Les Suffragettes: un film sur la lutte des femmes pour le droit de vote

Étoiles: *** et demie

Pascal Cloutier web@tc.tc Publié le 24 mars 2016

Les Suffragettes, un film de la jeune réalisatrice Sarah Gavron, examine la lutte des femmes du Royaume-Uni pour obtenir le droit de vote.

Au début du 20e siècle, les femmes du monde n’avaient pas le droit de se rendre aux urnes. C’est la révolution industrielle et l’implication de femmes de tête dans les entreprises qui auront donné l’opportunité à celles-ci de revendiquer des droits.

La campagne aura été ardue, les associations de femmes désirant participer au suffrage politique se butant à une réticence au changement machiste très campée. Autres mœurs, autre époque, si les femmes n’avaient pas le droit de vote, il faut constater qu’à la veille de porter une femme à la tête des États-Unis, la cause a fait du chemin.

En marge de cette production, on apprend que la réalisatrice est fille de politicien. Ce qui concorde avec la sensibilité qu’elle porte aux aspects institutionnels de ce moment important de l’histoire. De plus, une des actrices principales du film, Helena Bonham Carter, est la petite fille d’un politicien britannique qui s’opposait au droit de vote pour les femmes.

Le scénario se concentre sur l’histoire de la jeune Maud (Carey Mulligan) qui perdra travail, mari (Ben Wishaw) et enfants pour avoir embrassé la cause des suffragettes. On y rencontre aussi la femme engagée au possible (Helena Bonham Carter) qui, supportée par son mari (Finbar Lynch) influencera nombre de femmes, dont Maud et une consœur de travail (Anne-Marie Duff), à revendiquer avec force leurs droits, les portant même jusqu’à la violence. Le mouvement, quant à lui, est incarné par une figure emblématique qui se nomme Emmeline Pankhurst (Meryl Streep).

Les protestations, les marches, les réunions seront de plus en plus fréquentes et nombre d’entre elles prendront fin dans la violence, le sang et des arrestations signe de l’intolérance des hommes. Ce film nous permet d’être témoins d’un moment de l’histoire très important. Un moment de l’histoire du monde moderne, apprécié et applaudi.

Au final, un scénario calqué sur la réalité, un montage qui ne supporte pas les longueurs, un film très intéressant et honnête. Mais peut-être est-il trop sage techniquement. On ne s’éloigne pas beaucoup du film tourné pour la télévision.

En manchette

La course aux appuis se poursuit

POLITIQUE La course aux appuis à l'investiture du Parti québécois (PQ) dans la circonscription de Marie-Victorin se poursuit. La candidate Sophie Stanké annonce l'appui officiel de Vivian Barbot et Ève-Mary Thaï Thi Lac, tandis que Catherine Fournier reçoit le soutien de Pierre Marois, ministre d’État au Développement social sous René Lévesque.

La piscine Olympia fermée par mesure préventive

SANTÉ PUBLIQUE. Rien n'a encore été confirmé, mais un col bleu de Longueuil qui travaille à la piscine Olympia aurait possiblement contracté la légionellose. Le travailleur aurait éprouvé des symptômes qui pourraient s'apparenter à la maladie.

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Étoiles: *** et demie

Pascal Cloutier web@tc.tc Publié le 24 mars 2016

Les Suffragettes, un film de la jeune réalisatrice Sarah Gavron, examine la lutte des femmes du Royaume-Uni pour obtenir le droit de vote.

Au début du 20e siècle, les femmes du monde n’avaient pas le droit de se rendre aux urnes. C’est la révolution industrielle et l’implication de femmes de tête dans les entreprises qui auront donné l’opportunité à celles-ci de revendiquer des droits.

La campagne aura été ardue, les associations de femmes désirant participer au suffrage politique se butant à une réticence au changement machiste très campée. Autres mœurs, autre époque, si les femmes n’avaient pas le droit de vote, il faut constater qu’à la veille de porter une femme à la tête des États-Unis, la cause a fait du chemin.

En marge de cette production, on apprend que la réalisatrice est fille de politicien. Ce qui concorde avec la sensibilité qu’elle porte aux aspects institutionnels de ce moment important de l’histoire. De plus, une des actrices principales du film, Helena Bonham Carter, est la petite fille d’un politicien britannique qui s’opposait au droit de vote pour les femmes.

Le scénario se concentre sur l’histoire de la jeune Maud (Carey Mulligan) qui perdra travail, mari (Ben Wishaw) et enfants pour avoir embrassé la cause des suffragettes. On y rencontre aussi la femme engagée au possible (Helena Bonham Carter) qui, supportée par son mari (Finbar Lynch) influencera nombre de femmes, dont Maud et une consœur de travail (Anne-Marie Duff), à revendiquer avec force leurs droits, les portant même jusqu’à la violence. Le mouvement, quant à lui, est incarné par une figure emblématique qui se nomme Emmeline Pankhurst (Meryl Streep).

Les protestations, les marches, les réunions seront de plus en plus fréquentes et nombre d’entre elles prendront fin dans la violence, le sang et des arrestations signe de l’intolérance des hommes. Ce film nous permet d’être témoins d’un moment de l’histoire très important. Un moment de l’histoire du monde moderne, apprécié et applaudi.

Au final, un scénario calqué sur la réalité, un montage qui ne supporte pas les longueurs, un film très intéressant et honnête. Mais peut-être est-il trop sage techniquement. On ne s’éloigne pas beaucoup du film tourné pour la télévision.