Ne fais pas une croix sur ta vie !

Au Québec: 300 000 personnes sont susceptibles de développer un trouble alimentaire

Publié le 1 février 2016

Pour développer de saines habitudes de vie, il faut d'abord faire la paix avec le geste quotidien de manger et y trouver du plaisir.

©© by Eduard Titov

C’est le slogan de la Semaine de sensibilisation aux troubles alimentaires qui a lieu du 31 janvier au 6 février 2016. Il s’agit d’une initiative de l’organisme Anorexie Boulimie Québec (ANEB) et de la Maison l’Éclaircie.

Quand on parle de troubles alimentaires, on fait habituellement référence à l’anorexie, la boulimie et l’hyperphagie boulimique (voir tableau ci-après), très peu à l’obésité. Pourtant au Québec, environ 300 000 personnes sont susceptibles de développer un trouble alimentaire. Malheureusement, ce sont trop souvent des victimes silencieuses. Et c’est la raison pour laquelle cette semaine est d’une si grande importance.


Pour résoudre, en partie, les troubles alimentaires, il faut réapprendre à adopter de saines habitudes de vie. Ambitieux projet que celui-là, mais réalisable ! Il suffit de poser des gestes simples, empreints de bienveillance envers soi, et avec détermination.


Tentons l’expérience : cette semaine, je vous invite à vous intéresser à votre relation, et celle de vos proches, avec la nourriture. Aucun jugement ; aucune culpabilité : soyez indulgents ! Dites-vous que pour développer de saines habitudes de vie, il faut d’abord faire la paix avec le geste quotidien de manger et même y trouver du plaisir. Une relation harmonieuse avec notre fourchette, c’est aussi ça la santé durable !


L'anorexie se caractérise par une brusque perte de poids résultant de régimes drastiques, de jeûnes, de vomissements provoqués, d'utilisation de laxatifs et/ou d'exercice physique excessif. L'anorexie est également associée à une peur intense de prendre du poids, une distorsion de l'image corporelle et à des irrégularités menstruelles.


La boulimie se caractérise par des épisodes de compulsion alimentaire suivis de comportements compensatoires (vomissement provoqué, l'abus de diurétiques et de laxatifs, l'exercice physique excessif, jeûne). Les crises s'effectuent généralement en secret et sont accompagnées d'un sentiment de perte de contrôle. Bien que la plupart des personnes boulimiques aient un poids près de la normale, elles sont excessivement préoccupées par leur corps, craignent de prendre du poids et sont insatisfaites de leur image corporelle.

L'hyperphagie boulimique se caractérise par des épisodes de compulsion alimentaire vécus dans la culpabilité et la honte, sans comportement compensatoire. L'obsession de la nourriture, les régimes amaigrissants et la dépression sont associés à ce syndrome. 40 % des hyperphagiques sont des hommes. Ce trouble débute généralement vers 23 ans.

Émilie Dansereau, chargée des dossiers Saines habitudes de vie à l'Association pour la santé publique du Québec

Plus d'infos en cliquant ici

En manchette

Ne fais pas une croix sur ta vie !

Au Québec: 300 000 personnes sont susceptibles de développer un trouble alimentaire

Publié le 1 février 2016

Pour développer de saines habitudes de vie, il faut d'abord faire la paix avec le geste quotidien de manger et y trouver du plaisir.

©© by Eduard Titov


C’est le slogan de la Semaine de sensibilisation aux troubles alimentaires qui a lieu du 31 janvier au 6 février 2016. Il s’agit d’une initiative de l’organisme Anorexie Boulimie Québec (ANEB) et de la Maison l’Éclaircie.

Quand on parle de troubles alimentaires, on fait habituellement référence à l’anorexie, la boulimie et l’hyperphagie boulimique (voir tableau ci-après), très peu à l’obésité. Pourtant au Québec, environ 300 000 personnes sont susceptibles de développer un trouble alimentaire. Malheureusement, ce sont trop souvent des victimes silencieuses. Et c’est la raison pour laquelle cette semaine est d’une si grande importance.


Pour résoudre, en partie, les troubles alimentaires, il faut réapprendre à adopter de saines habitudes de vie. Ambitieux projet que celui-là, mais réalisable ! Il suffit de poser des gestes simples, empreints de bienveillance envers soi, et avec détermination.


Tentons l’expérience : cette semaine, je vous invite à vous intéresser à votre relation, et celle de vos proches, avec la nourriture. Aucun jugement ; aucune culpabilité : soyez indulgents ! Dites-vous que pour développer de saines habitudes de vie, il faut d’abord faire la paix avec le geste quotidien de manger et même y trouver du plaisir. Une relation harmonieuse avec notre fourchette, c’est aussi ça la santé durable !


L'anorexie se caractérise par une brusque perte de poids résultant de régimes drastiques, de jeûnes, de vomissements provoqués, d'utilisation de laxatifs et/ou d'exercice physique excessif. L'anorexie est également associée à une peur intense de prendre du poids, une distorsion de l'image corporelle et à des irrégularités menstruelles.


La boulimie se caractérise par des épisodes de compulsion alimentaire suivis de comportements compensatoires (vomissement provoqué, l'abus de diurétiques et de laxatifs, l'exercice physique excessif, jeûne). Les crises s'effectuent généralement en secret et sont accompagnées d'un sentiment de perte de contrôle. Bien que la plupart des personnes boulimiques aient un poids près de la normale, elles sont excessivement préoccupées par leur corps, craignent de prendre du poids et sont insatisfaites de leur image corporelle.

L'hyperphagie boulimique se caractérise par des épisodes de compulsion alimentaire vécus dans la culpabilité et la honte, sans comportement compensatoire. L'obsession de la nourriture, les régimes amaigrissants et la dépression sont associés à ce syndrome. 40 % des hyperphagiques sont des hommes. Ce trouble débute généralement vers 23 ans.

Émilie Dansereau, chargée des dossiers Saines habitudes de vie à l'Association pour la santé publique du Québec

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