Riverside fait le point sur l'abolition de la gouvernance scolaire

La loi 86 serait néfaste, selon les commissions scolaires anglophones

Annick Oligny annick.oligny@tc.tc Publié le 5 février 2016

Le 2 février, la Commission scolaire Riverside conviait les parents et membres de la communauté afin de leur expliquer le projet de loi 86.

©Photo: TC Media – Annick Oligny

RÉFORME. Inquiétude, malaise, tristesse: les intervenants invités par la Commission scolaire Riverside (RSB) et qui ont pris la parole, le 2 février, dans l'auditorium du Collège Héritage, ont tirer la sonnette d'alarme en vue du projet de loi 86, qui vise entre autres à éliminer les élections scolaires.

Le projet de loi 86 prévoit abolir les conseils composés de commissaires élus pour les remplacer par des conseils scolaires composés de 16 membres: six parents, six membres de la communauté, deux directeurs, un enseignant et un professionnel non-enseignant.

Selon le gouvernement, la loi modifiant l’organisation et la gouvernance des commissions scolaires a pour but de rapprocher l’école des lieux de décision et d’assurer la présence des parents au sein de l’instance décisionnelle de la commission scolaire, ce que réfutent plusieurs représentants des CS.

Les droits des anglophones défendus

Le président de la RSB, Dan Lamoureux, a demandé aux membres de l'assemblée d'envoyer des lettres de protestation au gouvernement et de téléphoner aux élus pour leur faire savoir que le projet de loi 86 ne convient pas à la réalité des commissions scolaires anglophones.

Invitée à prendre la parole, la présidente de l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec, Jennifer Maccarone, a tenté de mobiliser la communauté pour qu’elle défende ses droits.

Mère de deux enfants éprouvant des difficultés scolaires, Mme Maccarone s'est dite apeurée par le projet de loi.

Dites-nous ce qui est brisé dans les commissions scolaires actuelles et nous allons-y remédier. Tous les enfants, toutes les écoles et toutes les commissions scolaires sont uniques. N'abandonnez pas vos droits!

Jennifer Maccarone

Le deuxième intervenant de la soirée, l'avocat spécialisé dans les droits des minorités Michael Bergman, a prononcé un long discours sur les dangers potentiels pour les anglophones de perdre leurs acquis.

«La loi 86 dit que les commissions scolaires doivent être des institutions civiques dociles. Si ce projet de loi est adopté tel quel et qu'on ne fait rien, vos commissaires devront partir», a tenu à rappeler M. Bergman.

À la fin de la réunion, parents et commissaires se sont présentés au micro afin de manifester leurs inquiétudes.

Un père dont l'enfant visite une école anglophone s'est inquiété du pouvoir absolu que détiendra le ministre de l'Éducation, si le projet de loi est accepté.

«Nous devons faire des recommandations au gouvernement pour revoir ce projet de loi. Je crois que les commissions scolaires ne devraient plus percevoir de taxes; laissons le gouvernement s'occuper de cela et concentrons-nous sur l'éducation. Il y a plusieurs autres choses qui devraient changer dans le milieu», a indiqué le parent.

En manchette

Une demi-finale Huskies – Red Deer

Les Huskies ont accédé à la demi-finale grâce à la contribution des Rebels de Red Deer. Ces derniers ont inscrit un but en fin de troisième période pour forcer la tenue de la prolongation. Ils l’ont emporté 2 à 1.

9 M$ pour maintenir l'état des écoles du territoire

RÉNOVATIONS. Les écoles de la Commission scolaire Marie-Victorin (CSMV) pourront être rafraîchies cet été grâce au financement de 9,2 M$ de la part du ministère de l'Éducation, annoncé le 6 mai. En tout, 50,4 M$ seront investis pour les écoles de la Montérégie.

Riverside fait le point sur l'abolition de la gouvernance scolaire

La loi 86 serait néfaste, selon les commissions scolaires anglophones

Annick Oligny annick.oligny@tc.tc Publié le 5 février 2016

Le 2 février, la Commission scolaire Riverside conviait les parents et membres de la communauté afin de leur expliquer le projet de loi 86.

©Photo: TC Media – Annick Oligny


RÉFORME. Inquiétude, malaise, tristesse: les intervenants invités par la Commission scolaire Riverside (RSB) et qui ont pris la parole, le 2 février, dans l'auditorium du Collège Héritage, ont tirer la sonnette d'alarme en vue du projet de loi 86, qui vise entre autres à éliminer les élections scolaires.

Le projet de loi 86 prévoit abolir les conseils composés de commissaires élus pour les remplacer par des conseils scolaires composés de 16 membres: six parents, six membres de la communauté, deux directeurs, un enseignant et un professionnel non-enseignant.

Selon le gouvernement, la loi modifiant l’organisation et la gouvernance des commissions scolaires a pour but de rapprocher l’école des lieux de décision et d’assurer la présence des parents au sein de l’instance décisionnelle de la commission scolaire, ce que réfutent plusieurs représentants des CS.

Les droits des anglophones défendus

Le président de la RSB, Dan Lamoureux, a demandé aux membres de l'assemblée d'envoyer des lettres de protestation au gouvernement et de téléphoner aux élus pour leur faire savoir que le projet de loi 86 ne convient pas à la réalité des commissions scolaires anglophones.

Invitée à prendre la parole, la présidente de l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec, Jennifer Maccarone, a tenté de mobiliser la communauté pour qu’elle défende ses droits.

Mère de deux enfants éprouvant des difficultés scolaires, Mme Maccarone s'est dite apeurée par le projet de loi.

Dites-nous ce qui est brisé dans les commissions scolaires actuelles et nous allons-y remédier. Tous les enfants, toutes les écoles et toutes les commissions scolaires sont uniques. N'abandonnez pas vos droits!

Jennifer Maccarone

Le deuxième intervenant de la soirée, l'avocat spécialisé dans les droits des minorités Michael Bergman, a prononcé un long discours sur les dangers potentiels pour les anglophones de perdre leurs acquis.

«La loi 86 dit que les commissions scolaires doivent être des institutions civiques dociles. Si ce projet de loi est adopté tel quel et qu'on ne fait rien, vos commissaires devront partir», a tenu à rappeler M. Bergman.

À la fin de la réunion, parents et commissaires se sont présentés au micro afin de manifester leurs inquiétudes.

Un père dont l'enfant visite une école anglophone s'est inquiété du pouvoir absolu que détiendra le ministre de l'Éducation, si le projet de loi est accepté.

«Nous devons faire des recommandations au gouvernement pour revoir ce projet de loi. Je crois que les commissions scolaires ne devraient plus percevoir de taxes; laissons le gouvernement s'occuper de cela et concentrons-nous sur l'éducation. Il y a plusieurs autres choses qui devraient changer dans le milieu», a indiqué le parent.