Détection du radon: l'hiver ou jamais

Arnaud Koenig-Soutière arnaud.koenig-soutiere@tc.tc Publié le 29 janvier 2016

Le radon est responsable de 16% des décès par cancer du poumon.

©TC Media - Archives

HABITATION. Le radon est méconnu du grand public, et pour cause: il est invisible, incolore et inodore. L'hiver donne cependant la chance de se protéger de ce gaz radioactif, qui est responsable de 16% des décès par cancer du poumon.

La présence de radon varie grandement d'un endroit à l'autre, ce gaz se trouvant naturellement dans la croûte terrestre. Même s'il est perpétuellement présent dans l'air extérieur, sa concentration reste basse en raison de sa volatilité.

Une infiltration de radon dans une résidence peut cependant survenir, souvent en raison de fissures dans les fondations. L'absence de circulation d'air permet alors au radon de s'accumuler et d'atteindre une concentration comportant des risques pour la santé.

Le bon moment pour vérifier

Œuvrant dans le domaine de l'automobile, du voyage, de l'habitation et des assurances, CAA-Québec lance un appel aux propriétaires immobiliers québécois afin qu'ils vérifient si leur résidence contient une concentration trop élevée de ce gaz radioactif.

«L’hiver, c'est le temps pour détecter s'il y a une trop grande présence de particules dans l'air. Les portes et fenêtres sont fermées et il y a moins d'aération, ce qui permet de mieux détecter s'il y a une infiltration», explique la porte-parole de CAA-Québec, Anne-Sophie Hamel-Longtin.

L’hiver, c'est le temps pour détecter s'il y a une trop grande présence de particules dans l'air. Les portes et fenêtres sont fermées et il y a moins d'aération, ce qui permet de mieux détecter s'il y a une infiltration.

Anne-Sophie Hamel-Longtin

La concentration de radon se calcule à l'aide d'un dosimètre, que CAA-Québec et l'Association pulmonaire vendent sur leur site web respectif.

Le processus de détection prend environ quatre mois, dont trois où le dosimètre est dans la résidence pour y amasser l'échantillon d'air. Les deux organismes offrent, en plus de l'appareil, l'analyse en laboratoire de l'échantillon, qui nécessite environ 20 jours avant d'être retournée.

Méconnu

CAA-Québec estime que le radon est un grand oublié. L'organisme à but non lucratif mène une campagne de prévention afin de sensibiliser les Québécois aux dangers de ce gaz.

«C'est un sujet récurrent dans le domaine de l'habitation, mais qui n'est pas très connu, croit Anne-Sophie Hamel-Longtin. Le fait qu'on ne le voit pas et qu'il est difficilement détectable fait en sorte que les gens ne s'en préoccupent pas, comparativement à des problèmes de moisissures.»

Fumeurs plus à risque

Si le radon est lui-même dangereux, sa combinaison avec le tabac et la fumée secondaire décuple les chances de développer un cancer du poumon.

L'exposition à une quantité trop élevée de radon donne une chance sur 20 d'avoir un cancer du poumon. La combinaison de radon et de tabac fait grimper les chances à une sur trois.

En manchette

Un des meilleurs bilans de la Fête nationale dans le Vieux-Longueuil

Doris Guérette, présidente de la Corporation Le Vieux-Longueuil en fête dresse un des meilleurs bilans des dernières années de la Fête nationale 2016 dans le Vieux-Longueuil. L’édition de la Fête nationale du Québec dans le Vieux-Longueuil 2015 a attiré une fois de plus une foule de plus de 30 000 personnes pendant les 2 jours de festivités.

Détection du radon: l'hiver ou jamais

Arnaud Koenig-Soutière arnaud.koenig-soutiere@tc.tc Publié le 29 janvier 2016

Le radon est responsable de 16% des décès par cancer du poumon.

©TC Media - Archives


HABITATION. Le radon est méconnu du grand public, et pour cause: il est invisible, incolore et inodore. L'hiver donne cependant la chance de se protéger de ce gaz radioactif, qui est responsable de 16% des décès par cancer du poumon.

La présence de radon varie grandement d'un endroit à l'autre, ce gaz se trouvant naturellement dans la croûte terrestre. Même s'il est perpétuellement présent dans l'air extérieur, sa concentration reste basse en raison de sa volatilité.

Une infiltration de radon dans une résidence peut cependant survenir, souvent en raison de fissures dans les fondations. L'absence de circulation d'air permet alors au radon de s'accumuler et d'atteindre une concentration comportant des risques pour la santé.

Le bon moment pour vérifier

Œuvrant dans le domaine de l'automobile, du voyage, de l'habitation et des assurances, CAA-Québec lance un appel aux propriétaires immobiliers québécois afin qu'ils vérifient si leur résidence contient une concentration trop élevée de ce gaz radioactif.

«L’hiver, c'est le temps pour détecter s'il y a une trop grande présence de particules dans l'air. Les portes et fenêtres sont fermées et il y a moins d'aération, ce qui permet de mieux détecter s'il y a une infiltration», explique la porte-parole de CAA-Québec, Anne-Sophie Hamel-Longtin.

L’hiver, c'est le temps pour détecter s'il y a une trop grande présence de particules dans l'air. Les portes et fenêtres sont fermées et il y a moins d'aération, ce qui permet de mieux détecter s'il y a une infiltration.

Anne-Sophie Hamel-Longtin

La concentration de radon se calcule à l'aide d'un dosimètre, que CAA-Québec et l'Association pulmonaire vendent sur leur site web respectif.

Le processus de détection prend environ quatre mois, dont trois où le dosimètre est dans la résidence pour y amasser l'échantillon d'air. Les deux organismes offrent, en plus de l'appareil, l'analyse en laboratoire de l'échantillon, qui nécessite environ 20 jours avant d'être retournée.

Méconnu

CAA-Québec estime que le radon est un grand oublié. L'organisme à but non lucratif mène une campagne de prévention afin de sensibiliser les Québécois aux dangers de ce gaz.

«C'est un sujet récurrent dans le domaine de l'habitation, mais qui n'est pas très connu, croit Anne-Sophie Hamel-Longtin. Le fait qu'on ne le voit pas et qu'il est difficilement détectable fait en sorte que les gens ne s'en préoccupent pas, comparativement à des problèmes de moisissures.»

Fumeurs plus à risque

Si le radon est lui-même dangereux, sa combinaison avec le tabac et la fumée secondaire décuple les chances de développer un cancer du poumon.

L'exposition à une quantité trop élevée de radon donne une chance sur 20 d'avoir un cancer du poumon. La combinaison de radon et de tabac fait grimper les chances à une sur trois.