Il prétend recruter des mannequins pour La Vie en Rose

Publié le 31 décembre 2015

©Flickr

FRAUDE. Une personne prend contact avec des femmes par les réseaux sociaux sous prétexte de recruter des mannequins pour les boutiques de lingerie La Vie en Rose, une situation que s'est empressée de dénoncer la compagnie.

Le dernier événement de la sorte est arrivé cette semaine. Une jeune femme de la Floride a appelé au siège social de La Vie en Rose pour vérifier si l'offre qu'on lui faisait était véridique.

«On m'a mise au courant de la situation mardi, rapporte la conseillère aux communications de la compagnie, Émilie Gentès. La personne lui offrait de lui payer un billet d'avion jusqu'à Miami pour prendre des photos.»

Le stratagème est le même depuis environ un an et demi. Des femmes se font contacter par un être se faisant passer pour le neveu de François Roberge, le président-directeur-général de la compagnie.

«Il leur fait croire qu'il cherche de nouveaux visages loin des agences, raconte Émilie Gentés. Il leur demande d'envoyer des photos d'elles en dessous ou en maillot de bain pour du casting

La fraude a été portée à l'attention de La Vie en Rose, aussi propriétaire de Bikini Village, au moment où des doutes sont survenus dans l'esprit de certaines de ces femmes.

«En règle générale, il y a un échange de messages entre les filles et cette personne pour prendre rendez-vous pour un shooting photo, ajoute Mme Gentès. Nous nous sommes fait contacter après que les filles aient envoyé des photos, mais avant qu'elles se rendent au rendez-vous.»

«Aucune compagnie ne fait ça»

Dans un message Facebook publié mercredi, La Vie en Rose rappelle que la compagnie fait toujours affaire avec des mannequins professionnels provenant d'une agence. «Aucune compagnie ne contacte les gens par Facebook, ça ne se fait pas», martèle Émilie Gentès.

L'entreprise a contacté le Service de police de Montréal pour usurpation d'identité il y a près d'un an, mais ne peut aller plus loin dans ses démarches. «On n'a pas le pouvoir de porter plainte, parce qu'on n'a pas assez de preuves», se désole la porte-parole. Elle encourage les filles qui se font approcher à porter plainte aux autorités.

Quelques indices laissent toutefois présager de l'identité de la personne. «On se doute qu'elle est d'identité québécoise, qu'il voyage à l'occasion aux États-Unis», rapporte Mme Gentès. Les filles qui se sont fait approcher viennent principalement de la région de Québec et de Montréal.

Des inquiétudes restent néanmoins vis-à-vis les femmes qui n'ont pas contacté La Vie en Rose. «On ne sait pas ce qui arrive lorsque la personne se présente au shooting photo. Est-ce que l'échange s'arrête là? Est-ce que ça va plus loin? se questionne la porte-parole. C'est pour la sécurité de ces femmes qu'on a publié notre message. Peut-être que si on en parle plus, cette personne va s'arrêter.»

En manchette

Les Huskies étaient si près...

Les Huskies sont passés bien près de remporter la Coupe Memorial, mais ils ont dû s'avouer vaincus par la marque de 3 à 2 en prolongation face aux Knights de London.

8700$ pour que des travaux de réaménagement ne soient pas effectués

Après avoir envisagé des travaux de réaménagement de ses bureaux du secteur des communications, la Ville de Longueuil a estimé, à peine quelques semaines avant le début prévu des rénovations, que les travaux n'étaient plus nécessaires. La résiliation du contrat coûtera 8764$.

Il prétend recruter des mannequins pour La Vie en Rose

Publié le 31 décembre 2015

©Flickr


FRAUDE. Une personne prend contact avec des femmes par les réseaux sociaux sous prétexte de recruter des mannequins pour les boutiques de lingerie La Vie en Rose, une situation que s'est empressée de dénoncer la compagnie.

Le dernier événement de la sorte est arrivé cette semaine. Une jeune femme de la Floride a appelé au siège social de La Vie en Rose pour vérifier si l'offre qu'on lui faisait était véridique.

«On m'a mise au courant de la situation mardi, rapporte la conseillère aux communications de la compagnie, Émilie Gentès. La personne lui offrait de lui payer un billet d'avion jusqu'à Miami pour prendre des photos.»

Le stratagème est le même depuis environ un an et demi. Des femmes se font contacter par un être se faisant passer pour le neveu de François Roberge, le président-directeur-général de la compagnie.

«Il leur fait croire qu'il cherche de nouveaux visages loin des agences, raconte Émilie Gentés. Il leur demande d'envoyer des photos d'elles en dessous ou en maillot de bain pour du casting

La fraude a été portée à l'attention de La Vie en Rose, aussi propriétaire de Bikini Village, au moment où des doutes sont survenus dans l'esprit de certaines de ces femmes.

«En règle générale, il y a un échange de messages entre les filles et cette personne pour prendre rendez-vous pour un shooting photo, ajoute Mme Gentès. Nous nous sommes fait contacter après que les filles aient envoyé des photos, mais avant qu'elles se rendent au rendez-vous.»

«Aucune compagnie ne fait ça»

Dans un message Facebook publié mercredi, La Vie en Rose rappelle que la compagnie fait toujours affaire avec des mannequins professionnels provenant d'une agence. «Aucune compagnie ne contacte les gens par Facebook, ça ne se fait pas», martèle Émilie Gentès.

L'entreprise a contacté le Service de police de Montréal pour usurpation d'identité il y a près d'un an, mais ne peut aller plus loin dans ses démarches. «On n'a pas le pouvoir de porter plainte, parce qu'on n'a pas assez de preuves», se désole la porte-parole. Elle encourage les filles qui se font approcher à porter plainte aux autorités.

Quelques indices laissent toutefois présager de l'identité de la personne. «On se doute qu'elle est d'identité québécoise, qu'il voyage à l'occasion aux États-Unis», rapporte Mme Gentès. Les filles qui se sont fait approcher viennent principalement de la région de Québec et de Montréal.

Des inquiétudes restent néanmoins vis-à-vis les femmes qui n'ont pas contacté La Vie en Rose. «On ne sait pas ce qui arrive lorsque la personne se présente au shooting photo. Est-ce que l'échange s'arrête là? Est-ce que ça va plus loin? se questionne la porte-parole. C'est pour la sécurité de ces femmes qu'on a publié notre message. Peut-être que si on en parle plus, cette personne va s'arrêter.»