Si vous les aimez les films d'agents spéciaux…

Sorties DVD de la semaine

Pascal Cloutier web@tc.tc Publié le 11 décembre 2015

Des agents très spéciaux - Étoiles: *** et demie

Le dernier film de Guy Ritchie est très bon. On en vient presque à souhaiter qu’on le choisisse un jour pour diriger la destinée de James Bond dans un des films de la franchise. Action, humour, invraisemblances, mystère, tout y est.

Ajoutez à l’exercice le fait que le scénario se campe au début des années 60, et vous avez un film qui, esthétiquement, est aussi magnifique. Tout est là pour ceux qui apprécient les vieilles histoires d’espionnage sur fond de guerre froide et de collaborations incongrues.

Les acteurs principaux, Henry Cavill, Harmie Hammer et Alicia Vikander portent leur étoile un peu plus à l’avant-scène dans ce film écrit sur la base d’une série télévisée vieille de 50 ans. Ritchie y a ajouté l’humour qui fait parfois défaut dans les films d’espionnage qui se prennent trop au sérieux.

Dans «Des agents très spéciaux», l’humour tel qu’on l’apprécie parce qu’il fait retomber la pression est omniprésent et le trio y retrouve une belle chimie. Il semble évident qu’une suite est à prévoir et le réalisateur devrait y prendre part parce que voilà une de ses plus belles réussites.

Quand, au beau milieu de la guerre froide, Américains et Russes doivent unir leurs forces, le résultat est étonnamment efficace, mais combien décousu. Le travail de Napoleon Solo et Illya  Kuryakin  ne se conjugue pas mais s’additionne. Et c’est tout juste suffisant pour réussir à faire passer à l’ouest la belle Gaby (Vikander) qui veut retrouver son père, un scientifique qu’on a kidnappé et qu’on oblige à fabriquer la bombe nucléaire.

116 minutes qui ne vous laisseront pas en plan, vous pouvez en être sûr.

Hyper agent américain

Étoiles: ** et demie

Dans «Hyper agent américain», de Nima Nourizadeh, Jesse Elsenberg interprète encore une fois un personnage asocial, mais loin d’avoir l’envergure d’un Mark Zuckerberg, l’inventeur de Facebook.

Mike Howell (Elsenberg) est commis dans un dépanneur. Tout ce qu’il trouve à faire en dehors de ses heures de travail se limite à fumer de la marijuana et à dessiner un singe cosmonaute, héros d’une bande dessinée qui ne verra peut-être jamais le jour.

Sa blonde, Phoebe (Kristen Stewart), l’accompagne dans ce monde emboucané jusqu’au jour où Mike se découvre des aptitudes insoupçonnées pour le combat et le maniement des armes à feu. Lui qui ne se souvient pas de son enfance, lui qui cherche à trouver d’où il vient depuis un moment, ne comprend pas d’où vient cette débrouillardise subite.

La drogue l’aura rassuré là-dessus et le questionnement ne sera pas plus entreprenant que ce qu’il fait dans la vie.

Nima Nourizadeh n’a pas d’expérience et ce manque est très apparent sur l’écran. Disons que ce n’est pas l’originalité du film qui impressionne. Bourne, Léon et autres films d’action aux questions identitaires sont immanquablement en tête lorsqu’on visionne le travail des deux recrues.

Si Nourizadeh n’impressionne pas, si Landis déçoit carrément, le travail d'Elsenberg n’est pas beaucoup plus convaincant. Loin d’être sa plus belle interprétation, le jeune acteur commence à souffrir de ce qui semble être ses propres traits de caractère.

Pas plus expressif qu’il ne faut, son jeu est évasif se répète dans le brouillard de la drogue plutôt que dans les pensées d’un génie aux prises avec certains symptômes d’Asperger. Et que dire de Kirsten Stewart. Ce visage éternellement fâché, sombre et inexpressif, est au bas mot décourageant, voire désagréable. Égale à elle-même, l’actrice qu’on a connue dans la série Twilight est moche comme à son habitude.

Tout ça mis ensemble donne un résultat minimalement divertissant, très peu intrigant, à peine excitant. 96 minutes un peu longues, un peu inutiles.

Si vous les aimez les films d'agents spéciaux…

Sorties DVD de la semaine

Pascal Cloutier web@tc.tc Publié le 11 décembre 2015

Des agents très spéciaux - Étoiles: *** et demie

Le dernier film de Guy Ritchie est très bon. On en vient presque à souhaiter qu’on le choisisse un jour pour diriger la destinée de James Bond dans un des films de la franchise. Action, humour, invraisemblances, mystère, tout y est.

Ajoutez à l’exercice le fait que le scénario se campe au début des années 60, et vous avez un film qui, esthétiquement, est aussi magnifique. Tout est là pour ceux qui apprécient les vieilles histoires d’espionnage sur fond de guerre froide et de collaborations incongrues.

Les acteurs principaux, Henry Cavill, Harmie Hammer et Alicia Vikander portent leur étoile un peu plus à l’avant-scène dans ce film écrit sur la base d’une série télévisée vieille de 50 ans. Ritchie y a ajouté l’humour qui fait parfois défaut dans les films d’espionnage qui se prennent trop au sérieux.

Dans «Des agents très spéciaux», l’humour tel qu’on l’apprécie parce qu’il fait retomber la pression est omniprésent et le trio y retrouve une belle chimie. Il semble évident qu’une suite est à prévoir et le réalisateur devrait y prendre part parce que voilà une de ses plus belles réussites.

Quand, au beau milieu de la guerre froide, Américains et Russes doivent unir leurs forces, le résultat est étonnamment efficace, mais combien décousu. Le travail de Napoleon Solo et Illya  Kuryakin  ne se conjugue pas mais s’additionne. Et c’est tout juste suffisant pour réussir à faire passer à l’ouest la belle Gaby (Vikander) qui veut retrouver son père, un scientifique qu’on a kidnappé et qu’on oblige à fabriquer la bombe nucléaire.

116 minutes qui ne vous laisseront pas en plan, vous pouvez en être sûr.

Hyper agent américain

Étoiles: ** et demie

Dans «Hyper agent américain», de Nima Nourizadeh, Jesse Elsenberg interprète encore une fois un personnage asocial, mais loin d’avoir l’envergure d’un Mark Zuckerberg, l’inventeur de Facebook.

Mike Howell (Elsenberg) est commis dans un dépanneur. Tout ce qu’il trouve à faire en dehors de ses heures de travail se limite à fumer de la marijuana et à dessiner un singe cosmonaute, héros d’une bande dessinée qui ne verra peut-être jamais le jour.

Sa blonde, Phoebe (Kristen Stewart), l’accompagne dans ce monde emboucané jusqu’au jour où Mike se découvre des aptitudes insoupçonnées pour le combat et le maniement des armes à feu. Lui qui ne se souvient pas de son enfance, lui qui cherche à trouver d’où il vient depuis un moment, ne comprend pas d’où vient cette débrouillardise subite.

La drogue l’aura rassuré là-dessus et le questionnement ne sera pas plus entreprenant que ce qu’il fait dans la vie.

Nima Nourizadeh n’a pas d’expérience et ce manque est très apparent sur l’écran. Disons que ce n’est pas l’originalité du film qui impressionne. Bourne, Léon et autres films d’action aux questions identitaires sont immanquablement en tête lorsqu’on visionne le travail des deux recrues.

Si Nourizadeh n’impressionne pas, si Landis déçoit carrément, le travail d'Elsenberg n’est pas beaucoup plus convaincant. Loin d’être sa plus belle interprétation, le jeune acteur commence à souffrir de ce qui semble être ses propres traits de caractère.

Pas plus expressif qu’il ne faut, son jeu est évasif se répète dans le brouillard de la drogue plutôt que dans les pensées d’un génie aux prises avec certains symptômes d’Asperger. Et que dire de Kirsten Stewart. Ce visage éternellement fâché, sombre et inexpressif, est au bas mot décourageant, voire désagréable. Égale à elle-même, l’actrice qu’on a connue dans la série Twilight est moche comme à son habitude.

Tout ça mis ensemble donne un résultat minimalement divertissant, très peu intrigant, à peine excitant. 96 minutes un peu longues, un peu inutiles.