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La Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud accueille favorablement le projet de loi 85

Développement de l'autoroute 30


Publié le 17 août 2017

Pour la CCIRS, le dépôt du projet de loi 85 est une raison de plus pour assurer la fluidité de l’autoroute 30.

©Photo: TC Media – Archives

ÉCONOMIE. La Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud (CCIRS) a déposé mercredi un mémoire sur le projet de loi 85 visant l’implantation de deux pôles logistiques et d’un corridor de développement économique aux abords de l’autoroute 30, ainsi que le développement des zones industrialo-portuaires dans la région métropolitaine.

La CCIRS appuie le projet de loi 85 du gouvernement du Québec, estimant que la position géographique de la Rive-Sud en fait un carrefour majeur d’infrastructures routières, ferroviaires et aériennes à proximité des réseaux maritimes.

Mais bien que la CCIRS soit en accord avec les projets visés dans le projet de loi 85, elle a néanmoins soulevé certaines inquiétudes.

La première concerne la fluidité de l’autoroute 30. Le succès des pôles logistiques des Cèdres et de Contrecœur-Varennes et du corridor de développement aux abords de l’autoroute 30 repose selon la CCIRS sur cette fluidité.

 «L’ensemble des entreprises de la Rive-Sud est déjà touché par les retards occasionnés par les embouteillages, tant au chapitre des marchandises que de leur main-d’œuvre, a affirmé la présidente de la CCIRS Catherine Brault. D’ici l’implantation des pôles logistiques prévus au projet de loi 85, le Réseau électrique métropolitain (REM) sera mis en service à l’intersection des autoroutes 10 et 30. Pour assurer le succès du corridor de développement économique de l’A-30, le projet de loi doit s’accompagner d’engagements précis visant la fluidité.»

Par ailleurs, la CCIRS s’est dite préoccupée par les cartes incluses au projet de loi. Celles-ci excluant tout l’est de l’autoroute 30, de Brossard à Sorel-Tracy, comme secteur de développement visé par le projet. La Chambre de commerce est d’avis que tous les secteurs de l’autoroute devraient être identifiés de façon équitable, afin de donner les moyens aux municipalités de l’est comme de l’ouest de se développer.

Finalement, la CCIRS s’inquiète des mesures qui permettraient de déroger des règles d’urbanisme et de celles qui s’appliquent en terrain agricole. Elle croit que le gouvernement devrait consulter les instances de planification avant de décider des terrains qui feront l’objet de développement.