Stéphanie Bédard se joint à l'Orchestre symphonique de Longueuil pour une soirée disco


Publié le 24 mars 2017

Stéphanie Bédard est convaincue qu'avec Gardy Fury sur scène, ils prépareront bien quelques pas de danse.

©(Photo: Gracieuseté Serge Beauchemin)

MUSIQUE. À un projet impliquant un orchestre symphonique, «je ne pourrai jamais dire non», tranche la chanteuse Stéphanie Bédard. Voilà pourquoi elle partagera la scène avec Marc Hervieux, Gardy Fury, Kim Richardson et l'Orchestre symphonique de Longueuil (OSDL), pour un spectacle alliant classique… et disco.

«Il y a aura de la paillette et des pantalons éléphants!», lance Stéphanie Bédard, résumant à la blague Disco symphonique qui sera présenté le 29 mars à L'Étoile Banque Nationale.

Celle qui se souvient de la musique disco qu'écoutaient ses parents quand elle était enfant assure surtout que le spectacle saura rallier tous les amateurs de musique.

«Ça ratisse large. Tout le monde a sa toune  disco. C'est une musique super enjouée, qui donne le goût de danser. Oui, ça va rejoindre ceux qui ont connu l'époque mythique du disco, mais on retrouve aussi du disco dans la pop aujourd'hui, avec certains beats et le hi-hat

Et le mariage classique et disco n'a rien de bien étrange pour Stéphanie Bédard. «On ne le remarque pas toujours, mais il y a beaucoup de cordes dans les chansons disco. C'est le cas de Funky Town et de plein d'autres chansons aussi», donne-t-elle en exemple.

L'énergie d'un orchestre

Stéphanie Bédard n'en est pas à son premier projet avec un orchestre symphonique. L'an dernier, elle a notamment été de la distribution de Plamondon, le projet au Casino de Montréal, également avec l'OSDL. Elle se considère très chanceuse que Marc Hervieux ait à nouveau pensé à elle pour ce spectacle.

«Un orchestre symphonique, c'est super organique. Les musiciens n'ont pas de micro et ça fait une grande différence. La musique ne vient pas de la même place, elle passe ailleurs dans le corps, explique-t-elle. Quand tu as 20 violons derrière toi, c'est très fort au niveau de l'énergie.»

Celle qui s'est fait découvrir à Star Académie en 2005 puis à The Voice en 2011 a aussi vanté le travail du chef de l'OSDL, Marc David. «C'est un chef très sensible aux chanteurs. Il a une très bonne écoute, il nous suit. Je suis en totale confiance avec lui.»

À la dernière minute

Orchestre symphonique – et nombreux horaires du temps à coordonner – oblige, les répétitions ne se font que deux jours avant le soir de représentation.

«Je viens de recevoir la liste de chansons que je devrai interpréter. Je vais les apprendre à l'endroit et à l'envers! Comme c'est avec un orchestre, tout doit concorder, on n'a pas beaucoup le temps de s'ajuster. Il me reste… 11 jours. Ouf!»

Un autre important projet tient aussi Stéphanie Bédard bien occupée, soit celui de son prochain album. Jusqu'à maintenant trois chansons sont prêtes et la chanteuse est à la recherche de subvention. «Je m'autoproduis. Avec les maisons de disque, c'est plus complexe, alors on sait que l'autoproduction, c'est la voie maintenant.»

La sortie de l'album est prévue pour l'automne.