L’art de ne pas mettre ses œufs dans le même panier

Publié le 17 décembre 2015

Aujourd’hui, le progrès se produit à un rythme effréné, nous forçant à être en constant apprentissage.

©PHOTOMORPHIC PTE. LTD.

Du temps de nos parents, on allait à l’école, on apprenait un métier et on le pratiquait toute notre vie. Bien que les choses évoluaient, les innovations technologiques ne mettaient pas notre métier en péril.

Aujourd’hui, le progrès se produit à un rythme effréné, nous forçant à être en constant apprentissage. Plus qu’une évolution, nous vivons une remise en question permanente. Les nouveautés fleurissent aussi vite qu’elles sont remplacées par des innovations.

Le disque vinyle ainsi remplacé le CD, lui-même détrôné par le format mp3. Les cafés internet ont quasiment disparu avec l’accès à l’internet sur nos téléphones intelligents. Uber est en train d’irradier l’industrie des taxis, les machines remplacent progressivement les hommes, et la presse en ligne se substitue aux journaux papier.

Personne n’est à l’abri d’une innovation technologique qui remettra en question la carrière dans laquelle il s’est investi. Nous ne sommes pas tous des visionnaires capables de prévoir le futur de nos professions. Il devient donc pertinent de se diversifier.

Se diversifier, voilà une belle idée, mais comment faire? Cela dépend bien sûr des moyens de chacun. Mais de façon plus générale, je conseille de voir ça comme un portefeuille d’investissement. Pour qu’il soit solide, il doit être équilibré, c’est-à-dire un mélange d’investissements à risques, mais avec un potentiel de revenus élevés et d’investissements avec une progression certaine mais prudente.

En d’autres termes, il faut choisir votre plan B de façon à ce que cette nouvelle source de revenus ne soit pas dépendante de la même industrie que celle de votre revenu principal. Si vous travaillez dans le domaine de l’informatique – industrie qui se caractérise par la vitesse de son évolution –, il faudra plutôt explorer des options plus conservatrices telles que l’immobilier.

Un ami avocat suit présentement des cours d’ébénisterie. C’est un talent qu’il a décidé de développer pour le plaisir et qui lui servira en cas de nécessité. Si vous pensez que le domaine du droit est à l’abri, détrompez-vous. Je prendrai l’exemple de la France qui fut récemment la scène d’un débat entre les notaires et les avocats.

Les lois entourant ces métiers ont changé. Les avocats sont maintenant autorisés à traiter des dossiers qui étaient jusque-là réservés aux notaires. Le métier d’avocat a ainsi gagné beaucoup de valeur au détriment de celui de notaire.

Grégory Delrue, spécialiste en recherche de cadres en comptabilité et finance.

Plus de chroniques de Grégory Delrue ici

En manchette

Des Veggie Burgers contaminé à la Listeria

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) a procédé au rappel des «Black Bean Veggie Burgers» de marque Dr. Praeger’s puisqu’ils pourraient être contaminés par la bactérie Listeria monocytogenes.

L’art de ne pas mettre ses œufs dans le même panier

Publié le 17 décembre 2015

Aujourd’hui, le progrès se produit à un rythme effréné, nous forçant à être en constant apprentissage.

©PHOTOMORPHIC PTE. LTD.


Du temps de nos parents, on allait à l’école, on apprenait un métier et on le pratiquait toute notre vie. Bien que les choses évoluaient, les innovations technologiques ne mettaient pas notre métier en péril.

Aujourd’hui, le progrès se produit à un rythme effréné, nous forçant à être en constant apprentissage. Plus qu’une évolution, nous vivons une remise en question permanente. Les nouveautés fleurissent aussi vite qu’elles sont remplacées par des innovations.

Le disque vinyle ainsi remplacé le CD, lui-même détrôné par le format mp3. Les cafés internet ont quasiment disparu avec l’accès à l’internet sur nos téléphones intelligents. Uber est en train d’irradier l’industrie des taxis, les machines remplacent progressivement les hommes, et la presse en ligne se substitue aux journaux papier.

Personne n’est à l’abri d’une innovation technologique qui remettra en question la carrière dans laquelle il s’est investi. Nous ne sommes pas tous des visionnaires capables de prévoir le futur de nos professions. Il devient donc pertinent de se diversifier.

Se diversifier, voilà une belle idée, mais comment faire? Cela dépend bien sûr des moyens de chacun. Mais de façon plus générale, je conseille de voir ça comme un portefeuille d’investissement. Pour qu’il soit solide, il doit être équilibré, c’est-à-dire un mélange d’investissements à risques, mais avec un potentiel de revenus élevés et d’investissements avec une progression certaine mais prudente.

En d’autres termes, il faut choisir votre plan B de façon à ce que cette nouvelle source de revenus ne soit pas dépendante de la même industrie que celle de votre revenu principal. Si vous travaillez dans le domaine de l’informatique – industrie qui se caractérise par la vitesse de son évolution –, il faudra plutôt explorer des options plus conservatrices telles que l’immobilier.

Un ami avocat suit présentement des cours d’ébénisterie. C’est un talent qu’il a décidé de développer pour le plaisir et qui lui servira en cas de nécessité. Si vous pensez que le domaine du droit est à l’abri, détrompez-vous. Je prendrai l’exemple de la France qui fut récemment la scène d’un débat entre les notaires et les avocats.

Les lois entourant ces métiers ont changé. Les avocats sont maintenant autorisés à traiter des dossiers qui étaient jusque-là réservés aux notaires. Le métier d’avocat a ainsi gagné beaucoup de valeur au détriment de celui de notaire.

Grégory Delrue, spécialiste en recherche de cadres en comptabilité et finance.

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