Les 3 plus grands mythes de l'entrepreneuriat

Publié le 2 mars 2016

Aux yeux de tous, être entrepreneur = OMG [oh my god]! Tu choisis ton horaire, tu n’as pas de boss, tu es libre! Chanceuse! En réalité, ce n'est pas tout à fait ça. Être entrepreneur, c'est avoir un rêve ou une idée de fou et se dire: « hop on le réalise… même si je n'ai pas de parachute ». Tu décides que tu vas payer toi-même ton loyer, ton auto, ton épicerie et tes comptes. Ouf! Et si tout va bien tu pourras un jour te payer de bons restos et des vêtements neufs (chacun ses gâteries)!

Et tu rêves par-dessus tout de faire mentir les gentilles personnes qui t’ont dit : « faire des sushis chez les gens ça ne marchera jamais » et de rendre heureux ceux qui t’ont dit : «quelle belle et brillante  idée ». Dans mon cas, cette idée folle m'a traversé l'esprit à l'hiver 2008, un jour de tempête.

Mythe 1: avoir son entreprise, c'est ne pas avoir de patron

C'est vrai que tu es ton propre patron. Mais quand tes clients comptent sur toi (j’ai les meilleurs par contre, désolée pour les autres!), ils deviennent tous tes boss. Si on calcule qu’en 2016 j’ai plus de 50 soirées Sushi à la maison par semaine à 10 personnes minimum, on se rend vite compte que j’ai au minimum 500 nouveaux boss par semaine… Impossible de se la couler douce!

Si tu décides que le service et tes clients sont les éléments les plus importants de ton entreprise, tu pourras aussi dire fièrement que tu as les meilleurs boss du monde. Je te le souhaite parce que leur amour et leur reconnaissance te donnent de l’huile pour alimenter ton feu.

La fidélité des clients, c’est quelque chose d'aussi beau que de voir ton amoureux te préparer un bon souper et te faire ensuite couler un bain avec plein de bulles. Tsé ce genre de sentiment de bonheur!

Mythe 2: avoir son entreprise, c'est choisir son horaire

Ah oui, tu penses que tu vas pouvoir choisir ton horaire si tu es entrepreneur. La seule chose que tu vas choisir c’est du moment où tu décides de fermer ton ordinateur pour aller faire dodo. Les 100 heures par semaine que tu vas passer à créer et à faire vivre ton entreprise et bien tu ne les compteras pas!

Tu vas passer ton temps à parler de ton projet avec des étoiles dans les yeux. Conseil: ne perds jamais cette étoile et garde tes yeux brillants parce que des regards et des sourires tu vas en faire pour développer ton réseau et faire grandir ton entreprise. L’authenticité et la passion doivent être au cœur de tes actions. Je crois fermement que lorsqu'on fait les choses avec son cœur, la vie nous le rend bien.

Mythe 3: avoir son entreprise, c'est sauter dans le vide sans plan B

Je n'ai pas la science infuse et je sais que chaque parcours entrepreneurial est différent. Mais, j'ai la prétention de croire que je peux donner quelques conseils et cela du haut de mes 29 ans et de mon expérience de près de huit ans en affaires.

Il ne faut pas avoir trop d'attentes (à moins d'avoir beaucoup d'argent!). Si comme moi tu pars à moins 10 000 et bien je te conseille d'avoir un plan B. Par exemple, ne lâche pas ton emploi dès que tu veux réaliser ton projet. Il faut y aller une étape à la fois. Ce n'est pas une course contre la montre.

C’est une idée, un rêve, un projet. Prends ton temps et fais-le bien. Démarque-toi, écoute tes proches, soit original et surtout soit authentique et fier! Quand j'ai commencé à faire des soirées sushi chez mes amis, je n'avais même pas d’auto (je ne peux pas croire que mon chum allait me reconduire chez mes clients!). C’est ce que je voulais dire par commencer à moins 10 000!

Geneviève Everell

 

Geneviève Everell, chef propriétaire de Sushi à la maison

En manchette

Les 3 plus grands mythes de l'entrepreneuriat

Publié le 2 mars 2016

Aux yeux de tous, être entrepreneur = OMG [oh my god]! Tu choisis ton horaire, tu n’as pas de boss, tu es libre! Chanceuse! En réalité, ce n'est pas tout à fait ça. Être entrepreneur, c'est avoir un rêve ou une idée de fou et se dire: « hop on le réalise… même si je n'ai pas de parachute ». Tu décides que tu vas payer toi-même ton loyer, ton auto, ton épicerie et tes comptes. Ouf! Et si tout va bien tu pourras un jour te payer de bons restos et des vêtements neufs (chacun ses gâteries)!

Et tu rêves par-dessus tout de faire mentir les gentilles personnes qui t’ont dit : « faire des sushis chez les gens ça ne marchera jamais » et de rendre heureux ceux qui t’ont dit : «quelle belle et brillante  idée ». Dans mon cas, cette idée folle m'a traversé l'esprit à l'hiver 2008, un jour de tempête.

Mythe 1: avoir son entreprise, c'est ne pas avoir de patron

C'est vrai que tu es ton propre patron. Mais quand tes clients comptent sur toi (j’ai les meilleurs par contre, désolée pour les autres!), ils deviennent tous tes boss. Si on calcule qu’en 2016 j’ai plus de 50 soirées Sushi à la maison par semaine à 10 personnes minimum, on se rend vite compte que j’ai au minimum 500 nouveaux boss par semaine… Impossible de se la couler douce!

Si tu décides que le service et tes clients sont les éléments les plus importants de ton entreprise, tu pourras aussi dire fièrement que tu as les meilleurs boss du monde. Je te le souhaite parce que leur amour et leur reconnaissance te donnent de l’huile pour alimenter ton feu.

La fidélité des clients, c’est quelque chose d'aussi beau que de voir ton amoureux te préparer un bon souper et te faire ensuite couler un bain avec plein de bulles. Tsé ce genre de sentiment de bonheur!

Mythe 2: avoir son entreprise, c'est choisir son horaire

Ah oui, tu penses que tu vas pouvoir choisir ton horaire si tu es entrepreneur. La seule chose que tu vas choisir c’est du moment où tu décides de fermer ton ordinateur pour aller faire dodo. Les 100 heures par semaine que tu vas passer à créer et à faire vivre ton entreprise et bien tu ne les compteras pas!

Tu vas passer ton temps à parler de ton projet avec des étoiles dans les yeux. Conseil: ne perds jamais cette étoile et garde tes yeux brillants parce que des regards et des sourires tu vas en faire pour développer ton réseau et faire grandir ton entreprise. L’authenticité et la passion doivent être au cœur de tes actions. Je crois fermement que lorsqu'on fait les choses avec son cœur, la vie nous le rend bien.

Mythe 3: avoir son entreprise, c'est sauter dans le vide sans plan B

Je n'ai pas la science infuse et je sais que chaque parcours entrepreneurial est différent. Mais, j'ai la prétention de croire que je peux donner quelques conseils et cela du haut de mes 29 ans et de mon expérience de près de huit ans en affaires.

Il ne faut pas avoir trop d'attentes (à moins d'avoir beaucoup d'argent!). Si comme moi tu pars à moins 10 000 et bien je te conseille d'avoir un plan B. Par exemple, ne lâche pas ton emploi dès que tu veux réaliser ton projet. Il faut y aller une étape à la fois. Ce n'est pas une course contre la montre.

C’est une idée, un rêve, un projet. Prends ton temps et fais-le bien. Démarque-toi, écoute tes proches, soit original et surtout soit authentique et fier! Quand j'ai commencé à faire des soirées sushi chez mes amis, je n'avais même pas d’auto (je ne peux pas croire que mon chum allait me reconduire chez mes clients!). C’est ce que je voulais dire par commencer à moins 10 000!

Geneviève Everell

 

Geneviève Everell, chef propriétaire de Sushi à la maison