Le Terminator et Sherlock Holmes de retour!

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Pascal Cloutier web@tc.tc
Publié le 4 décembre 2015

Terminator 5: Genisys - Étoiles: ***

Le cinquième tome de la série Terminator tente de récupérer notre attention en revenant en arrière et en réécrivant le scénario de manière un peu maladroite.

Certaines scènes nous ramènent en 1984 et en 1997, alors que d’autres nous transportent en 2017. Il faut vraiment avoir tout compris des précédents épisodes pour suivre le fil des événements. Ce n’est pas donné à tout le monde de comprendre ces sauts en arrière, ces pas en avant, ces réflexions sur l’influence de ces visiteurs du temps.

Le nouveau scénario tente même de nous convaincre que l’invention la plus importante de l’histoire n’est pas l’indépendance des machines qui vont diriger la planète et faire la guerre à ceux qui les ont créées, mais plutôt une machine à remonter le temps qui permettra, aux humains comme aux machines, de traverser les âges pour mieux réécrire le scénario.

Plusieurs questions demeurent et les dernières scènes suscitent une multitude d’interrogations et provoqueront les plus critiques face à cette histoire de fin du monde corrigée.

Alan Taylor, connu pour «Game of Thrones» et le deuxième «Thor», aura tenté de ressusciter la franchise «Terminator» sans réussir. Le scénario bâclé a principalement pour conséquence de nous perdre encore plus et de nous désoler d’avance pour un sixième épisode qui s’annonce après le générique de celui-ci. Ça permettra à monsieur Schwarznegger de prolonger sa carrière d'acteur!

Mr. Holmes

Étoiles: ****

Voilà une manière tellement plus imaginative de reprendre un personnage et de se l’approprier. Malgré la multitude de livres et de films qui l’avaient adopté comme sujet central, Sherlock Holmes suscite encore beaucoup d’intérêt en 2015.

Il n’y a pas si longtemps, la série britannique produite par la BBC, «Sherlock», mettait à la sauce du jour les aventures du personnage imaginé par Sir Arthur Conan Doyle en 1887. Du coup, les acteurs accédaient à une popularité telle que les portes des grands studios américains s’ouvraient devant eux. Sherlock Holmes est bien vivant plus d’un siècle après sa création.

Cette fois, le réalisateur Bill Condon se plaît à rester fidèle au Sherlock Holmes original. C’est un Sherlock Holmes à la retraite, qui vit sa vieillesse tranquille, au bord de la Manche, à Portsmouth, où il passe le plus clair de son temps à élever des abeilles, qu’on rencontre.

Le vieil homme, interprété de grandiose façon par Ian McKellen, revient d’Asie. Là-bas, il a cherché à se procurer une plante qui a survécu à la fin de la Deuxième guerre mondiale sous les cendres d’Hiroshima. Les bienfaits de cette plante lui raviveraient la mémoire, croit-il, et il en a bien besoin pour rédiger un bouquin qui viendrait corriger ceux qu’a rédigés sur lui, le docteur Watson, son acolyte de toujours.

L’histoire qu’il veut ainsi faire connaître à ses nombreux admirateurs (inventif, vraiment…) ne s’est pas bien terminée, mais le plus grand détective de tous les temps a peine à se remémorer les détails de l’affaire.

Aidé par le fils de sa gouvernante, le vieil homme qui dépérit tentera d’élucider cette dernière affaire avant de quitter ce monde. La beauté du scénario réside dans la résilience dont il fait preuve avec la vieillesse, et le jeu impeccable de McKellen qui mérite bien des honneurs.

Ceux qui se réfèrent à la plus récente incarnation de monsieur Holmes par Robert Downey Jr. seront étonnés, peut-être même déçus de ne pas trouver le rythme accéléré d’un jeune homme en possession de tous ses moyens, mais plutôt le désarroi d’un homme au crépuscule de sa vie.

Ceux qui, comme nous, seront ravis par cette version très imaginative du détective apprécieront le jeu impeccable de McKellen, mais aussi de Laura Linney, de Milo Parker et Hiroyuki Sanada.

Les berges de la Manche sont un décor tout à fait extraordinaire pour ce qui se passe en Angleterre et les décors d’une Hiroshima post-apocalyptique, sont tout aussi impressionnants.