Le grandiose opéra rock de Dream Theater

The Astonishing/Dream Theater - Étoiles: ****

Gilles Lévesque gilles.levesque@tc.tc Publié le 27 février 2016

Le groupe Dream Theater a surpris ses fans et les amateurs de rock progressif en lançant, au début du mois de février, un double CD sous la forme d'un opéra rock qui est à la fois grandiose et futuriste. Un virage s'imposait pour recentrer leur carrière vieille d'une trentaine d'années, et force est d'admettre qu'il ne pouvait pas mieux promouvoir la tournée de spectacles qui s'arrêtera au Centre Bell, le 15 avril prochain.

Croyez-le ou non, mais ce quintette originaire de Boston a consacré deux ans et demi à ce projet d'une envergure peu commune. On parle ici de 34 chansons d'une durée totale de deux heures et dix minutes. Du rarement vu!

Dream Theater n'a pas fait dans la demi-mesure pour créer une œuvre qui pourrait défier le temps à la manière de Tommy des Who, ou de l'opéra rock Jesus Christ Superstar, d'Andrew Lloyd Webber et Tim Rice. L'avenir nous le dira.

Cet opéra rock en deux actes raconte une dystopie dans laquelle la musique est produite de manière électronique par des drones contre lesquels le héros, Gabriel, va se rebeller. Nous sommes en 2285, dans un monde aux empires tyranniques.

Pour créer cet univers s'inspirant d'œuvres cinématographiques et littéraires, Dream Theater a investi une somme folle dans l'embauche d'une multitude de collaborateurs, dont l'Orchestre philharmonique de Prague, des ténors de la H Savior In The Square et de nombreuses chorales. L'ajout de cuivres, de violons et de cornemuses contribue à rehausser cette œuvre qui sera sans doute difficile à reproduire en spectacle.

On peut vous dire que John Petrucci, à la guitare, et Jordan Rudess, aux claviers, excellent comme jamais auparavant. Ces deux grandes pointures (le premier est souvent en vedette dans la prestigieuse revue Guitar Player) font preuve d'une concentration qui dépasse l'entendement. Il faut les voir à l'œuvre sur YouTube pour comprendre. Quelle belle complicité.

James LaBrie est encore plus aventureux en incarnant huit personnages différents, dont une jeune princesse. Les prouesses vocales de ce chanteur canadien impressionnent. Huit personnages, huit voix différentes.

Si vous voulez le savoir, les critiques sont partagés. Certains parlent d'un album génial, alors que d'autres le trouvent tout simplement ennuyant. Là où tout le monde s'entend, c'est sur le fait que cet opéra rock est beaucoup trop long. Nous sommes aussi de cet avis. Chose certaine, le spectacle du 15 avril promet d'être inoubliable. D'autant plus que Dream Theater a une réputation scénique incroyable.

Lisez d'autres critiques musique de Gilles Lévesque en cliquant ici

En manchette

Le grandiose opéra rock de Dream Theater

The Astonishing/Dream Theater - Étoiles: ****

Gilles Lévesque gilles.levesque@tc.tc Publié le 27 février 2016

Le groupe Dream Theater a surpris ses fans et les amateurs de rock progressif en lançant, au début du mois de février, un double CD sous la forme d'un opéra rock qui est à la fois grandiose et futuriste. Un virage s'imposait pour recentrer leur carrière vieille d'une trentaine d'années, et force est d'admettre qu'il ne pouvait pas mieux promouvoir la tournée de spectacles qui s'arrêtera au Centre Bell, le 15 avril prochain.

Croyez-le ou non, mais ce quintette originaire de Boston a consacré deux ans et demi à ce projet d'une envergure peu commune. On parle ici de 34 chansons d'une durée totale de deux heures et dix minutes. Du rarement vu!

Dream Theater n'a pas fait dans la demi-mesure pour créer une œuvre qui pourrait défier le temps à la manière de Tommy des Who, ou de l'opéra rock Jesus Christ Superstar, d'Andrew Lloyd Webber et Tim Rice. L'avenir nous le dira.

Cet opéra rock en deux actes raconte une dystopie dans laquelle la musique est produite de manière électronique par des drones contre lesquels le héros, Gabriel, va se rebeller. Nous sommes en 2285, dans un monde aux empires tyranniques.

Pour créer cet univers s'inspirant d'œuvres cinématographiques et littéraires, Dream Theater a investi une somme folle dans l'embauche d'une multitude de collaborateurs, dont l'Orchestre philharmonique de Prague, des ténors de la H Savior In The Square et de nombreuses chorales. L'ajout de cuivres, de violons et de cornemuses contribue à rehausser cette œuvre qui sera sans doute difficile à reproduire en spectacle.

On peut vous dire que John Petrucci, à la guitare, et Jordan Rudess, aux claviers, excellent comme jamais auparavant. Ces deux grandes pointures (le premier est souvent en vedette dans la prestigieuse revue Guitar Player) font preuve d'une concentration qui dépasse l'entendement. Il faut les voir à l'œuvre sur YouTube pour comprendre. Quelle belle complicité.

James LaBrie est encore plus aventureux en incarnant huit personnages différents, dont une jeune princesse. Les prouesses vocales de ce chanteur canadien impressionnent. Huit personnages, huit voix différentes.

Si vous voulez le savoir, les critiques sont partagés. Certains parlent d'un album génial, alors que d'autres le trouvent tout simplement ennuyant. Là où tout le monde s'entend, c'est sur le fait que cet opéra rock est beaucoup trop long. Nous sommes aussi de cet avis. Chose certaine, le spectacle du 15 avril promet d'être inoubliable. D'autant plus que Dream Theater a une réputation scénique incroyable.

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