Le mont Rainier, ce géant américain

Le volcan de tous les dangers

Publié le 24 décembre 2015

Le mont Rainier culmine à 4392 mètres et est un volcan actif de la chaîne des Cascades situé dans l'État de Washington, à 100 km de Seattle. Chaque année environ 9000 personnes tentent de gravir son sommet. Seulement la moitié y arrive. Malheureusement un ou deux grimpeurs y trouvent la mort ou se blessent chaque saison. J'ai tenté le coup… deux fois plutôt qu'une!

L’expédition de 2008

En juin 2008 nous avons tenté le sommet, mais avons été confrontés à un vent violent de 100 km aux abords du col. À 50 mètres du rebord, nous avons pris la sage décision de rebrousser chemin.  Par la suite, toutes les cordées ont également emboîté le pas vers le camp de base.

Le soleil était  bien présent malgré un froid mordant de –20c. Les bourrasques de vents nous projetaient par terre et les cristaux de glace sur la neige nous fouettaient le visage et le casque ardemment comme une poignée de petite roche.

Le départ du camp de base s'effectue vers minuit pour nous permettre d'atteindre le sommet vers 6 du matin. L'aller et le retour du camp Shurman (situé à 2925 mètres) s'effectue au minimum en 10 heures.

Mais pourquoi partir de nuit à la frontale?

C'est le moment le plus sécuritaire pour franchir les séracs, des immenses blocs de glace gros comme des maisons qui deviennent parfois instables quand vers midi le soleil plombe.

Les crevasses béantes sont moins impressionnantes à l’aller dans le noir qu’au retour.

Les étoiles, la lueur des frontales et le lever du soleil sur le sommet sont mémorables. On ne s'aventure pas sur un glacier sans excellente connaissance en technique d'escalade et de sortie de crevasse. Heureusement, nous n'en sommes pas à nos premiers pas sur un glacier crevassé.

L’expédition maudite de 2014

Juillet 2014 : nous retentons le sommet. Mais cette fois avec encore moins de succès!

Pendant la montée au camp Shurman mes pôles de tente se sont décrochés de mon sac à dos et ont filé à une vitesse folle sur une pente de 40 degrés pour finir leur vie dans une béante crevasse. Impossible de les retrouver.

J’en suis resté sous le choc tout le reste de la journée.  Une tente sans pôles?  Un brûleur sur deux a également rendu l'âme. Cet accessoire est primordial pour la préparation de l'eau. Faire fondre la neige est une occupation ininterrompue au camp de base.

La pluie s'est ensuite abattue sur la région nous empêchant de progresser au-delà du camp de base. En haute montagne nous sommes à la merci de la météo.

Mont Blanc 2016

En août 2016 nous irons tenter le sommet du Mont Blanc en France.

À 4810 mètres le Mont Blanc est la plus haute montagne d'Europe de l'Ouest.

Une semaine en haute montagne et en refuge par l'itinéraire de l'Aiguille du Midi, en passant par le Mont Blanc du Tacul et le Mont Maudit.

D'ici là, nous continuerons de nous entraîner en escalade de glace et profiter du tout nouveau centre d’escalade intérieur (Canyon escalade). Ce centre est le plus haut du Québec et est situé à La Prairie et nous permet de continuer notre entraînement et perfectionnement à l'année.

Voici les membres de l’expédition 2008 : Daniel Charbonneau, Jean Desbiens, Patrick Paradis, Anne Miville-Deschênes.

Et ceux de l’expédition 2014 :  Daniel Charbonneau, Jean Desbiens, Benoît Giordano, Michel Desbiens, Chantal Francoeur, Gérard Guérin.

Daniel Charbonneau

J'ai passé 20 ans à parcourir la planète. J'ai fait quelques tours du monde, visité plus de 65 pays sur les 5 continents, parcouru toute la Terre sainte, marché sur la Muraille, touché le Taj Mahal et Petra, flotté sur la Mer Morte, vu Angkor Vat,  mangé une panoplie d’insectes, visité l’Iran, les Territoires palestiniens, traversé des frontières à pied et à vélo, côtoyé la joie, la pauvreté et la mort dans un hôpital de Delhi. Et ce n’est pas fini…

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