Le 8 mars… et tous les autres jours!

Une chronique de Véronique Vincelli

Publié le 8 mars 2016

Aujourd’hui est une journée privilégiée pour célébrer les droits des femmes. Toutefois, le sexisme étant encore fréquent au quotidien, il est important de continuer à le dénoncer.

Bonne Journée internationale des femmes! Si le 8 mars est une journée privilégiée pour célébrer les droits des femmes, dresser le bilan des victoires en terme d’égalité des sexes et d’avancées à travers le monde, c’est aussi une occasion en or de faire le point sur le sexisme et les stéréotypes qui eux, sont encore bien incrustés dans notre quotidien. Ces femmes et ces jeunes filles ont bien voulu se livrer à moi, voici quelques extraits :

·         «Lors d’une entrevue d’embauche on m’a dit : “Il n’y a que des hommes ici, donc vos conversations de maquillage, vous devrez les garder pour vous. Pensez-vous être capable?”  Mise à jour : j’ai refusé l’offre.» – Geneviève.

·         «Au travail, un employé a renversé son café. Mon amie éponge le sol quand un collègue passe et lui dit tout bonnement :

“Alors, tu retournes aux sources?

– Quoi? Comment ça?

– Ben tu sais, les femmes… le ménage!”» – Cécilia

·         «Au secondaire, dans un cours d’éducation physique, les tests étaient évalués à la baisse pour les filles parce que selon l’enseignant, “les filles ne courent pas aussi vite et ne sont pas aussi résistantes que les garçons”.» – Roseline

·         «Après avoir fait une plainte pour harcèlement sexuel et psychologique au travail, on m’a offert un nouveau bureau au lieu d’adresser la situation.» – Audrey

·         «Une amie m’a demandé combien de temps je prévoyais rester à la maison avec mon nouveau-né. Quand je lui ai dit que je ne savais pas encore, car je voulais savoir si mon conjoint prendrait ou non des semaines de congé parental, elle m’a répondu : “Voyons! Ce n’est pas la job du gars de rester à la maison!”» – Marie-Pier

·         «Je jouais au soccer au parc après l’école et un garçon de ma classe m’a dit : “Tu fais quoi ici? Tu devrais être à la maison en train de cuisiner”. Ma réponse? : “Ne sois pas jaloux parce que tu n’es pas aussi bon que moi!”» – Jessica

·         «Une fois, un directeur qui recevait un client m’a demandé si je pouvais cogner à la porte une fois leur réunion commencée pour offrir des boissons pour que cela «paraisse bien». J’ai refusé, lui disant que ça ne faisait pas partie de mes tâches. Aurait-il demandé à un réceptionniste homme de faire la même chose? J’en doute!» – Caroline

Le sexisme ambiant est loin d’être mort. Il paraît si anodin qu’autant les hommes que les femmes en viennent encore trop souvent à le banaliser inconsciemment. Il est donc impératif de se mobiliser au quotidien et de dénoncer afin de désamorcer ce type de réflexion.

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En manchette

Quoi faire en fin de semaine?

La rentrée arrive à grands pas, mais les fins de semaine demeurent un concept immuable! Au menu de ce dernier week-end d'août, du country, du longboard, de la musique du monde et un dernier sprint d'archéo!

Philippe Guertin rate le doublé d'or

EAU LIBRE. Après avoir littéralement dominé de bout en bout la compétition de nage en eau libre de 10 km à la Traversée internationale du Lac Saint-Jean le 28 juillet, le nageur de 25 ans de l’arr. de Saint-Hubert Philippe Guertin a passé tout près de refaire le même coup au Lac Mégantic, mais c'était sans compter la petite surprise que lui réservait l'Américain Chip Peterson en fin de parcours.

Le 8 mars… et tous les autres jours!

Une chronique de Véronique Vincelli

Publié le 8 mars 2016

Aujourd’hui est une journée privilégiée pour célébrer les droits des femmes. Toutefois, le sexisme étant encore fréquent au quotidien, il est important de continuer à le dénoncer.


Bonne Journée internationale des femmes! Si le 8 mars est une journée privilégiée pour célébrer les droits des femmes, dresser le bilan des victoires en terme d’égalité des sexes et d’avancées à travers le monde, c’est aussi une occasion en or de faire le point sur le sexisme et les stéréotypes qui eux, sont encore bien incrustés dans notre quotidien. Ces femmes et ces jeunes filles ont bien voulu se livrer à moi, voici quelques extraits :

·         «Lors d’une entrevue d’embauche on m’a dit : “Il n’y a que des hommes ici, donc vos conversations de maquillage, vous devrez les garder pour vous. Pensez-vous être capable?”  Mise à jour : j’ai refusé l’offre.» – Geneviève.

·         «Au travail, un employé a renversé son café. Mon amie éponge le sol quand un collègue passe et lui dit tout bonnement :

“Alors, tu retournes aux sources?

– Quoi? Comment ça?

– Ben tu sais, les femmes… le ménage!”» – Cécilia

·         «Au secondaire, dans un cours d’éducation physique, les tests étaient évalués à la baisse pour les filles parce que selon l’enseignant, “les filles ne courent pas aussi vite et ne sont pas aussi résistantes que les garçons”.» – Roseline

·         «Après avoir fait une plainte pour harcèlement sexuel et psychologique au travail, on m’a offert un nouveau bureau au lieu d’adresser la situation.» – Audrey

·         «Une amie m’a demandé combien de temps je prévoyais rester à la maison avec mon nouveau-né. Quand je lui ai dit que je ne savais pas encore, car je voulais savoir si mon conjoint prendrait ou non des semaines de congé parental, elle m’a répondu : “Voyons! Ce n’est pas la job du gars de rester à la maison!”» – Marie-Pier

·         «Je jouais au soccer au parc après l’école et un garçon de ma classe m’a dit : “Tu fais quoi ici? Tu devrais être à la maison en train de cuisiner”. Ma réponse? : “Ne sois pas jaloux parce que tu n’es pas aussi bon que moi!”» – Jessica

·         «Une fois, un directeur qui recevait un client m’a demandé si je pouvais cogner à la porte une fois leur réunion commencée pour offrir des boissons pour que cela «paraisse bien». J’ai refusé, lui disant que ça ne faisait pas partie de mes tâches. Aurait-il demandé à un réceptionniste homme de faire la même chose? J’en doute!» – Caroline

Le sexisme ambiant est loin d’être mort. Il paraît si anodin qu’autant les hommes que les femmes en viennent encore trop souvent à le banaliser inconsciemment. Il est donc impératif de se mobiliser au quotidien et de dénoncer afin de désamorcer ce type de réflexion.

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