Les CPE en mode revendication

Protestations contre les compressions budgétaires

Annick Oligny annick.oligny@tc.tc
Publié le 9 février 2016

Environ 20 000 personnes se sont rassemblées à Montréal, le 7 février.

©Photo: TC Media – Josie Desmarais

MANIFESTATION. À travers le Québec, des manifestations et des chaînes humaines se créent pour que les centres de la petite enfance (CPE) puissent conserver leurs acquis et poursuivre leur mission. Unis contre les compressions budgétaires imposées par le gouvernement, des manifestants ont dénoncé dimanche dernier la tendance actuelle qui favorise les garderies privées au détriment des CPE et les députés de Taillon et Marie-Victorin, Diane Lamarre et Bernard Drainville, se sont mêlés au mouvement.

Un grand rassemblement familial s'est tenu le 7 février, à Montréal, où 20 000 manifestants ont tenté convaincre le gouvernement d'abolir les coupes dans le réseau de CPE. Ailleurs dans la province, 10 000 autres manifestants ont brandi leur pancarte pour la même cause.

Bernard Drainville a demandé au premier ministre de renoncer aux coupes dans le réseau des services de garde afin de préserver leur mission.

«Les CPE sont importants pour assurer un meilleur avenir à nos enfants, particulièrement ceux qui sont plus vulnérables. Notre réseau fait l'envie de nombreux pays à travers le monde; il faut se battre pour le préserver», a rappelé M. Drainville aux éducatrices et parents de Longueuil présents, dont Naïma Boumedine, du CPE Pierrot la lune, et Claudette Pitre-Robin, directrice générale du Regroupement des CPE de la Montérégie.

Diane Lamarre considère, quant à elle que le gouvernement libéral nuit aux familles.

«Entre le programme de la CAQ, qui préconise plus de privé, et celui des libéraux, qui ne croit plus aux CPE, et la plus-value des CPE, où se situe le ministre?», se questionne la députée de Taillon.

Bernard Drainville demande au ministère de la Famille de cesser le démantèlement des CPE, qui ont permis à des dizaines de milliers de femmes d’intégrer le marché du travail, en plus d'offrir des services éducatifs de qualité.

En point de presse, Bernard Drainville a affirmé que si le gouvernement en place ne change pas son fusil d'épaule, il «détruira le système des CPE».

«Le nouveau ministre de la Famille, Sébastien Proulx, doit donner les moyens aux CPE de poursuivre leur mission éducative, de dépistage et de prévention. Il doit également rencontrer l’AQCPE rapidement», affirme M. Drainville.

L'association provinciale des CPE (AQCPE) espère une rencontre avec le ministre de la Famille pour connaître les intentions réelles du gouvernement en ce qui a trait au financement des installations.