Les Canadiens devront payer plus cher pour se nourrir en 2016

Publié le 28 décembre 2015

Une famille moyenne devra débourser 345$ de plus en 2016 pour se nourrir.

©Photo: Deposit Photos

CONSOMMATION. La viande, les fruits et les légumes coûteront plus cher en 2016. Le Rapport sur les prix alimentaires à la consommation du Food Institute de l’Université Guelph, en Ontario, prévoit une augmentation de 2% à 4% du panier d’épicerie. Une quatrième augmentation en autant d’année.

«Avoir 4% d’inflation alimentaire, quand le taux général d’inflation est de 1%, ça crée un problème. On demande aux consommateurs de faire des compromis pour s’alimenter», a expliqué à Métro l’un des auteurs du rapport, le professeur Sylvain Charlebois.

«Et il va falloir s’habituer à ce genre de chose, prévient-il. Pour importer des produits, ça va coûter toujours plus cher.» En effet, comme le Canada transforme très peu les aliments qu’il produit, il est plus dépendant de la valeur du dollar, des catastrophes environnementales et du climat par exemple.

Le Canada est le seul pays où le taux d’inflation alimentaire dépasse le 2,5%.

Sylvain Charlebois

Concrètement, ces prévisions signifient qu’une famille moyenne devra débourser 345$ de plus en 2016 pour se nourrir.

Pour éviter que ces hausses n’affectent trop le portefeuille des Canadiens, M. Charlebois suggère de se tourner vers les protéines végétales (légumineuses, tofu, etc.), des protéines beaucoup moins coûteuses que celles d’origine animale. D’autres items, comme les fruits et légumes, ne sont toutefois pas remplaçables et la hausse de leur prix aura un impact certain sur le budget des Canadiens.

Même s’il ne s’agit que de prévisions, M. Charlebois souligne qu’en général, les prévisions du rapport, qui en est à sa sixième édition, se réalisent. En 2015, par exemple, «le problème c’est qu’on n’a pas été assez alarmistes», dit le professeur. En effet, les hausses prévues pour les fruits et les noix étaient de 1 à 3%, mais elles ont finalement connu une hausse de 9,1%. Alors que les légumes devaient augmenter de 5,5 à 7,5%, ils ont augmenté de 10,1% au cours de l’année. Au Québec, le taux d’inflation alimentaire (3,9%) a été légèrement inférieur par rapport à la moyenne nationale (4,1%).

Prévisions de hausse de prix pour 2016

- Viande: 2,5% à 4,5%

- Poisson et fruits de mer: 1% à 3%

- Produits laitiers et oeufs: 0% à 2%

- Céréales: 0% à 2%

- Fruits et noix: 2,5% à 4,5%

- Légumes: 2 à 4%

- Au restaurant: 1% à 3,5%

- En général: 2% à 4%

Un texte d'Audrey Lavoie.

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Les Canadiens devront payer plus cher pour se nourrir en 2016

Publié le 28 décembre 2015

Une famille moyenne devra débourser 345$ de plus en 2016 pour se nourrir.

©Photo: Deposit Photos


CONSOMMATION. La viande, les fruits et les légumes coûteront plus cher en 2016. Le Rapport sur les prix alimentaires à la consommation du Food Institute de l’Université Guelph, en Ontario, prévoit une augmentation de 2% à 4% du panier d’épicerie. Une quatrième augmentation en autant d’année.

«Avoir 4% d’inflation alimentaire, quand le taux général d’inflation est de 1%, ça crée un problème. On demande aux consommateurs de faire des compromis pour s’alimenter», a expliqué à Métro l’un des auteurs du rapport, le professeur Sylvain Charlebois.

«Et il va falloir s’habituer à ce genre de chose, prévient-il. Pour importer des produits, ça va coûter toujours plus cher.» En effet, comme le Canada transforme très peu les aliments qu’il produit, il est plus dépendant de la valeur du dollar, des catastrophes environnementales et du climat par exemple.

Le Canada est le seul pays où le taux d’inflation alimentaire dépasse le 2,5%.

Sylvain Charlebois

Concrètement, ces prévisions signifient qu’une famille moyenne devra débourser 345$ de plus en 2016 pour se nourrir.

Pour éviter que ces hausses n’affectent trop le portefeuille des Canadiens, M. Charlebois suggère de se tourner vers les protéines végétales (légumineuses, tofu, etc.), des protéines beaucoup moins coûteuses que celles d’origine animale. D’autres items, comme les fruits et légumes, ne sont toutefois pas remplaçables et la hausse de leur prix aura un impact certain sur le budget des Canadiens.

Même s’il ne s’agit que de prévisions, M. Charlebois souligne qu’en général, les prévisions du rapport, qui en est à sa sixième édition, se réalisent. En 2015, par exemple, «le problème c’est qu’on n’a pas été assez alarmistes», dit le professeur. En effet, les hausses prévues pour les fruits et les noix étaient de 1 à 3%, mais elles ont finalement connu une hausse de 9,1%. Alors que les légumes devaient augmenter de 5,5 à 7,5%, ils ont augmenté de 10,1% au cours de l’année. Au Québec, le taux d’inflation alimentaire (3,9%) a été légèrement inférieur par rapport à la moyenne nationale (4,1%).

Prévisions de hausse de prix pour 2016

- Viande: 2,5% à 4,5%

- Poisson et fruits de mer: 1% à 3%

- Produits laitiers et oeufs: 0% à 2%

- Céréales: 0% à 2%

- Fruits et noix: 2,5% à 4,5%

- Légumes: 2 à 4%

- Au restaurant: 1% à 3,5%

- En général: 2% à 4%

Un texte d'Audrey Lavoie.