À découvrir: une superbe étagère victorienne

Sur la route des antiquaires

Mario Wilson web@tc.tc Publié le 28 février 2016

Ce joli meuble d'une autre époque a une valeur d'environ 300$.

©Photo: Mario Wilson

Il est toujours surprenant d’avoir la chance d’examiner une telle étagère avec ses petites colonnades si délicates, alors que le style victorien nous a habitués à des pièces d’apparence si bourrue, lourde et imposante.

Si on se demande pourquoi il en reste si peu d’exemplaires sur le marché, c’est tout simplement parce qu’elles n’ont pas résisté à la force herculéenne des déménageurs un peu rustres.

Mario Wilson

J’ai souvent une image qui me vient en tête lors d’un déménagement, alors que les hommes costauds terminent leur travail après avoir soulevé d’immenses et lourdes pièces victoriennes avec une telle étagère, toute menue et légère à souhait.

Si on se demande pourquoi il en reste si peu d’exemplaires sur le marché, c’est tout simplement parce qu’elles n’ont pas résisté à la force herculéenne des déménageurs un peu rustres.

Bien sûr, le temps fut le principal ennemi de ces petits meubles, mais il y a aussi le facteur de la faible production à cette époque. À titre d’exemple, pour vingt maisons de Saint-Henri (quartier d’ouvriers à Montréal), où il était impossible d’en trouver, quelques maisons de Westmount (quartier de bourgeois à Montréal) en comptaient une dans leur salon. Celle de la photo se trouve dans une résidence de Saint-Alexandre où les propriétaires ont amassé pendant des années plusieurs belles pièces de cette importance.

Menus objets

Tout comme de nos jours, ce style d’étagère permettait d’exposer les menus objets (curiosités) de collection à la vue des visiteurs. Une autre façon de laisser voir nos préférences quant aux petites pièces d’art acquises chez Birks ou encore lors de voyages dans les vieux pays. Porcelaines espagnoles, françaises et pièces de verre coloré nous sont ici présentées pour le simple plaisir des yeux.

Les meubles de coin, quels qu’ils soient, trouvent toujours preneur chez les antiquaires étant donné le côté si pratique de leurs dimensions dans les appartements modernes de plus en plus petits.

Leur prix varie évidemment selon l’essence du bois utilisé pour la fabrication, la complexité du travail de décoration et le nombre d’étages et de tablettes que compte l’étagère.

Le noyer et l’acajou, alors fréquemment employés pour la fabrication des meubles de cette époque victorienne, pouvaient aisément trouver un remplaçant comme le bouleau jaune qui imitait, après un traitement adéquat, très bien l’acajou.

Valeur

L’étagère de la photo, possiblement fabriquée par la Archer Manufacturing Co. de Rochester dans l’État de New York, date de la période de la fin du dix-neuvième siècle, soit entre 1880 et 1900.

On en retrouve parfois chez les antiquaires américains et canadiens à un prix avoisinant les 300$. Très populaires chez les amateurs de meubles anciens, on les retrouve pleines de céramiques de collection, quelques fois de livres et, heureusement, très rarement de plantes en pots. Ce n’est jamais une bonne idée d’installer des pots de fleurs ou de plantes sur des étagères en bois, pour la raison bien évidente que nous connaissons tous.

Poussière

Le seul petit inconvénient de cette étagère consiste en cette particularité que la poussière est quotidiennement amassée par les objets exposés. Il n’y a pas que nos jeunes qui trouvent cet aspect de la vie plutôt navrant. Comme me disait ma petite fille, il me semble que j’ai autre chose à faire que d’épousseter!

Lisez plus de chroniques de Mario Wilson en cliquant ici

À découvrir: une superbe étagère victorienne

Sur la route des antiquaires

Mario Wilson web@tc.tc Publié le 28 février 2016

Ce joli meuble d'une autre époque a une valeur d'environ 300$.

©Photo: Mario Wilson


Il est toujours surprenant d’avoir la chance d’examiner une telle étagère avec ses petites colonnades si délicates, alors que le style victorien nous a habitués à des pièces d’apparence si bourrue, lourde et imposante.

Si on se demande pourquoi il en reste si peu d’exemplaires sur le marché, c’est tout simplement parce qu’elles n’ont pas résisté à la force herculéenne des déménageurs un peu rustres.

Mario Wilson

J’ai souvent une image qui me vient en tête lors d’un déménagement, alors que les hommes costauds terminent leur travail après avoir soulevé d’immenses et lourdes pièces victoriennes avec une telle étagère, toute menue et légère à souhait.

Si on se demande pourquoi il en reste si peu d’exemplaires sur le marché, c’est tout simplement parce qu’elles n’ont pas résisté à la force herculéenne des déménageurs un peu rustres.

Bien sûr, le temps fut le principal ennemi de ces petits meubles, mais il y a aussi le facteur de la faible production à cette époque. À titre d’exemple, pour vingt maisons de Saint-Henri (quartier d’ouvriers à Montréal), où il était impossible d’en trouver, quelques maisons de Westmount (quartier de bourgeois à Montréal) en comptaient une dans leur salon. Celle de la photo se trouve dans une résidence de Saint-Alexandre où les propriétaires ont amassé pendant des années plusieurs belles pièces de cette importance.

Menus objets

Tout comme de nos jours, ce style d’étagère permettait d’exposer les menus objets (curiosités) de collection à la vue des visiteurs. Une autre façon de laisser voir nos préférences quant aux petites pièces d’art acquises chez Birks ou encore lors de voyages dans les vieux pays. Porcelaines espagnoles, françaises et pièces de verre coloré nous sont ici présentées pour le simple plaisir des yeux.

Les meubles de coin, quels qu’ils soient, trouvent toujours preneur chez les antiquaires étant donné le côté si pratique de leurs dimensions dans les appartements modernes de plus en plus petits.

Leur prix varie évidemment selon l’essence du bois utilisé pour la fabrication, la complexité du travail de décoration et le nombre d’étages et de tablettes que compte l’étagère.

Le noyer et l’acajou, alors fréquemment employés pour la fabrication des meubles de cette époque victorienne, pouvaient aisément trouver un remplaçant comme le bouleau jaune qui imitait, après un traitement adéquat, très bien l’acajou.

Valeur

L’étagère de la photo, possiblement fabriquée par la Archer Manufacturing Co. de Rochester dans l’État de New York, date de la période de la fin du dix-neuvième siècle, soit entre 1880 et 1900.

On en retrouve parfois chez les antiquaires américains et canadiens à un prix avoisinant les 300$. Très populaires chez les amateurs de meubles anciens, on les retrouve pleines de céramiques de collection, quelques fois de livres et, heureusement, très rarement de plantes en pots. Ce n’est jamais une bonne idée d’installer des pots de fleurs ou de plantes sur des étagères en bois, pour la raison bien évidente que nous connaissons tous.

Poussière

Le seul petit inconvénient de cette étagère consiste en cette particularité que la poussière est quotidiennement amassée par les objets exposés. Il n’y a pas que nos jeunes qui trouvent cet aspect de la vie plutôt navrant. Comme me disait ma petite fille, il me semble que j’ai autre chose à faire que d’épousseter!

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