Price le pas bon

Publié le 7 décembre 2015

Carey Price est clairement surévalué, limite pas bon. Échangeons-le avant que les autres clubs s’en aperçoivent.

Selon les journalistes sportifs, et Martin McGuire du 98,5, les dernières semaines auront contribué à révéler le talent du jeune gardien préservatif de Canadien, Mike Condon. Or, elles auront surtout contribué à révéler, si vous voulez notre avis, le talent on ne peut plus limité de Carey Price.

Il est de plus en plus clair en effet que le cerbère de 28 ans, originaire d’Anahim Lake près de Vancouver, doit une bonne partie de ses performances «remarquables» depuis deux ans à la parité qui a cours dans la Ligne nationale de hockey. Autrement dit, si la grande majorité des joueurs de la LNH étaient moins jambons, lui n’aurait pas nécessairement l’air d’un filet mignon.

Un proverbe chinois dit qu’on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres. Nous, on pense que les chiffres n’ont besoin de personne pour leur mettre des mots dans la bouche. Et les chiffres, justement, ils disent quoi en ce moment? Que Mike Condon, un gars qui n’a jamais été repêché et qui gagne 6 millions de dollars de moins que Carey Price, a sensiblement la même fiche que Carey Price depuis le début de la saison. Mieux, c’est lui, Mike Condon, qui est le gardien numéro un de Canadien en ce moment, car Price n’est même pas foutu d’être en mesure de jouer, en raison d’une blessure au bas du corps. Ça fait beaucoup de X dans la colonne des plus pour le gardien préservatif de Canadien, ça.

Les moins connaisseurs d’entre vous diront que ce n’était pas différent au temps de Patrick E. Roy. Lorsqu’il se blessait, André Racicot, Jean-Claude Bergeron, Les Kuntar ou Frédéric Chabot tendaient le flambeau du plus haut qu’ils le pouvaient, en tentant d’éviter de se brûler avec, ce qu’ils faisaient avec brio. Ah oui?

Trop souvent, leur équipement prenait en feu, justement, des pads jusqu’au jockstrap, et les défaites de Canadien s’engrangeaient les unes après les autres. Et ce, jusqu’au retour de E. Roy, le véritable gardien numéro un de l’équipe à l’époque. En fait, les performances de ces cerbères étaient le révélateur du fait que leur place était davantage dans la East Coast League.

Faisons un parallèle boiteux; cela représente souvent la meilleure méthode, d’ailleurs, pour comprendre quelque chose à quelque chose. Si un chirurgien cardiaque d’un hôpital de région s’absente pour quelques semaines, un infirmier peut, avec de la chance et en se rappelant quelques notions de base de la chirurgie apprises au cégep, patenter de quoi pour sauver un patient ou deux pendant l’absence du chirurgien. Mais l’infirmier ne fera jamais aussi bien le travail que le chirurgien. Autrement, le chirurgien est un jambon, c’est clair.

Nous persistons et signons. Price est clairement surévalué, limite pas bon. Échangeons-le avant que les autres clubs s’en aperçoivent.

Jean-Philippe Pleau, Le Spornographe

En savoir plus: journalmetro.com/opinions/le-sportnographe ou   http://sportnographe.com/

En manchette

Les restaurateurs et tenanciers craignent les impacts

Dès demain ( 26 mai), les fumeurs ne pourront plus griller une cigarette sur les terrasses partout en province. Si les tenanciers et restaurateurs approuvent ce choix pour la santé publique, ils craignent également un impact important sur leur clientèle.

Entrepreneur coupable de fraude : 120 heures de travaux communautaires

L'entrepreneur de Saint-Césaire Stéphane Roberge a été condamné à effectuer 120 heures de travaux communautaires et sera sous probation pendant deux ans. Il devra aussi rembourser la quincaillerie BMR de Chambly pour deux de quatre transactions frauduleuses réalisées en 2011.

Price le pas bon

Publié le 7 décembre 2015

Carey Price est clairement surévalué, limite pas bon. Échangeons-le avant que les autres clubs s’en aperçoivent.

Selon les journalistes sportifs, et Martin McGuire du 98,5, les dernières semaines auront contribué à révéler le talent du jeune gardien préservatif de Canadien, Mike Condon. Or, elles auront surtout contribué à révéler, si vous voulez notre avis, le talent on ne peut plus limité de Carey Price.

Il est de plus en plus clair en effet que le cerbère de 28 ans, originaire d’Anahim Lake près de Vancouver, doit une bonne partie de ses performances «remarquables» depuis deux ans à la parité qui a cours dans la Ligne nationale de hockey. Autrement dit, si la grande majorité des joueurs de la LNH étaient moins jambons, lui n’aurait pas nécessairement l’air d’un filet mignon.

Un proverbe chinois dit qu’on peut faire dire ce qu’on veut aux chiffres. Nous, on pense que les chiffres n’ont besoin de personne pour leur mettre des mots dans la bouche. Et les chiffres, justement, ils disent quoi en ce moment? Que Mike Condon, un gars qui n’a jamais été repêché et qui gagne 6 millions de dollars de moins que Carey Price, a sensiblement la même fiche que Carey Price depuis le début de la saison. Mieux, c’est lui, Mike Condon, qui est le gardien numéro un de Canadien en ce moment, car Price n’est même pas foutu d’être en mesure de jouer, en raison d’une blessure au bas du corps. Ça fait beaucoup de X dans la colonne des plus pour le gardien préservatif de Canadien, ça.

Les moins connaisseurs d’entre vous diront que ce n’était pas différent au temps de Patrick E. Roy. Lorsqu’il se blessait, André Racicot, Jean-Claude Bergeron, Les Kuntar ou Frédéric Chabot tendaient le flambeau du plus haut qu’ils le pouvaient, en tentant d’éviter de se brûler avec, ce qu’ils faisaient avec brio. Ah oui?

Trop souvent, leur équipement prenait en feu, justement, des pads jusqu’au jockstrap, et les défaites de Canadien s’engrangeaient les unes après les autres. Et ce, jusqu’au retour de E. Roy, le véritable gardien numéro un de l’équipe à l’époque. En fait, les performances de ces cerbères étaient le révélateur du fait que leur place était davantage dans la East Coast League.

Faisons un parallèle boiteux; cela représente souvent la meilleure méthode, d’ailleurs, pour comprendre quelque chose à quelque chose. Si un chirurgien cardiaque d’un hôpital de région s’absente pour quelques semaines, un infirmier peut, avec de la chance et en se rappelant quelques notions de base de la chirurgie apprises au cégep, patenter de quoi pour sauver un patient ou deux pendant l’absence du chirurgien. Mais l’infirmier ne fera jamais aussi bien le travail que le chirurgien. Autrement, le chirurgien est un jambon, c’est clair.

Nous persistons et signons. Price est clairement surévalué, limite pas bon. Échangeons-le avant que les autres clubs s’en aperçoivent.

Jean-Philippe Pleau, Le Spornographe

En savoir plus: journalmetro.com/opinions/le-sportnographe ou   http://sportnographe.com/