Les microbilles bientôt classées toxiques

Publié le 14 décembre 2015

Le Journal Métro sortait cette nouvelle en exclusivité ce matin.

©Photo: Journal Métro

Les microbilles de plastique, qui passent des produits cosmétiques les plus courants aux cours d’eau, sont sur le point d’être ajoutées à la Liste des substances toxiques de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement, a appris Métro.

Ces particules de polymère de synthèse, qui sont utilisées notamment dans les produits cosmétiques, les lotions pour la peau, les dentifrices et les shampooings, ont un impact néfaste sur l’environnement, selon plusieurs études.

Il s’agit d’une première étape visant l’interdiction des microbilles dans les produits de soins personnels au Canada. La réglementation canadienne visera l’élimination progressive de ces polluants dans les cosmétiques, a confirmé par courriel la porte-parole d’Environnement et Changement climatique Canada, Nathalie Huneault, ajoutant que «des précisions sur le plan [du ministère] seront bientôt communiquées». 

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper avait déjà annoncé son intention d’interdire progressivement l’usage des microbilles de plastique, mais on ne connaissait pas encore la position du nouveau gouvernement libéral de Justin Trudeau sur la question.

Certaines entreprises d’ici se sont déjà engagées à les bannir de leurs formulations, dont Loblaw. La chaîne ontarienne a précisé pas plus tard que l’été dernier que ses produits ménagers, ses produits de beauté et ses cosmétiques de marque Life Brand et Le Choix du Président en seront exempts – de même que de triclosan et de phtalates, deux autres substances controversées – d’ici 2018.

Des marques internationales comme Unilever, L’Oréal, Colgate Palmolive, Johnson & Johnson et Procter & Gamble ont aussi promis de faire de même.

En juin dernier, Projet Mont­réal, l’opposition officielle à la Ville, avait déposé une motion pour que la métropole demande au gouvernement du Québec de bannir les produits contenant des microbilles.

- Un texte de Jessica Dostie