David Myles, là où l'inspiration le mène

Ali Dostie ali.dostie@tc.tc
Publié le 20 octobre 2016

David Myles sera au P'tit bar de Jean-Louis du Théâtre de la Ville les 21 octobre et 23 novembre.

©Photo: Gracieuseté

CHANSON. David Myles, amoureux de la musique, explore et embrasse tous les styles. Le 21 octobre, le chanteur et ses deux acolytes empliront le P'tit bar de Jean-Louis du Théâtre de la Ville des sonorités soul, R&B et bluegrass.

«Dans ce spectacle, je chante des chansons de tous mes projets, mais on se retrouve dans l'univers des années 50. J'aime beaucoup cette énergie; c'est vivant et très accessible. J'adore Ray Charles, Sam Cooke, Elvis même! Je reviens toujours à ce monde, je ne sais pas pourquoi», raconte le prolifique chanteur, qui cumule une dizaine d'albums depuis 2005.

David Myles partagera la scène avec le guitariste Alan Jeffries et le contrebassiste Kyle Cunjak, musiciens avec qui il collabore depuis longtemps. Le chanteur originaire de Fredericton et résident d'Halifax entame cet automne une tournée québécoise. Au cours des deux dernières années, il a déjà livré des prestations à Sept-Îles et Fermont, notamment, mais se produit pour une première fois dans la région de Montréal.

La musique avant tout

Du country au hip hop, en passant par le jazz et la musique latine, il a tout fait, mais ce qui demeure, c'est son côté «crooner folk».

Ce qu'il offrira sur scène à Longueuil s'éloigne donc quelque peu de son dernier projet, l'album Here Now, dans lequel il plonge dans la pop, avec un soupçon de hip hop grâce à la collaboration de Classified. «Cet album, c'est le seul dans lequel je suis dans le présent!, rigole-t-il, C'est mon projet le plus contemporain.»

Myles n'en est pas à sa première collaboration avec Classified, avec qui il a remporté le JUNO 2013 de la chanson rap de l'année pour Inner Ninja, la chanson rap canadienne la plus vendue de l'histoire.

«Je suis un peu comme un musicologiste. J'adore la musique et peut-être plus qu'avant. Je suis toujours en train d'acheter des albums; il n'y a plus de place dans la maison! Mais comme artiste, faire un peu de tout me permet de voir comment ça marche. Je n'hésite pas à aller vers quelque chose si je sens l'inspiration. J'admire les artistes prolifiques», lance-t-il, citant Willy Nelson, Duke Hellington et David Bowie.

David Myles est entrée dans le monde de la musique en apprenant la trompette, puis a appris la guitare et s'est mis à l'écriture.

En français

À peine Here Now terminé, Myles a déjà le pied dans un autre projet, celui d'un album en français. Bien qu'il s'exprime très bien dans la langue de Molière, le chanteur devra acquérir un certain bagage.

«C'est un autre défi, un tout autre monde. On n'utilise pas la langue de la même façon. Il y a une poésie qui n'est pas dans la langue parlée. En rencontrant cette semaine des artistes comme Florence K et Caracol, je m'aperçois que je vais beaucoup apprendre.»

C'est d'ailleurs avec ces créateurs qu'il souhaite collaborer pour cette aventure francophone. Quant à la sonorité de ce futur album, David Myles n'en sait rien pour le moment, mais a avoué sa grande admiration pour le travail du réalisateur François Fontaine, derrière l'album de Marie-Pier Arthur.