La fièvre des encans

Trésors de famille

Publié le 28 octobre 2015

Lors de la diffusion de l’émission de télé La fièvre des encans, tournée au Musée du Haut-Richelieu de Saint-Jean-sur-Richelieu en mai dernier, les trois antiquaires vedettes de cette série ne se sont pas gênés pour relever le fait que les Johannais laissaient partir leur patrimoine à vil prix.

Il est stimulant que l’achat d’un vieux souvenir, d’une pièce de patrimoine de chez nous, soit encore aujourd’hui une occasion de s’amuser et de passer un bel après-midi au bénéfice d’un organisme qui veille à la préservation de notre patrimoine collectif. Mario Wilson

Il est vrai que les mises de départ et surtout les prix de vente n’étaient pas des plus élevés; il s’agissait de notre première expérience.

La deuxième aventure, enregistrée le 18 octobre, nous a semblé plus concluante. Ainsi que pour les trois antiquaires qui nous ont fait le grand plaisir de revenir nous voir pour un nouvel épisode de leur émission.

Intéressants

Bien sûr nous avons vu passer de très belles cruches fabriquées ici même dans notre ville, mais il y avait un assortiment d’objets tous plus intéressants les uns que les autres.

Dans tout ce capharnaüm, ma femme m’a même déniché un beau cadeau de Noël, comme elle seule sait m’en offrir. Nous avions des amateurs venus de la Côte-de-Beaupré, Montréal, Chambly, St-Hyacinthe et Ste-Anne-de-Sabrevois. Ils ont grandement aidé à faire oublier l’image des acheteurs réticents à y mettre le prix.

Du patrimoine de tout acabit, comme les anciennes fenêtres du musée que la municipalité vient tout juste de remplacer par des plus performantes au point de vue énergétique, des photos de certains ancêtres de la famille du docteur L’Écuyer de L’Acadie et de très importants globes d’un ancien restaurant de Philipsburg.

Participation

Nous avions une foule importante, évidemment des gens du milieu, rabatteurs, antiquaires et collectionneurs, mais également des curieux qui sont repartis avec de menus objets, certains d’avoir réalisé un achat important au bénéfice du musée qui a toujours besoin, vous l’aurez compris, de financement.

Il sera vraiment intéressant de visionner cet épisode de l’émission pas plus tard qu’en janvier ou au début de février prochain afin d’ainsi comparer l’atmosphère, les prix obtenus par l’organisation et bien entendu, constater ce que les antiquaires auront acquis par rapport au mois de mai.

Fêtes du 350

Heureux d’un résultat supérieur à ce que l’encan de mai a permis de ramasser, les bénéfices permettront à notre musée de poursuivre sa progression en vue des Fêtes du 350e de la municipalité.

Je continue de croire que tous les gens que je connais, nageant dans ce milieu des antiquités, s’investiront encore une fois dans la recherche de dons significatifs d’objets anciens et d’œuvres d’art, qui nous permettra de faire appel à Historia de nouveau.

Pour ma part, il est fort probable que dans une ou deux boîtes oubliées dans le fond d’une garde-robe, je puisse découvrir pour un troisième volet, de sympathiques petits objets appréciés par les amateurs d’encans comme celui du musée.

Il est stimulant que l’achat d’un vieux souvenir, d’une pièce de patrimoine de chez nous, soit encore aujourd’hui une occasion de s’amuser et de passer un bel après-midi au bénéfice d’un organisme qui veille à la préservation de notre patrimoine collectif.

Il n’est pas pénible de mettre en valeur notre histoire régionale, surtout pendant une activité caritative. C’est simplement replacer à l'avant-plan notre fierté léguée par les générations qui nous ont précédés.  Et cela peut se faire quelle que soit notre orientation politique.

Mario Wilson, évaluateur de meubles et articles décoratifs