Le chef du Parti travailliste du Québec se présente dans Marie-Victorin

Philippe Lanoix-Meunier philippe.lanoix-meunier@tc.tc
Publié le 19 octobre 2016

Le Longueuillois Roch Dumont, chef du Parti travailliste du Québec et candidat à l'élection partielle dans Marie-Victorin.

©Photo: Gracieuseté

POLITIQUE. Le chef du Parti travailliste du Québec (PTQ), le Longueuillois Roch Dumont, sera candidat à l’élection partielle de Marie-Victorin. Il s’agit d’une première candidature pour la nouvelle formation politique, qui se décrit comme nationaliste et de centre gauche.

«Je suis convaincu que les Québécois sont fondamentalement de centre gauche. Pourtant, les deux vieux partis et la Coalition avenir Québec (CAQ) tendent conjointement vers la droite de l’échiquier politique. J’offrirai alors une option pour les travailleurs qui croient que le Québec peut faire mieux», résume le candidat.

Ex-péquiste

Roch Dumont réside à Longueuil depuis douze ans, dont sept ans dans la circonscription de Marie-Victorin. Il travaille au Réseau de transport de Longueuil (RTL) comme chauffeur d’autobus et a également été commissaire scolaire de la Commission scolaire Marie-Victorin pendant sept ans. Militant péquiste de longue date, il a été président régional du PQ pour la Montérégie. Il a quitté la formation souverainiste à la suite de la défaite du parti de en avril 2014, ne se reconnaissant plus dans «le virage à droite du PQ».

«Je n’ai plus l’impression que ce parti défend les travailleurs», souligne-t-il.

Selon son chef, le Parti travailliste compte à l'heure actuelle près de 300 membres. La formation politique entend présenter des candidats dans les 125 circonscriptions provinciales aux prochaines élections générales en 2018.

«Je me présente dans Marie-Victorin avec l’intention de gagner, explique Roch Dumont. Peu importe le résultat, ce sera une victoire pour nous. Ces partielles seront un tremplin pour 2018.»

Programme politique

Le chef du PTQ indique que sa formation prendra position sur une multitude de sujets tout au long de la campagne électorale, mais assure que l'emploi sera l'une de ses priorités.

«Le Parti travailliste développera un mécanisme de fixation du salaire minimum permettant une prévisibilité et une augmentation plus importante du taux horaire, créera des comités de prévention en santé et sécurité dans tous les milieux de travail et exigera que les entreprises exploitant nos ressources naturelles réalisent une première transformation au Québec», peut-on lire dans un communiqué diffusé par le parti. 

En santé, la nouvelle formation propose de mettre en place des programmes de prévention et de promotion.

«Seules la prévention et la promotion d’un mode de vie sain permettent la réduction des coûts, et ce, sans aucune réduction de services», souligne le PTQ.

En matière d'éducation, le PTQ propose de fusionner les ministères de la Famille et de l'Éducation.

«Le réseau des CPE et l’ensemble du réseau scolaire doivent avoir comme priorité l’apprentissage et le développement. Par conséquent, ces deux ministères deviennent indissociables et doivent n’en former qu’un seul», estiment les travaillistes.

Le parti propose également un investissement massif en éducation et une diminution progressive du financement de l'école privée.

Sur les questions environnementales, le parti de Roch Dumont suggère de «mettre fin à une dépendance aux hydrocarbures par le soutien à la recherche qui vise la création et l’amélioration de technologies utilisant des sources d’énergie renouvelable» ainsi que «d'assurer la protection de l’ensemble des sources d’eau et exercer un contrôle sévère de leur exploitation commerciale et industrielle».

Se réclamant du nationalisme, le PTQ affirme que le Québec doit se doter de règles pour «assurer la protection de notre culture et de notre langue» et que «le contrôle dans nos compétences en matière d'immigration doit être renforcé».