La démocratie est malade

Publié le 14 décembre 2015

Le match des étoiles aura lieu les 30 et 31 janvier à Nashville.

©Andrii IURLOV

La démocratie est malade. L’actualité des dernières années nous l’a bien démontré. Il y a eu la réélection du Parti libéral malgré la commission Charbonneau. Il y a eu la victoire de Yoan à La Voix. Et il y a maintenant le scrutin pour le choix des joueurs qui participeront au match des étoiles de la «Ligne» nationale de hockey.

Deux hurluberlus en tête
Un match qui sera plutôt un tournoi à trois contre trois. Et comme si ce n’était pas suffisant pour dénaturer le hockey, le meneur au scrutin chez les attaquants est un boxeur. John Scott, 6 pi 8 po, 11 points en carrière.

C’est un peu comme si un illuminé trônait en tête des sondages dans la course à l’investiture du Parti républicain, aux États-Unis. On dirait de cette organisation qu’elle est une farce. C’est ce qu’on a envie de dire au sujet du match des étoiles de la LNH.

Et qui est le deuxième choix le plus populaire des amateurs de hockey en prévision de ce match?

Jaromir Jagr. Un gars qui a déclaré sur les réseaux sociaux qu’il était trop vieux pour le trois contre trois et qu’il préférait rester chez lui à faire des égoportraits avec une madame dans son lit (traduction libre). 

L’échec d’un système
Winston Churchill a déjà dit: «La démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes, à part la trappe.» C’est toutefois un système qui ne fonctionne pas dans le merveilleux monde du hockey, qui a ses propres règles, ses propres lois et un électorat pas particulièrement rationnel. On n’a qu’à écouter les lignes ouvertes pour s’en convaincre.

D’ailleurs, Carey Price arrive seulement au 21e rang du scrutin. Voilà bien la preuve que l’élection d’une équipe d’étoiles est trop importante pour qu’on la laisse entre les mains du peuple.

Le Spornographe

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