Le pont des espions : à voir!

Étoiles: ****

Pascal Cloutier web@tc.tc Publié le 18 février 2016

On oublie trop souvent que Steven Spielberg était un prodigieux jeune réalisateur. À travers ses différentes périodes, l’audacieux cinéaste est devenu une véritable industrie cinématographique à lui seul. Puis, quelque part dans les années 90, le grand Spielberg est revenu à la réalisation sérieuse en nous offrant du cinéma pour adulte de grande qualité. Cette fois, avec «Le pont des espions», le scénario, l’image et ses acteurs fétiches collaborent sur un projet aussi audacieux qu’intéressant.

Témoin de l’érection du mur de Berlin, cette production mélange habilement histoire et fiction, suspense et action, sentiments et politique.

Tom Hanks est James Donovan, un avocat qui représente une grosse compagnie d’assurance dans d’énormes réclamations. Ses talents de négociateurs le font remarquer par le gouvernement. Ce dernier le mandate pour défendre les intérêts d’un espion russe devant les tribunaux du pays, ce qui n’a rien de facile au milieu de la guerre froide.

Au lieu d’obtenir une peine capitale pour son client, Donovan réussit à le faire envoyer en prison. Le gouvernement qui conteste la décision comprend alors, grâce aux représentations de l’avocat, que le prisonnier pourrait servir de monnaie d’échange pour retrouver des intérêts américains lorsqu’une situation qui s’y prête surviendra.

Comme par hasard, la situation se présente tout à coup lorsqu’un pilote d’avion américain est abattu en plein vol et qu’un étudiant américain imprudent est intercepté à l’est du mur de Berlin.

Respectivement détenus par les Soviétiques et les Allemands, les ressortissants américains devront espérer que Donovan sache bien négocier leur libération. C’est de manière clandestine que l’avocat devra passer à l’Est pour négocier avec deux gouvernements et contre les intentions de ceux qui l’embauchent, intentions qui se limitent au rapatriement du pilote d’avion militaire.

Échanger des citoyens américains qui se sont retrouvés au mauvais endroit au mauvais moment contre des espions russes démasqués en sol américain n’est pas chose facile. Mark Rylance est formidable dans la peau de l’agent secret soviétique. Son image des plus discrètes nous fait douter de ses réelles intentions.

Bravo, Monsieur Spielberg!

Lisez la critique du film Seul sur Mars en cliquant ici

 

En manchette

Classica: un festival qui prend de l’ampleur

MUSIQUE. L'organisation derrière le Festival Classica a de grandes ambitions pour l'avenir de l'événement dédié à la musique classique. Sa 6e édition, qui se déroulera du 29 mai au 5 juin, se veut ouverte, de par l'offre complémentaire autour des spectacles et de par le territoire couvert, qui sort des frontières de Saint-Lambert.

Le pont des espions : à voir!

Étoiles: ****

Pascal Cloutier web@tc.tc Publié le 18 février 2016

On oublie trop souvent que Steven Spielberg était un prodigieux jeune réalisateur. À travers ses différentes périodes, l’audacieux cinéaste est devenu une véritable industrie cinématographique à lui seul. Puis, quelque part dans les années 90, le grand Spielberg est revenu à la réalisation sérieuse en nous offrant du cinéma pour adulte de grande qualité. Cette fois, avec «Le pont des espions», le scénario, l’image et ses acteurs fétiches collaborent sur un projet aussi audacieux qu’intéressant.

Témoin de l’érection du mur de Berlin, cette production mélange habilement histoire et fiction, suspense et action, sentiments et politique.

Tom Hanks est James Donovan, un avocat qui représente une grosse compagnie d’assurance dans d’énormes réclamations. Ses talents de négociateurs le font remarquer par le gouvernement. Ce dernier le mandate pour défendre les intérêts d’un espion russe devant les tribunaux du pays, ce qui n’a rien de facile au milieu de la guerre froide.

Au lieu d’obtenir une peine capitale pour son client, Donovan réussit à le faire envoyer en prison. Le gouvernement qui conteste la décision comprend alors, grâce aux représentations de l’avocat, que le prisonnier pourrait servir de monnaie d’échange pour retrouver des intérêts américains lorsqu’une situation qui s’y prête surviendra.

Comme par hasard, la situation se présente tout à coup lorsqu’un pilote d’avion américain est abattu en plein vol et qu’un étudiant américain imprudent est intercepté à l’est du mur de Berlin.

Respectivement détenus par les Soviétiques et les Allemands, les ressortissants américains devront espérer que Donovan sache bien négocier leur libération. C’est de manière clandestine que l’avocat devra passer à l’Est pour négocier avec deux gouvernements et contre les intentions de ceux qui l’embauchent, intentions qui se limitent au rapatriement du pilote d’avion militaire.

Échanger des citoyens américains qui se sont retrouvés au mauvais endroit au mauvais moment contre des espions russes démasqués en sol américain n’est pas chose facile. Mark Rylance est formidable dans la peau de l’agent secret soviétique. Son image des plus discrètes nous fait douter de ses réelles intentions.

Bravo, Monsieur Spielberg!

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