François Legault louange le potentiel économique de la Montérégie

Arnaud Koenig-Soutière arnaud.koenig-soutiere@tc.tc
Publié le 17 août 2016

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, accompagné du président de la Chambre de commerce et d'industrie de la Rive-Sud, Denis Leftakis.

©TC Media - Arnaud Koenig-Soutière

POLITIQUE. Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) François Legault a vanté le potentiel économique de la Montérégie, lui qui était de passage à la Chambre de commerce et d'industrie de la Rive-Sud (CCIRS), aujourd'hui.

Lors d'une table ronde en compagnie du président de la CCIRS Denis Leftakis et d'anciens présidents de la chambre, M. Legault a fortement acquiescé que la région est très bien placée afin de connaître un développement économique important au cours des années à venir. Les infrastructures routières, l'aéroport de Saint-Hubert et la proximité avec Montréal sont tous des éléments qui font miroiter un potentiel économique important au sud de l'île.

Le système léger sur rail (SLR) qui verra le jour d'ici 2020 pourrait être l'une des pierres angulaires de ce développement, croit-il, si le tracé était prolongé à l'intérieur des terres montérégiennes et qu'il se développait aussi sur un axe est-ouest afin de mieux desservir la Rive-Sud.

«C'est bien beau un point de départ à Brossard, mais il faut du transport partout en Montérégie pour s'amener à la station de Brossard. Ça fait partie des responsabilités du gouvernement du Québec», a soutenu le chef caquiste.

On a peur que nos établissements d'enseignement supérieur soit au service des ''méchantes entreprises'', alors qu'en Suède, pourrait-on avoir un pays plus social-démocrate que cela? François Legault

L'Université de Sherbrooke à Longueuil est également une force pour la région, estime François Legault. Évoquant une visite à Stockholm, en Suède, où le développement économique repose beaucoup sur les universités, il a laissé entendre qu'une plus grande collaboration entre les entreprises et les facultés d'enseignement, notamment celles de médecine et d'ingénierie, pourraient mener à une situation gagnant-gagnant.

«On a peur que nos établissements d'enseignement supérieur soit au service des ''méchantes entreprises'', alors qu'en Suède, pourrait-on avoir un pays plus social-démocrate que cela?», a-t-il lancé.

Partielle: réaliste avant tout

Avec trois élections partielles à venir, il est évident que la circonscription de Marie-Victorin sera la lutte la plus ardue pour la CAQ, tandis que les deux autres ont un passé bleu poudre (Jacques Duchesneau dans Saint-Jérôme; Sylvie Roy dans Arthabaska). François Legault ne joue pas à l'autruche et concède qu'il sera difficile de percer l'électorat longueuillois.

«Ce qu'on veut, c'est faire la meilleure performance possible, sauf qu'on ne se cachera pas que c'est un château fort péquiste. Si on arrivait à réduire la majorité que le PQ a eue avec Bernard Drainville, ce serait déjà une réalisation», admet-il.

François Legault affirme avoir rencontré «quelques personnes» afin de déterminer le candidat qui aura la tâche herculéenne de subtiliser la circonscription historiquement péquiste.

Le président de la CCIRS, Denis Leftakis, est un ancien candidat de la CAQ qui avait été défait par quelques centaines de votes dans Sanguinet, en 2014. M. Legault a toutefois rejeté la possibilité d'un retour à la CAQ pour l'homme d'affaires, disant que «ce n'est pas considéré pour l'instant».