Martine Ouellet demande le blocage des activités illégales d'UberX

Annonce de la création d'une commission parlementaire sur l'industrie du taxi

Olivier Lefebvre olivier.lefebvre.a@tc.tc Publié le 3 février 2016

La députée du Parti québécois dans la circonscription de Vachon, Martine Ouellet.

©TC Media – Archives

POLITIQUE. La député de Vachon et porte-parole de l'opposition officielle en matière de transports, Martine Ouellet, demande au ministre des Transports Jacques Daoust de bloquer les activités d'UberX avant que la situation ne dégénère. Elle offre d'ailleurs son entière collaboration pour la commission parlementaire sur l'industrie du taxi qui doit se tenir dans les prochaines semaines, telle qu'annoncée par le ministre Daoust mercredi.

 «On doit arrêter l'hémorragie pour les revenus des chauffeurs de taxi! Je ne connais pas d'autres secteurs où l'on tolère des activités illégales. UberX est une belle application, mais cela ne les dispense pas des règles», a dit Martine Ouellet lors d'un point de presse.

La députée de Vachon a insisté sur le caractère illégal de la compagnie de transport alternative qui ne respecte pas les lois et règlements du Québec, comme entre autres les prix des courses fixées par la Commission des transports.

Le député de Québec Solidaire, Amir Khadir, va dans le même sens en demandant la fin du transport illégal d'UberX.

«Il ne faut pas que la tenue de cette commission entraîne un autre délai intolérable pendant lequel les activités déloyales et illégales d’UberX ruinent le gagne-pain de milliers de travailleuses et travailleurs du taxi», insiste-t-il en félicitant l'industrie québécoise du taxi qui a demandé une injonction pour la désactivation de l'application Uber au Québec lundi.

La commission parlementaire devrait permettre de légiférer de façon claire et laisse croire à une cohabitation de plusieurs modèles d'affaires. Le statu quo n'est pas envisageable dans un contexte mondial où les nouvelles technologies changent la donne selon le ministre Daoust.

«Nous devons mettre en place des règles qui assurent la fin de la concurrence déloyale», a-t-il fait savoir en affirmant vouloir trouver des solutions équitables pour l'industrie du taxi et la clientèle.

Uber Canada entend collaborer

Par voie de communiqué, le porte-parole d'Uber Canada, Jean-Christophe De Le Rue, a salué l'initiative du ministre des Transports Jacques Daoust et a proposé sa collaboration à la commission parlementaire. Il a insisté sur le fait que les chauffeurs Uber sont des travailleurs autonomes qui se doivent de respecter leurs obligations fiscales.

«À l'approche de la saison des impôts, Uber rappelle aux partenaires-chauffeurs l'importance de respecter toutes leurs obligations fiscales et facilite l'accès à des services de comptabilité», assure-t-il. Selon lui, 75 à 80% des revenus des courses vont directement aux chauffeurs UberX et il assure qu'Uber Canada respecte ses obligations fiscales.

Le Parti québécois déposera  un projet de loi afin de donner plus d'outils au gouvernement lors de cette commission parlementaire, a laissé savoir Martine Ouellet.

Martine Ouellet demande le blocage des activités illégales d'UberX

Annonce de la création d'une commission parlementaire sur l'industrie du taxi

Olivier Lefebvre olivier.lefebvre.a@tc.tc Publié le 3 février 2016

La députée du Parti québécois dans la circonscription de Vachon, Martine Ouellet.

©TC Media – Archives


POLITIQUE. La député de Vachon et porte-parole de l'opposition officielle en matière de transports, Martine Ouellet, demande au ministre des Transports Jacques Daoust de bloquer les activités d'UberX avant que la situation ne dégénère. Elle offre d'ailleurs son entière collaboration pour la commission parlementaire sur l'industrie du taxi qui doit se tenir dans les prochaines semaines, telle qu'annoncée par le ministre Daoust mercredi.

 «On doit arrêter l'hémorragie pour les revenus des chauffeurs de taxi! Je ne connais pas d'autres secteurs où l'on tolère des activités illégales. UberX est une belle application, mais cela ne les dispense pas des règles», a dit Martine Ouellet lors d'un point de presse.

La députée de Vachon a insisté sur le caractère illégal de la compagnie de transport alternative qui ne respecte pas les lois et règlements du Québec, comme entre autres les prix des courses fixées par la Commission des transports.

Le député de Québec Solidaire, Amir Khadir, va dans le même sens en demandant la fin du transport illégal d'UberX.

«Il ne faut pas que la tenue de cette commission entraîne un autre délai intolérable pendant lequel les activités déloyales et illégales d’UberX ruinent le gagne-pain de milliers de travailleuses et travailleurs du taxi», insiste-t-il en félicitant l'industrie québécoise du taxi qui a demandé une injonction pour la désactivation de l'application Uber au Québec lundi.

La commission parlementaire devrait permettre de légiférer de façon claire et laisse croire à une cohabitation de plusieurs modèles d'affaires. Le statu quo n'est pas envisageable dans un contexte mondial où les nouvelles technologies changent la donne selon le ministre Daoust.

«Nous devons mettre en place des règles qui assurent la fin de la concurrence déloyale», a-t-il fait savoir en affirmant vouloir trouver des solutions équitables pour l'industrie du taxi et la clientèle.

Uber Canada entend collaborer

Par voie de communiqué, le porte-parole d'Uber Canada, Jean-Christophe De Le Rue, a salué l'initiative du ministre des Transports Jacques Daoust et a proposé sa collaboration à la commission parlementaire. Il a insisté sur le fait que les chauffeurs Uber sont des travailleurs autonomes qui se doivent de respecter leurs obligations fiscales.

«À l'approche de la saison des impôts, Uber rappelle aux partenaires-chauffeurs l'importance de respecter toutes leurs obligations fiscales et facilite l'accès à des services de comptabilité», assure-t-il. Selon lui, 75 à 80% des revenus des courses vont directement aux chauffeurs UberX et il assure qu'Uber Canada respecte ses obligations fiscales.

Le Parti québécois déposera  un projet de loi afin de donner plus d'outils au gouvernement lors de cette commission parlementaire, a laissé savoir Martine Ouellet.