Le Cerro Rico en Bolivie : voyage au cœur de l’enfer

Publié le 19 novembre 2015

Je me retrouve en Bolivie dans la ville de La Paz qui culmine à 3600 mètres d’altitude. L’aéroport se trouve dans le quartier d'El Alto à 4061 mètres. J’ai littéralement le souffle coupé. J’ai vu une dame sortir de l’aéronef et s’écrouler en raison du manque d’oxygène à cette hauteur. Les chaises roulantes et bonbonnes d’oxygène sont courantes à cet aéroport.

L'objectif de ma visite est le Cerro Rico, la montagne qui mange les hommes. Voilà comment les locaux la surnomment. Avec sa forme triangulaire, le sommet culmine à 4800 mètres.

Daniel Charbonneau

Après quelques jours de visite et d’acclimatation dans cette gigantesque ville je prends un avion pour la ville de Sucre qui sera mon escale avant Potosi.

Potosi est une cité coloniale de plus de 100 000 habitants située à 4090 mètres d’altitude, ce qui en fait la plus haute ville du monde.

Cerro Rico : la montagne qui mange les hommes

L'objectif de ma visite est le Cerro Rico, la montagne qui mange les hommes. Voilà comment les locaux la surnomment. Avec sa forme triangulaire, le sommet culmine à 4800 mètres.

Dès 1545, les Espagnols commencèrent à extraire l’argent de la montagne entraînant des milliers de morts en raison des conditions précaires d’exploitation.

On raconte qu'avec les milliers de tonnes d'argent qui ont été extraites de la mine, on aurait pu construire une route entre l'Espagne et la Bolivie.

Je me réfère à une agence locale de Potosi pour organiser la visite de la mine.

Une fois habillé de la tête aux pieds, je pars en bus déglingué en direction du marché des mineurs. On leur achète quelques cadeaux (feuilles de coca, cigarettes, alcool et soda) et de la dynamite pour faire sauter un bout de la mine.  Des offrandes seront faites aux tios (diables) qui protègent les entrailles de la terre.

La visite dure 3 heures et est exténuante. L’oxygène est rare, chaque mouvement est fatigant. Des centaines de kilomètres de galerie ont transformé l’intérieur de la montagne en un dangereux labyrinthe instable.

À midi pile nous devons trouver refuge dans une petite grotte dans les entrailles de la montagne. Une énorme déflagration vient de retentir. La montagne tremble et les quelques touristes entassés avec moi suent à grosse goutte.

J’ai décidé de visiter la mine afin de prendre conscience des conditions de travail des mineurs.  La mine est un peu comme un énorme trésor dont n’a jamais profité la population locale, la ville étant la région la plus pauvre du pays. Ce fut une expérience inoubliable.

Daniel Charbonneau

J'ai passé 20 ans à parcourir la planète. J'ai fait quelques tours du monde, visité plus de 65 pays sur les cinq continents, parcouru toute la Terre sainte, marché sur la Muraille, touché le Taj Mahal et Petra, flotté sur la Mer Morte, vu Angkor Vat,  mangé une panoplie d’insectes, visité l’Iran, les Territoires palestiniens, traversé des frontières à pied et à vélo, côtoyé la joie, la pauvreté et la mort dans un hôpital de Delhi. Et ce n’est pas fini…

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Basketball masculin: les garçons ratent le doublé contre Montréal

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Le Cerro Rico en Bolivie : voyage au cœur de l’enfer

Publié le 19 novembre 2015

Je me retrouve en Bolivie dans la ville de La Paz qui culmine à 3600 mètres d’altitude. L’aéroport se trouve dans le quartier d'El Alto à 4061 mètres. J’ai littéralement le souffle coupé. J’ai vu une dame sortir de l’aéronef et s’écrouler en raison du manque d’oxygène à cette hauteur. Les chaises roulantes et bonbonnes d’oxygène sont courantes à cet aéroport.

L'objectif de ma visite est le Cerro Rico, la montagne qui mange les hommes. Voilà comment les locaux la surnomment. Avec sa forme triangulaire, le sommet culmine à 4800 mètres.

Daniel Charbonneau

Après quelques jours de visite et d’acclimatation dans cette gigantesque ville je prends un avion pour la ville de Sucre qui sera mon escale avant Potosi.

Potosi est une cité coloniale de plus de 100 000 habitants située à 4090 mètres d’altitude, ce qui en fait la plus haute ville du monde.

Cerro Rico : la montagne qui mange les hommes

L'objectif de ma visite est le Cerro Rico, la montagne qui mange les hommes. Voilà comment les locaux la surnomment. Avec sa forme triangulaire, le sommet culmine à 4800 mètres.

Dès 1545, les Espagnols commencèrent à extraire l’argent de la montagne entraînant des milliers de morts en raison des conditions précaires d’exploitation.

On raconte qu'avec les milliers de tonnes d'argent qui ont été extraites de la mine, on aurait pu construire une route entre l'Espagne et la Bolivie.

Je me réfère à une agence locale de Potosi pour organiser la visite de la mine.

Une fois habillé de la tête aux pieds, je pars en bus déglingué en direction du marché des mineurs. On leur achète quelques cadeaux (feuilles de coca, cigarettes, alcool et soda) et de la dynamite pour faire sauter un bout de la mine.  Des offrandes seront faites aux tios (diables) qui protègent les entrailles de la terre.

La visite dure 3 heures et est exténuante. L’oxygène est rare, chaque mouvement est fatigant. Des centaines de kilomètres de galerie ont transformé l’intérieur de la montagne en un dangereux labyrinthe instable.

À midi pile nous devons trouver refuge dans une petite grotte dans les entrailles de la montagne. Une énorme déflagration vient de retentir. La montagne tremble et les quelques touristes entassés avec moi suent à grosse goutte.

J’ai décidé de visiter la mine afin de prendre conscience des conditions de travail des mineurs.  La mine est un peu comme un énorme trésor dont n’a jamais profité la population locale, la ville étant la région la plus pauvre du pays. Ce fut une expérience inoubliable.

Daniel Charbonneau

J'ai passé 20 ans à parcourir la planète. J'ai fait quelques tours du monde, visité plus de 65 pays sur les cinq continents, parcouru toute la Terre sainte, marché sur la Muraille, touché le Taj Mahal et Petra, flotté sur la Mer Morte, vu Angkor Vat,  mangé une panoplie d’insectes, visité l’Iran, les Territoires palestiniens, traversé des frontières à pied et à vélo, côtoyé la joie, la pauvreté et la mort dans un hôpital de Delhi. Et ce n’est pas fini…

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