était nécessaire représente un montant astronomique pour la jeune fille, alors que certains Malgaches peuvent travailler pour seulement 1$ par jour.

«Je lui ai demandé si elle voulait que je lui paie ses études et elle a fondu en larmes, relate Mme Desjardins, encore émue. La Brossardoise a visité les parents de la jeune Muriel, immensément reconnaissants de son geste de générosité.

Depuis, Mme Desjardins garde contact avec Muriel, qui passera ses examens d'admission sous peu. «Elle me demande comment elle peut me remercier, mais l'important, c'est qu'elle puisse aider d'autres gens», conclut-elle.

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