Des classiques à redécouvrir sous l'archet d'Alexandre Da Costa

Publié le 17 janvier 2016

Le violoniste Alexandre Da Costa et son Stradivarius accompagneront l'Orchestre symphonique de Longueuil les 21 et 23 janvier à l'église Sainte-Famille.

©Photo: Gracieuseté

MUSIQUE CLASSIQUE. Le violoniste Alexandre Da Costa est un habitué des concerts de l'Orchestre symphonique de Longueuil. Cet hiver, il propose un spectacle grand public avec l'interprétation de pièces incontournables: Les quatre saisons d'Antonio Vivaldi et Les quatre saisons de Buenos Aires d'Astor Piazzolla, qui se veulent un clin d'œil au classique des classiques.

«Tout le monde connait Les quatre saisons; c'est une pièce qui tourne, qui tourne et qui tourne, c'est toujours un plaisir de la jouer et de l'entendre, dit le soliste. Avec Piazzolla, on ajoute les rythmes argentins, le tango.»

Une longue complicité

Alexandre Da Costa connaît Maestro Marc David depuis une bonne quinzaine d'années et ils ont depuis développé une belle amitié. «On se parle beaucoup; on a des idées similaires.»

Même s'il connaît bien les pièces qu'il interprétera, le musicien doit tout de même s'astreindre à de nombreuses répétitions en solitaire avant de se joindre à l'orchestre pour quatre répétions, deux jours avant le concert.

«C'est intense et très concentré. On doit tous être sur la même longueur d'ondes. En musique classique, tu n'as pas de deuxième chance pour être parfait. Mais nous sommes tous professionnels et ça fonctionne très bien.»

Après les concerts à l'église Sainte-Famille de Boucherville les 21 et 23 janvier, le musicien se dirigera vers Toronto, puis Séville et enfin l'Allemagne. Sans compter ses séjours en Australie, où il enseigne.

«C'est une vie exotique, très occupée et diversifiée. J'ai la chance de choisir davantage mes projets qu'avant, je ne fais rien de reculons. C'est un grand luxe!»

À la fin de 2016, il débutera au Québec une tournée mondiale qui lui tient particulièrement à cœur avec les pièces d'un disque qu'il a enregistré à l'automne avec l'Orchestre symphonique de Vienne.

Jouer sur un Stradivarius

Grâce à l'appui de la Fondation Caminex, Alexandre Da Costa a la chance de jouer sur un violon Stradivarius «Di Barbaro» de 1727.

«C'est un instrument de travail et j'y tiens comme à la prunelle de mes yeux, mais en même temps, c'est un objet de la vie quotidienne. Je n'ai pas peur de le sortir de sa boîte, j'ai des yeux tout le tour de la tête.»

Ce qui fait la beauté de l'instrument, c'est notamment sa conception très précise, à la main, la formule unique de son vernis et le choix du bois, issu d'une forêt italienne à une époque glaciaire, ce qui lui donne un son particulier.

«Il n'y avait pas d'obsolescence programmée à l'époque! Et il ne faut pas oublier sa plus grande force: tous les musiciens qui en ont joué depuis trois siècles. Un instrument qui ne sert pas meurt.»

Le concert Les huit saisons d'Alexandre est présenté à l'église Sainte-Famille de Boucherville le 21 janvier à 20h et le 23 janvier à 19h30.

Rens.: osdl.ca

Des classiques à redécouvrir sous l'archet d'Alexandre Da Costa

Publié le 17 janvier 2016

Le violoniste Alexandre Da Costa et son Stradivarius accompagneront l'Orchestre symphonique de Longueuil les 21 et 23 janvier à l'église Sainte-Famille.

©Photo: Gracieuseté


MUSIQUE CLASSIQUE. Le violoniste Alexandre Da Costa est un habitué des concerts de l'Orchestre symphonique de Longueuil. Cet hiver, il propose un spectacle grand public avec l'interprétation de pièces incontournables: Les quatre saisons d'Antonio Vivaldi et Les quatre saisons de Buenos Aires d'Astor Piazzolla, qui se veulent un clin d'œil au classique des classiques.

«Tout le monde connait Les quatre saisons; c'est une pièce qui tourne, qui tourne et qui tourne, c'est toujours un plaisir de la jouer et de l'entendre, dit le soliste. Avec Piazzolla, on ajoute les rythmes argentins, le tango.»

Une longue complicité

Alexandre Da Costa connaît Maestro Marc David depuis une bonne quinzaine d'années et ils ont depuis développé une belle amitié. «On se parle beaucoup; on a des idées similaires.»

Même s'il connaît bien les pièces qu'il interprétera, le musicien doit tout de même s'astreindre à de nombreuses répétitions en solitaire avant de se joindre à l'orchestre pour quatre répétions, deux jours avant le concert.

«C'est intense et très concentré. On doit tous être sur la même longueur d'ondes. En musique classique, tu n'as pas de deuxième chance pour être parfait. Mais nous sommes tous professionnels et ça fonctionne très bien.»

Après les concerts à l'église Sainte-Famille de Boucherville les 21 et 23 janvier, le musicien se dirigera vers Toronto, puis Séville et enfin l'Allemagne. Sans compter ses séjours en Australie, où il enseigne.

«C'est une vie exotique, très occupée et diversifiée. J'ai la chance de choisir davantage mes projets qu'avant, je ne fais rien de reculons. C'est un grand luxe!»

À la fin de 2016, il débutera au Québec une tournée mondiale qui lui tient particulièrement à cœur avec les pièces d'un disque qu'il a enregistré à l'automne avec l'Orchestre symphonique de Vienne.

Jouer sur un Stradivarius

Grâce à l'appui de la Fondation Caminex, Alexandre Da Costa a la chance de jouer sur un violon Stradivarius «Di Barbaro» de 1727.

«C'est un instrument de travail et j'y tiens comme à la prunelle de mes yeux, mais en même temps, c'est un objet de la vie quotidienne. Je n'ai pas peur de le sortir de sa boîte, j'ai des yeux tout le tour de la tête.»

Ce qui fait la beauté de l'instrument, c'est notamment sa conception très précise, à la main, la formule unique de son vernis et le choix du bois, issu d'une forêt italienne à une époque glaciaire, ce qui lui donne un son particulier.

«Il n'y avait pas d'obsolescence programmée à l'époque! Et il ne faut pas oublier sa plus grande force: tous les musiciens qui en ont joué depuis trois siècles. Un instrument qui ne sert pas meurt.»

Le concert Les huit saisons d'Alexandre est présenté à l'église Sainte-Famille de Boucherville le 21 janvier à 20h et le 23 janvier à 19h30.

Rens.: osdl.ca