Neuf conventions collectives sur la table de négociation en 2016

Publié le 3 mars 2016

Quatre tables de négociation sont actuellement en cours concernant les régimes de retraites, dont celles des employés de piscines de Boucherville et Saint-Hubert.

©Photo TC Media - Archives

AGGLOMÉRATION DE LONGUEUIL. Sur fond de pacte fiscal, les Syndicats regroupés des employés municipaux (SREM) et les villes de l’Agglomération de Longueuil ont du pain sur la planche: neuf conventions collectives sont venues à échéance à la fin de 2015, ou avant. Et c'est sans compter les quatre tables de négociations actuellement en cours en raison de la Loi 15 sur les régimes de retraites.

C’est tout de même avec optimisme que le président des SREM du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) section 306, André Duval, envisage la négociation des neuf conventions collectives, tant à Longueuil, Brossard, Boucherville et Saint-Bruno-de-Montarville.

«On est capable d’arriver à un terrain d’entente. On vit sur la même planète que tout le monde. On va voir ce qui est faisable, on sait qu’il y a des restrictions», évoque-t-il.

Jusqu’à maintenant, les négociations sont entamées pour les cols blancs de Brossard et elles le seront au cours des prochains mois du côté de Longueuil.

M. Duval souligne le succès avec lequel le syndicat de Saint-Lambert est parvenu à une entente, qui a reçu l’appui de la totalité des membres. «Malgré l’épée de Damoclès [du pacte fiscal], Saint-Lambert a réussi à négocier une convention collective qui fait l’affaire des deux parties. On s’est rejoint dans un temps relativement court. C’est l’exemple à suivre», tranche-t-il.

Des négos de plus

Les employés de piscines de Boucherville, les brigadiers de Brossard, les cols blancs de l'ensemble de l'agglomération ainsi que les employés de piscines et brigadiers de Saint-Hubert sont les groupes d'employés dont les régimes de retraites, tous à prestations déterminées, font actuellement l'objet de négociation, conséquence de l'adoption de la Loi 15.

Une prolongation a été demandée et approuvée pour poursuivre les négociations jusqu’à la fin avril. Si les deux parties ne trouvent pas un terrain d'entente, une autre prolongation jusqu’en juin est possible.

«Nonobstant les résultats, nous allons demander une clause pour tenir compte de la contestation juridique de la Loi 15 au provincial», précise M. Duval.

Appréhension face au pacte fiscal

Aux yeux d'André Duval, le gouvernement libéral a «brisé le contrat social» en imposant la Loi 15. Il craint de semblables conséquences en ce qui concerne le pacte fiscal.

Selon les engagements du précédent ministre des Affaires municipales Pierre Moreau, le pacte fiscal permettrait aux administrations municipales de décréter des conditions de travail advenant l’impossibilité de parvenir à une entente après des négociations de bonne foi, ce qu'attend avec impatience l'Union des municipalités du Québec (UMQ).

«On leur dit: est-ce qu’on peut négocier librement, dans une situation d’écoute des deux côtés? On se doit de se tenir debout, mais on va finir par s’entendre, c’est certain», affirme-t-il.

À l’instar de la Loi 15, les syndicats n’hésiteront pas à contester le pacte fiscal devant les tribunaux s’il est trop coercitif et s’il attaque le «droit inaliénable» de négociation, soutient le président syndical.

Concilier travail et famille

Outre l’enjeu des régimes de retraite, une meilleure conciliation travail famille figure au cœur des préoccupations des membres, sondés localement sur les enjeux devant faire l’objet de discussion.

À cet égard, les semaines de quatre jours et demi de travail négociées dans le contrat à Saint-Lambert offre un bel exemple des conciliations possibles. M. Duval est aussi d'avis que le monde du travail a subi de nombreuses transformations au cours des dernières années, avec pour résultat plus de cas de stress et de fatigue professionnelle.

Conventions collectives à renouveler

• Cols blancs de Longueuil (décembre 2015)

• Employés de piscines de Longueuil (décembre 2015)

• Cols blancs de Brossard (décembre 2014)

• Brigadiers de Brossard (décembre 2014)

• Cols blancs de Boucherville (décembre 2015)

• Brigadiers de Boucherville (décembre 2015)

• Employés de piscines de Boucherville (décembre 2015)

• Brigadiers de Saint-Bruno-de-Montarville (décembre 2015)

• Employés de piscines de Saint-Bruno-de-Montarville (décembre 2015)

En manchette

Loi 76 sur le transport en commun: Une nouvelle taxe pour les automobilistes

TRANSPORT. Les automobilistes de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) devront payer une nouvelle taxe de 45$ sur l’immatriculation afin de financer le transport en commun. Cette somme est établie dans la loi 76 sur la gouvernance du transport collectif dans la région métropolitaine de Montréal, adoptée le 19 mai.

Neuf conventions collectives sur la table de négociation en 2016

Publié le 3 mars 2016

Quatre tables de négociation sont actuellement en cours concernant les régimes de retraites, dont celles des employés de piscines de Boucherville et Saint-Hubert.

©Photo TC Media - Archives


AGGLOMÉRATION DE LONGUEUIL. Sur fond de pacte fiscal, les Syndicats regroupés des employés municipaux (SREM) et les villes de l’Agglomération de Longueuil ont du pain sur la planche: neuf conventions collectives sont venues à échéance à la fin de 2015, ou avant. Et c'est sans compter les quatre tables de négociations actuellement en cours en raison de la Loi 15 sur les régimes de retraites.

C’est tout de même avec optimisme que le président des SREM du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) section 306, André Duval, envisage la négociation des neuf conventions collectives, tant à Longueuil, Brossard, Boucherville et Saint-Bruno-de-Montarville.

«On est capable d’arriver à un terrain d’entente. On vit sur la même planète que tout le monde. On va voir ce qui est faisable, on sait qu’il y a des restrictions», évoque-t-il.

Jusqu’à maintenant, les négociations sont entamées pour les cols blancs de Brossard et elles le seront au cours des prochains mois du côté de Longueuil.

M. Duval souligne le succès avec lequel le syndicat de Saint-Lambert est parvenu à une entente, qui a reçu l’appui de la totalité des membres. «Malgré l’épée de Damoclès [du pacte fiscal], Saint-Lambert a réussi à négocier une convention collective qui fait l’affaire des deux parties. On s’est rejoint dans un temps relativement court. C’est l’exemple à suivre», tranche-t-il.

Des négos de plus

Les employés de piscines de Boucherville, les brigadiers de Brossard, les cols blancs de l'ensemble de l'agglomération ainsi que les employés de piscines et brigadiers de Saint-Hubert sont les groupes d'employés dont les régimes de retraites, tous à prestations déterminées, font actuellement l'objet de négociation, conséquence de l'adoption de la Loi 15.

Une prolongation a été demandée et approuvée pour poursuivre les négociations jusqu’à la fin avril. Si les deux parties ne trouvent pas un terrain d'entente, une autre prolongation jusqu’en juin est possible.

«Nonobstant les résultats, nous allons demander une clause pour tenir compte de la contestation juridique de la Loi 15 au provincial», précise M. Duval.

Appréhension face au pacte fiscal

Aux yeux d'André Duval, le gouvernement libéral a «brisé le contrat social» en imposant la Loi 15. Il craint de semblables conséquences en ce qui concerne le pacte fiscal.

Selon les engagements du précédent ministre des Affaires municipales Pierre Moreau, le pacte fiscal permettrait aux administrations municipales de décréter des conditions de travail advenant l’impossibilité de parvenir à une entente après des négociations de bonne foi, ce qu'attend avec impatience l'Union des municipalités du Québec (UMQ).

«On leur dit: est-ce qu’on peut négocier librement, dans une situation d’écoute des deux côtés? On se doit de se tenir debout, mais on va finir par s’entendre, c’est certain», affirme-t-il.

À l’instar de la Loi 15, les syndicats n’hésiteront pas à contester le pacte fiscal devant les tribunaux s’il est trop coercitif et s’il attaque le «droit inaliénable» de négociation, soutient le président syndical.

Concilier travail et famille

Outre l’enjeu des régimes de retraite, une meilleure conciliation travail famille figure au cœur des préoccupations des membres, sondés localement sur les enjeux devant faire l’objet de discussion.

À cet égard, les semaines de quatre jours et demi de travail négociées dans le contrat à Saint-Lambert offre un bel exemple des conciliations possibles. M. Duval est aussi d'avis que le monde du travail a subi de nombreuses transformations au cours des dernières années, avec pour résultat plus de cas de stress et de fatigue professionnelle.

Conventions collectives à renouveler

• Cols blancs de Longueuil (décembre 2015)

• Employés de piscines de Longueuil (décembre 2015)

• Cols blancs de Brossard (décembre 2014)

• Brigadiers de Brossard (décembre 2014)

• Cols blancs de Boucherville (décembre 2015)

• Brigadiers de Boucherville (décembre 2015)

• Employés de piscines de Boucherville (décembre 2015)

• Brigadiers de Saint-Bruno-de-Montarville (décembre 2015)

• Employés de piscines de Saint-Bruno-de-Montarville (décembre 2015)