L'échec, c'est important!

En affaires ou dans la vie, il faut savoir se relever

Publié le 28 février 2016

Il nous arrive tous de trébucher et de tomber, c'est la vie. Il faut savoir se relever pour recommencer. Il est important de garder confiance en nos capacités.

Ma première chronique touchera déjà un sujet très sensible dans le monde de l'entrepreneuriat et encore plus au Québec: l'échec.

Mais après tout, si je regarde en arrière, est-ce que je ferais les choses différemment ? La réponse est non. J'ai fait des échecs justes et honnêtes! Si j'ai du succès aujourd'hui, c'est grâce à mes erreurs précédentes. Ces erreurs sont un rappel indélébile tout comme les tatouages sur mes bras.

Dominic Gagnon

Savez-vous que les petites et moyennes entreprises représentent 99% de l'économie canadienne et y tiennent un rôle crucial?

Certaines statistiques sont réellement déprimantes, 50% des nouvelles entreprises ferment leurs portes durant leur première année selon Statistique Canada. Mais je crois qu'en réalité, 80% échouent dans leur première année et seulement la moitié sont toujours en affaires après cinq ans. Outch!

C'est ce chiffre qui devrait nous inquiéter. Les nouvelles entreprises ont besoin de cinq ans pour atteindre une profitabilité décente; si 90% d'entre elles ferment leurs portes, ceci démontre les difficultés à devenir un employeur prospère.

Fort de ces statistiques, je dois conclure que ces entrepreneurs ont échoué ! Doit-on se renfermer sur soi-même à la suite d'un échec? Est-ce qu'aujourd'hui, le fait d'échouer pourrait être comparé à celui d'avoir une maladie contagieuse?

Apprendre de ses échecs, c'est formateur!

En tant qu'entrepreneur, lorsque je fais une rétroaction, je me rends compte que j'ai bien peu appris de mes succès, mais énormément retiré de mes échecs. Qu'on parle de mes premiers échecs amoureux, qui m'auront appris l'indépendance ou encore, mes échecs scolaires, qui m'auront poussé à être persévérant et à enseigner dans deux universités m'ayant refusé comme étudiant.

L'échec le plus important fut certainement celui d'avoir laissé quelqu'un dans mon cercle intime me frauder. Cette situation m'a mis, ainsi que plusieurs personnes de mon entourage, dans une situation très difficile. Malgré une série de réussites, j'ai rapidement constaté les effets de l'échec au Québec. À un point tel que durant un moment, je n'osais même plus aller dans un cocktail de réseautage.

Mais après tout, si je regarde en arrière, est-ce que je ferais les choses différemment ? La réponse est non. J'ai fait des échecs justes et honnêtes! Si j'ai du succès aujourd'hui, c'est grâce à mes erreurs précédentes. Ces erreurs sont un rappel indélébile tout comme les tatouages sur mes bras.

Ces échecs furent la cause de stress et de remises en question pour ma famille. Je me suis donc imposé des règles pour éviter de répéter ces erreurs dans le futur!

Encore une fois, l'échec fait partie de l'entreprenariat; et il y a de fortes chances d'échouer encore.

Après un échec, passez à autre chose. Soyez confiant, mais humble. Les gens peuvent penser que vous avez oublié, mais non; et vous ne devriez pas.

Il nous arrive tous de trébucher et de tomber, c'est la vie. Vous devez vous relever et vous secouer pour recommencer. Il est important de garder confiance en vos capacités. Si vous croyez être exceptionnel, les autres le croiront aussi. Souvenez-vous que ce qui différencie les entrepreneurs à succès est la vitesse à retomber sur leurs pieds en créant de nouvelles entreprises ou en lançant de nouveaux projets qui bouleverseront le marché!

Aujourd'hui, il est plus que temps qu'on accepte l'échec et même qu'on valorise une culture d'échec. Dans un monde où l'innovation est de plus en plus un sujet d'actualité, il faudrait se rappeler qu'innover, c'est faire quelque chose que personne n'a fait jusqu'à maintenant et donc, qu'il y a plus de chances d'échecs que de succès.

Dominic Gagnon

Dominic Gagnon, cofondateur de Connect & Go

En manchette

Classica: un festival qui prend de l’ampleur

MUSIQUE. L'organisation derrière le Festival Classica a de grandes ambitions pour l'avenir de l'événement dédié à la musique classique. Sa 6e édition, qui se déroulera du 29 mai au 5 juin, se veut ouverte, de par l'offre complémentaire autour des spectacles et de par le territoire couvert, qui sort des frontières de Saint-Lambert.

L'échec, c'est important!

En affaires ou dans la vie, il faut savoir se relever

Publié le 28 février 2016

Il nous arrive tous de trébucher et de tomber, c'est la vie. Il faut savoir se relever pour recommencer. Il est important de garder confiance en nos capacités.


Ma première chronique touchera déjà un sujet très sensible dans le monde de l'entrepreneuriat et encore plus au Québec: l'échec.

Mais après tout, si je regarde en arrière, est-ce que je ferais les choses différemment ? La réponse est non. J'ai fait des échecs justes et honnêtes! Si j'ai du succès aujourd'hui, c'est grâce à mes erreurs précédentes. Ces erreurs sont un rappel indélébile tout comme les tatouages sur mes bras.

Dominic Gagnon

Savez-vous que les petites et moyennes entreprises représentent 99% de l'économie canadienne et y tiennent un rôle crucial?

Certaines statistiques sont réellement déprimantes, 50% des nouvelles entreprises ferment leurs portes durant leur première année selon Statistique Canada. Mais je crois qu'en réalité, 80% échouent dans leur première année et seulement la moitié sont toujours en affaires après cinq ans. Outch!

C'est ce chiffre qui devrait nous inquiéter. Les nouvelles entreprises ont besoin de cinq ans pour atteindre une profitabilité décente; si 90% d'entre elles ferment leurs portes, ceci démontre les difficultés à devenir un employeur prospère.

Fort de ces statistiques, je dois conclure que ces entrepreneurs ont échoué ! Doit-on se renfermer sur soi-même à la suite d'un échec? Est-ce qu'aujourd'hui, le fait d'échouer pourrait être comparé à celui d'avoir une maladie contagieuse?

Apprendre de ses échecs, c'est formateur!

En tant qu'entrepreneur, lorsque je fais une rétroaction, je me rends compte que j'ai bien peu appris de mes succès, mais énormément retiré de mes échecs. Qu'on parle de mes premiers échecs amoureux, qui m'auront appris l'indépendance ou encore, mes échecs scolaires, qui m'auront poussé à être persévérant et à enseigner dans deux universités m'ayant refusé comme étudiant.

L'échec le plus important fut certainement celui d'avoir laissé quelqu'un dans mon cercle intime me frauder. Cette situation m'a mis, ainsi que plusieurs personnes de mon entourage, dans une situation très difficile. Malgré une série de réussites, j'ai rapidement constaté les effets de l'échec au Québec. À un point tel que durant un moment, je n'osais même plus aller dans un cocktail de réseautage.

Mais après tout, si je regarde en arrière, est-ce que je ferais les choses différemment ? La réponse est non. J'ai fait des échecs justes et honnêtes! Si j'ai du succès aujourd'hui, c'est grâce à mes erreurs précédentes. Ces erreurs sont un rappel indélébile tout comme les tatouages sur mes bras.

Ces échecs furent la cause de stress et de remises en question pour ma famille. Je me suis donc imposé des règles pour éviter de répéter ces erreurs dans le futur!

Encore une fois, l'échec fait partie de l'entreprenariat; et il y a de fortes chances d'échouer encore.

Après un échec, passez à autre chose. Soyez confiant, mais humble. Les gens peuvent penser que vous avez oublié, mais non; et vous ne devriez pas.

Il nous arrive tous de trébucher et de tomber, c'est la vie. Vous devez vous relever et vous secouer pour recommencer. Il est important de garder confiance en vos capacités. Si vous croyez être exceptionnel, les autres le croiront aussi. Souvenez-vous que ce qui différencie les entrepreneurs à succès est la vitesse à retomber sur leurs pieds en créant de nouvelles entreprises ou en lançant de nouveaux projets qui bouleverseront le marché!

Aujourd'hui, il est plus que temps qu'on accepte l'échec et même qu'on valorise une culture d'échec. Dans un monde où l'innovation est de plus en plus un sujet d'actualité, il faudrait se rappeler qu'innover, c'est faire quelque chose que personne n'a fait jusqu'à maintenant et donc, qu'il y a plus de chances d'échecs que de succès.

Dominic Gagnon

Dominic Gagnon, cofondateur de Connect & Go