L'intérêt des plus petites collections

Trésors de famille

Mario Wilson web@tc.tc Publié le 29 novembre 2015

Une telle bouteille peut se vendre une trentaine de dollars.

Ce titre un peu banal se veut un clin d’œil aux grandes collections canadiennes de tableaux des grands maîtres de chez nous.

Certains amateurs d’art peuvent se permettre des dépenses frôlant le million de dollars simplement en se portant acquéreur d’à peine une dizaine de tableaux de Riopelle, Fortin, Pellan et Lemieux. De leur côté, les collectionneurs à revenu plus modeste s’attachent plutôt aux petits objets ne requérant pas des investissements mirobolants. Ils peuvent certainement s’amuser autant que les grands investisseurs qui s’approvisionnent dans les plus grandes maisons d’enchères du pays.

Bouteille

Prenez par exemple cette petite bouteille d’un marchand de Rouses Point, juste de l’autre côté de notre frontière avec nos voisins du sud.

Cette pièce de verre moulé fut échangée contre un album de photos du dix-neuvième siècle. L'antiquaire qui s’en est porté acquéreur savait fort bien qu’un tel objet demeure un bon investissement dans sa boutique.

Imaginez simplement un texte se rattachant à un marchand de Saint-Jean et vous comprendrez l’intérêt pour les collectionneurs de la région qui portent le même nom de famille que celui qui annoncerait ainsi son commerce. Sur la photo, on devine qu’il s’agit d’un Landry, ayant changé son nom pour que les Américains puissent le prononcer sans trop de difficulté.

Poquette

Il y en a plusieurs dans le même cas, comme un certain Paquette qui n’aura changé qu’une seule lettre de son nom. On retrouve la publicité de cet agent d’immeubles, Poquette, en traversant la frontière pour rejoindre Rouses Point, dans l’État de New York. Il s’agit là d’une partie importante de notre histoire, celle des émigrés qui quittèrent le Canada dans le but de se refaire une vie dans ce pays de tous les rêves que sont les États-Unis.

Il n’y a pas que ces petites bouteilles qui peuvent servir de support à l’étude de notre passé. Les lettres, plis publicitaires illustrés et cartes postales photographiques font partie de cette catégorie d’objets qui peuvent fournir des informations très pertinentes aux chercheurs. Le plus important avantage de ces petits objets demeure sans aucun doute le prix.

Prix

En effet, une telle petite bouteille peut très bien se vendre une trentaine de dollars et permettre ainsi l’ouverture d’une foule de possibilités quant aux recherches généalogiques ou historiques en général sur notre passé collectif.

Personnellement, je peux vous affirmer qu’une telle bouteille de la quincaillerie C.O. Gervais trouverait preneur à près de cinquante dollars et cela même dans le cadre d’un encan, où habituellement, les objets anciens trouvent preneur à des prix inférieurs à ceux d'un antiquaire spécialisé.

Nous avons dans la région de Saint-Jean un éventail de collectionneurs, plus ou moins fortunés, qui cherchent et trouvent quotidiennement des objets fantastiques dont on ne soupçonnait même pas l’existence. Reste simplement à découvrir leur intérêt à mettre au jour leur collection et éventuellement les présenter dans notre musée de la Place du Marché. Des heures de plaisir et de rencontres toutes plus emballantes les unes que les autres.

En manchette

Une médaille de bronze au goût d'or pour la Rive-Sud

SOFTBALL. L'équipe de softball de la Rive-Sud a terminé son parcours aux Jeux du Québec en décrochant une médaille de bronze, tout aussi satisfaisante sinon plus qu'une médaille d'or. Même si l'équipe était négligée dans ce duel qui l'opposait aux Laurentides, les athlètes de la Rive-Sud ont rapidement montré qu'elles ne s'inclineraient pas facilement.

L'intérêt des plus petites collections

Trésors de famille

Mario Wilson web@tc.tc Publié le 29 novembre 2015

Une telle bouteille peut se vendre une trentaine de dollars.


Ce titre un peu banal se veut un clin d’œil aux grandes collections canadiennes de tableaux des grands maîtres de chez nous.

Certains amateurs d’art peuvent se permettre des dépenses frôlant le million de dollars simplement en se portant acquéreur d’à peine une dizaine de tableaux de Riopelle, Fortin, Pellan et Lemieux. De leur côté, les collectionneurs à revenu plus modeste s’attachent plutôt aux petits objets ne requérant pas des investissements mirobolants. Ils peuvent certainement s’amuser autant que les grands investisseurs qui s’approvisionnent dans les plus grandes maisons d’enchères du pays.

Bouteille

Prenez par exemple cette petite bouteille d’un marchand de Rouses Point, juste de l’autre côté de notre frontière avec nos voisins du sud.

Cette pièce de verre moulé fut échangée contre un album de photos du dix-neuvième siècle. L'antiquaire qui s’en est porté acquéreur savait fort bien qu’un tel objet demeure un bon investissement dans sa boutique.

Imaginez simplement un texte se rattachant à un marchand de Saint-Jean et vous comprendrez l’intérêt pour les collectionneurs de la région qui portent le même nom de famille que celui qui annoncerait ainsi son commerce. Sur la photo, on devine qu’il s’agit d’un Landry, ayant changé son nom pour que les Américains puissent le prononcer sans trop de difficulté.

Poquette

Il y en a plusieurs dans le même cas, comme un certain Paquette qui n’aura changé qu’une seule lettre de son nom. On retrouve la publicité de cet agent d’immeubles, Poquette, en traversant la frontière pour rejoindre Rouses Point, dans l’État de New York. Il s’agit là d’une partie importante de notre histoire, celle des émigrés qui quittèrent le Canada dans le but de se refaire une vie dans ce pays de tous les rêves que sont les États-Unis.

Il n’y a pas que ces petites bouteilles qui peuvent servir de support à l’étude de notre passé. Les lettres, plis publicitaires illustrés et cartes postales photographiques font partie de cette catégorie d’objets qui peuvent fournir des informations très pertinentes aux chercheurs. Le plus important avantage de ces petits objets demeure sans aucun doute le prix.

Prix

En effet, une telle petite bouteille peut très bien se vendre une trentaine de dollars et permettre ainsi l’ouverture d’une foule de possibilités quant aux recherches généalogiques ou historiques en général sur notre passé collectif.

Personnellement, je peux vous affirmer qu’une telle bouteille de la quincaillerie C.O. Gervais trouverait preneur à près de cinquante dollars et cela même dans le cadre d’un encan, où habituellement, les objets anciens trouvent preneur à des prix inférieurs à ceux d'un antiquaire spécialisé.

Nous avons dans la région de Saint-Jean un éventail de collectionneurs, plus ou moins fortunés, qui cherchent et trouvent quotidiennement des objets fantastiques dont on ne soupçonnait même pas l’existence. Reste simplement à découvrir leur intérêt à mettre au jour leur collection et éventuellement les présenter dans notre musée de la Place du Marché. Des heures de plaisir et de rencontres toutes plus emballantes les unes que les autres.