Prix des aliments: 2 à 4 % de plus en 2016

La Presse Canadienne redaction@tc.tc Publié le 10 décembre 2015

Le panier d'épicerie au Canada coûtera plus cher en 2016.

©Photo: Photos.com

CONSOMMATION. Le prix des aliments devrait connaître une hausse appréciable en 2016 au Canada, et ce, particulièrement pour les fruits, les légumes, les viandes et les noix.

Le Food Institute de l’Université Guelph, en Ontario, a publié jeudi une étude sur l’«inflation alimentaire», en soulignant que celle-ci dépassera l’inflation générale, pour une quatrième année consécutive.

On prévoit une hausse de deux à quatre pour cent toutes catégories confondues, a rapporté au cours d’une entrevue Sylvain Charlebois, professeur en distribution et politiques agroalimentaires au Food Institute. L’inflation générale est d’environ un pour cent, a-t-il noté.

Ces hausses de prix prévues en 2016 devraient signifier une somme supplémentaire de 345 $ à 375 $ pour une famille moyenne pour les mêmes denrées qui avaient été achetées en 2015, a-t-il illustré.

À titre d’exemple, pour les viandes, l’Institut prévoit des hausses de 2,5 à 4,5 pour cent en 2016, pour les produits laitiers et les oeufs une hausse pouvant atteindre 2,0 pour cent, pour les fruits et les noix des hausses de 2,0 à 4,5 pour cent et pour les légumes des hausses de 2,0 à 4,0 pour cent.

«Le Canada est un cas unique dans le monde. Au sein des pays industrialisés, le Canada est le seul pays où on retrouve une inflation alimentaire qui dépasse les 2,5 pour cent actuellement. C’est quand même assez unique comme cas à travers le monde», a commenté le professeur Charlebois.

Les hausses prévues s’expliquent par plusieurs motifs, comme la valeur du dollar canadien — qui rend les importations plus coûteuses — ainsi que le climat et les tendances de consommation.

«À chaque année, il y a une raison différente», souligne le chercheur. Il y a aussi d’autres facteurs, comme les épizoties qui ont touché certains animaux, comme le porc, il y a deux ans. Dans le cas des fruits et légumes, la cause de la hausse est la faiblesse du dollar canadien par rapport au dollar américain, puisque ceux-ci sont souvent importés à cause de notre climat nordique.

Le professeur Charlebois souligne que ce ne sont pas tant les agriculteurs qui profitent de ces hausses de prix que les transformateurs d’aliments et les distributeurs.

«Les agriculteurs en bénéficient un peu, mais à mon avis, ce sont vraiment les transformateurs qui en profitent de plus en plus et, malheureusement, on a peu de transformateurs au Canada», a noté M. Charlebois.

«Il y a un secteur qui va très bien: c’est la distribution. Loblaws (TSX:L), Sobeys (TSX:EMP.A) et Metro (TSX:MRU) ont tous présenté de très, très bons résultats financiers cette année, puisqu’on défend les marges de façon vigoureuse ces jours-ci en distribution alimentaire», a-t-il ajouté.

En manchette

Semaine difficile pour les Ducs

BASEBALL. Les Ducs disputaient un programme double face à l'équipe du Québec des moins de 17 ans, samedi, au parc Paul-Pratt.

Prix des aliments: 2 à 4 % de plus en 2016

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©Photo: Photos.com


CONSOMMATION. Le prix des aliments devrait connaître une hausse appréciable en 2016 au Canada, et ce, particulièrement pour les fruits, les légumes, les viandes et les noix.

Le Food Institute de l’Université Guelph, en Ontario, a publié jeudi une étude sur l’«inflation alimentaire», en soulignant que celle-ci dépassera l’inflation générale, pour une quatrième année consécutive.

On prévoit une hausse de deux à quatre pour cent toutes catégories confondues, a rapporté au cours d’une entrevue Sylvain Charlebois, professeur en distribution et politiques agroalimentaires au Food Institute. L’inflation générale est d’environ un pour cent, a-t-il noté.

Ces hausses de prix prévues en 2016 devraient signifier une somme supplémentaire de 345 $ à 375 $ pour une famille moyenne pour les mêmes denrées qui avaient été achetées en 2015, a-t-il illustré.

À titre d’exemple, pour les viandes, l’Institut prévoit des hausses de 2,5 à 4,5 pour cent en 2016, pour les produits laitiers et les oeufs une hausse pouvant atteindre 2,0 pour cent, pour les fruits et les noix des hausses de 2,0 à 4,5 pour cent et pour les légumes des hausses de 2,0 à 4,0 pour cent.

«Le Canada est un cas unique dans le monde. Au sein des pays industrialisés, le Canada est le seul pays où on retrouve une inflation alimentaire qui dépasse les 2,5 pour cent actuellement. C’est quand même assez unique comme cas à travers le monde», a commenté le professeur Charlebois.

Les hausses prévues s’expliquent par plusieurs motifs, comme la valeur du dollar canadien — qui rend les importations plus coûteuses — ainsi que le climat et les tendances de consommation.

«À chaque année, il y a une raison différente», souligne le chercheur. Il y a aussi d’autres facteurs, comme les épizoties qui ont touché certains animaux, comme le porc, il y a deux ans. Dans le cas des fruits et légumes, la cause de la hausse est la faiblesse du dollar canadien par rapport au dollar américain, puisque ceux-ci sont souvent importés à cause de notre climat nordique.

Le professeur Charlebois souligne que ce ne sont pas tant les agriculteurs qui profitent de ces hausses de prix que les transformateurs d’aliments et les distributeurs.

«Les agriculteurs en bénéficient un peu, mais à mon avis, ce sont vraiment les transformateurs qui en profitent de plus en plus et, malheureusement, on a peu de transformateurs au Canada», a noté M. Charlebois.

«Il y a un secteur qui va très bien: c’est la distribution. Loblaws (TSX:L), Sobeys (TSX:EMP.A) et Metro (TSX:MRU) ont tous présenté de très, très bons résultats financiers cette année, puisqu’on défend les marges de façon vigoureuse ces jours-ci en distribution alimentaire», a-t-il ajouté.