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Salon du printemps: Quand les artistes rencontrent le public


Publié le 21 mars 2017

France Migner et son oeuvre New York, La Havane, créée en 2016.

©Photo: Gracieuseté

ARTS VISUELS. «Quand quelqu'un que tu ne connais pas vit un coup de cœur pour ton œuvre et te fais de bons commentaires, rien ne bat ça! C'est extraordinaire, il n'y a pas de mots!»

France Migner est l'artiste-peintre invitée du Salon du printemps de l'Association des artistes peintres de Longueuil (AAPL), qui sera présenté à la salle Jean-Louis-Millette du Théâtre de la Ville, du 24 au 26 mars. Elle y exposera une quinzaine de ses œuvres, parmi 42 artistes participants.

Tant pour cette artiste que pour la présidente de l'AAPL Claude Chartré, le plaisir de peindre est aussi lié aux expositions. «Comme artiste, on a besoin de ce regard de l'autre. C'est toujours nourrissant et stimulant. Ça te donne le goût de retourner dans l'atelier», partage Mme Chartré.

France Migner renchérit. «La réaction des enfants est aussi très drôle. Certains, en voyant de l'abstrait, disent qu'ils sont capables aussi de faire des barbouillages. Mais de voir les yeux émerveillés, c'est la plus belle récompense!»

Nouveauté pour cette 28e édition, le Salon du printemps propose aussi l'exposition de grands formats, ce qui sait toujours capter l'attention du public. «Il y en aura pour tous les goûts. Il faut venir, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux!», image Mme Chartré.

Les visiteurs pourront aussi assister à des prestations de peinture en direct, à partir de modèles vivants, et participer à des tirages.

Se détacher d'une œuvre

Si le plaisir de vendre une œuvre est bien réel, il arrive que s'en détacher aussi difficile.

«Même après cinq ans, je me dis qu'il ne fallait pas qu'elle parte, évoque Claude Chartré à propos d'une toile qu'elle affectionnait beaucoup. Je l'avais fait d'un seul trait. Et je sais que je ne referai jamais ça.»

La toile faisait partie de sa «période bleue» et était inspirée d'un modèle vivant.

France Migner a elle aussi déjà vécu de type de déchirement. «Tu sens que c'est la page la plus importante de ton journal», illustre-t-elle.

Parcours atypique

France Migner décrit son travail artistique actuel – du collage et de l'acrylique – comme une synthèse de tout ce qu'elle a pu explorer, de la gravure au figuratif, en passant par l'abstraction lyrique, qu'elle a apprisw au cours d'ateliers chez le frère Jérôme, un ami de Borduas.

Elle a produit notamment deux séries d'œuvres, celles sur le canal Lachine puis une série d'inspiration cubaine.

Depuis sa découverte de l'installation, elle n'hésite pas à intégrer des objets dans ses toiles. Elle reprend le titre d'un article déjà écrit à son propos pour qualifier son travail. «"La richesse de l'art pauvre", c'est exactement ça, estime-t-elle. Je récupère des objets, un peu de tout, pour en faire quelque chose de riche.»

Vernissage le 24 mars de 19h30 à 21h30. Samedi et dimanche: 13h à 17h.

Francine Migner est l'artiste-peintre invitée du Salon du printemps de l'Association des artistes peintres de Longueuil (AAPL), qui sera présenté à la salle Jean-Louis-Millette du Théâtre de la Ville, du 24 au 26 mars. Elle y exposera une quinzaine de ses œuvres, parmi 42 artistes participants.

Tant pour cette artiste que pour la présidente de l'AAPL Claude Chartré, le plaisir de peindre est aussi lié aux expositions. «Comme artiste, on a besoin de ce regard de l'autre. C'est toujours nourrissant et stimulant. Ça te donne le goût de retourner dans l'atelier», partage Mme Chartré.

Francine Migner renchérit. «La réaction des enfants est aussi très drôle. Certains, en voyant de l'abstrait, disent qu'ils sont capables aussi de faire des barbouillages. Mais de voir les yeux émerveillés, c'est la plus belle récompense!»

Nouveauté pour cette 28e édition, le Salon du printemps propose aussi l'exposition de grands formats, ce qui sait toujours capter l'attention du public. «Il y en aura pour tous les goûts. Il faut venir, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux!», image Mme Chartré.

Les visiteurs pourront aussi assister à des prestations de peinture en direct, à partir de modèles vivants, et participer à des tirages.

Se détacher d'une œuvre

Si le plaisir de vendre une œuvre est bien réel, il arrive que s'en détacher est aussi difficile.

«Même après cinq ans, je me dis qu'il ne fallait pas qu'elle parte, évoque Claude Chartré à propos d'une toile qu'elle affectionnait beaucoup. Je l'avais fait d'un seul trait. Et je sais que je ne referai jamais ça.»

La toile faisait partie de sa «période bleue» et était inspirée d'un modèle vivant.

Francine Migner a elle aussi déjà vécu de type de déchirement. «Tu sens que c'est la page la plus importante de ton journal», illustre-t-elle.

Parcours atypique

Francine Migner décrit son travail artistique actuel – du collage et de l'acrylique – comme une synthèse de tout ce qu'elle a pu explorer, de la gravure au figuratif, en passant par l'abstraction lyrique, qu'elle a appris au cours d'ateliers chez le frère Jérôme, un ami de Borduas.

Elle a produit notamment deux séries d'œuvres, celles sur le canal Lachine puis une série d'inspiration cubaine.

Depuis sa découverte de l'installation, elle n'hésite pas à intégrer des objets dans ses toiles. Elle reprend le titre d'un article déjà écrit à son propos pour qualifier son travail. «La richesse de l'art pauvre, c'est exactement ça, estime-t-elle. Je récupère des objets, un peu de tout, pour en faire quelque chose de riche.»

Vernissage le 24 mars de 19h30 à 21h30. Samedi et dimanche: 13h à 17h.

Claude Chartré et France Migner.

©Photo: TC media - Ali Dostie