Une jolie bibliothèque transformée en vaisselier

Sur la route des antiquaires

Publié le 20 mars 2016

Ce meuble vieux de 75 ans a une valeur d'environ 350$.

©Mario Wilson

On comprendra bien vite le sens de ma démarche lorsque je titre cette chronique comme je l’ai fait. Ce meuble est sans contredit une bibliothèque dont les propriétaires ont changé la vocation pour l’utiliser comme vaisselier.

Cette façon de faire permet ainsi de conserver un meuble dans le patrimoine familial, même si une nouvelle utilité en change quelque peu la fonction. Comme je l’ai déjà mentionné, il n’est pas rare de constater un tel changement d’usage lorsqu’un meuble ancien devient obsolète.

Les berceaux, les cendriers ou même les phonographes transformés en meuble pour bouteilles de boisson sont des exemples connus.

Les berceaux deviennent des meubles de rangement pour les vieilles poupées de collection, de vieux disques ou simplement des bibliothèques ayant la fâcheuse habitude de ramasser la poussière. Comme je le crie si souvent pendant les encans, les cendriers, quant à eux, sont dorénavant des vide-poches, sans plus. Voilà pour l’utilité de cette bibliothèque.

Examen

Le propriétaire était légèrement déçu lors de l’examen de ce meuble. Il le croyait plus ancien. Des indices situent l’âge de cette pièce de mobilier entre les deux guerres mondiales, plus précisément entre 1930 et 1940.

Les carrelages dans les vitrines, les coins supérieurs (les rencontres des côtés et du dessus) de forme à quarts-de-rond ainsi que la longue applique au-dessus des portes demeurent des caractéristiques qui ne mentent habituellement pas. Nous sommes en présence d’un meuble d’à peine 75 ans.

Notez que les tablettes de chacun des deux côtés de cette bibliothèque sont ajustables et qu’elles ne possèdent pas de rainures au fond de chacune d’elles qui auraient pu servir à y faire tenir debout les assiettes qu’on aime bien exposer à la vue. Ces deux particularités sont mes certitudes qu’il s’agissait bien d’une bibliothèque lors de la confection de ce meuble.

Valeur

On revient inévitablement à cette question de la valeur marchande, une composante majeure de chacune des évaluations que je remets à mes clients qui, curieusement, s’intéressent toujours à cette question. Un meuble un peu large, certes, mais dont la profondeur demeure un atout à coup sûr.

On manque d’espace dans nos maisons modernes. Les pièces de mobilier qu’on peut appuyer au mur et devant lesquelles le passage est dégagé, voilà un excellent argument de vente pour un tel vaisselier. Comme les portes sont larges à souhait et qu'il n’est pas trop profond, il s’agit d’un meuble très vendeur pour les antiquaires ou brocanteurs qui connaissent les goûts de leur clientèle.

C’est donc un montant de près de 350$ qu’il faut compter investir si l’achat d’une telle bibliothèque vous tient à cœur. Rendu chez vous, libre à vous d’y cacher ce que vous désirez, comme des belles pièces de céramique québécoise, des livres rares, des souvenirs de voyage ou vos nombreuses boîtes de photos de famille.

Quoi que vous y déposiez, ces objets précieux pourront y dormir à l’abri de la poussière, point positif s’il en est pour vous qui n’êtes pas nécessairement de grands amateurs de l’époussetage!

Lisez plus de chroniques de Mario Wilson en cliquant ici

Une jolie bibliothèque transformée en vaisselier

Sur la route des antiquaires

Publié le 20 mars 2016

Ce meuble vieux de 75 ans a une valeur d'environ 350$.

©Mario Wilson


On comprendra bien vite le sens de ma démarche lorsque je titre cette chronique comme je l’ai fait. Ce meuble est sans contredit une bibliothèque dont les propriétaires ont changé la vocation pour l’utiliser comme vaisselier.

Cette façon de faire permet ainsi de conserver un meuble dans le patrimoine familial, même si une nouvelle utilité en change quelque peu la fonction. Comme je l’ai déjà mentionné, il n’est pas rare de constater un tel changement d’usage lorsqu’un meuble ancien devient obsolète.

Les berceaux, les cendriers ou même les phonographes transformés en meuble pour bouteilles de boisson sont des exemples connus.

Les berceaux deviennent des meubles de rangement pour les vieilles poupées de collection, de vieux disques ou simplement des bibliothèques ayant la fâcheuse habitude de ramasser la poussière. Comme je le crie si souvent pendant les encans, les cendriers, quant à eux, sont dorénavant des vide-poches, sans plus. Voilà pour l’utilité de cette bibliothèque.

Examen

Le propriétaire était légèrement déçu lors de l’examen de ce meuble. Il le croyait plus ancien. Des indices situent l’âge de cette pièce de mobilier entre les deux guerres mondiales, plus précisément entre 1930 et 1940.

Les carrelages dans les vitrines, les coins supérieurs (les rencontres des côtés et du dessus) de forme à quarts-de-rond ainsi que la longue applique au-dessus des portes demeurent des caractéristiques qui ne mentent habituellement pas. Nous sommes en présence d’un meuble d’à peine 75 ans.

Notez que les tablettes de chacun des deux côtés de cette bibliothèque sont ajustables et qu’elles ne possèdent pas de rainures au fond de chacune d’elles qui auraient pu servir à y faire tenir debout les assiettes qu’on aime bien exposer à la vue. Ces deux particularités sont mes certitudes qu’il s’agissait bien d’une bibliothèque lors de la confection de ce meuble.

Valeur

On revient inévitablement à cette question de la valeur marchande, une composante majeure de chacune des évaluations que je remets à mes clients qui, curieusement, s’intéressent toujours à cette question. Un meuble un peu large, certes, mais dont la profondeur demeure un atout à coup sûr.

On manque d’espace dans nos maisons modernes. Les pièces de mobilier qu’on peut appuyer au mur et devant lesquelles le passage est dégagé, voilà un excellent argument de vente pour un tel vaisselier. Comme les portes sont larges à souhait et qu'il n’est pas trop profond, il s’agit d’un meuble très vendeur pour les antiquaires ou brocanteurs qui connaissent les goûts de leur clientèle.

C’est donc un montant de près de 350$ qu’il faut compter investir si l’achat d’une telle bibliothèque vous tient à cœur. Rendu chez vous, libre à vous d’y cacher ce que vous désirez, comme des belles pièces de céramique québécoise, des livres rares, des souvenirs de voyage ou vos nombreuses boîtes de photos de famille.

Quoi que vous y déposiez, ces objets précieux pourront y dormir à l’abri de la poussière, point positif s’il en est pour vous qui n’êtes pas nécessairement de grands amateurs de l’époussetage!

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