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L'auteure Parisa Reza remporte le prix littéraire Québec-France


Publié le 7 avril 2017

La lauréate du prix littéraire Québec-France Marie-Claire Blais, Parisa Reza, était à la librairie Alire de Place Longueuil, ce mardi.

©Gracieuseté – Jacques Landry

HONNEURS. Parisa Reza, auteure française d'origine iranienne, obtient le prix littéraire Québec-France Marie-Claire Blais pour son roman Les jardins de consolation. Le prix lui a été remis au Salon international du livre de Québec, ce jeudi.

Avec un premier roman plongeant le lecteur dans l’intimité d’une famille iranienne, entre 1920 et 1950, Parisa Reza a séduit le jury du réseau Québec-France. Elle y raconte l'histoire des membres d'une famille de l'est de l'Iran qui se retrouvent projetés et tiraillés dans la modernité de la ville. Sur fond de bouleversements politiques et sociaux, cette fresque littéraire est aussi un grand roman d’amour.

Comme un fleuve tranquille

Celle qui avait remporté le prix Senghor 2015 du premier roman francophone est en tournée dans six villes du Québec. De passage à Longueuil pour rencontrer les membres de l'association Québec-France Montérégie, la romancière a offert une conférence tout en générosité, mardi, à la librairie Alire de la Place Longueuil.
Certains des membres du jury, qui étaient présents, ont salué «un style poétique; une écriture juste et fluide, comme un fleuve tranquille».
«C'est la première fois que je viens au Québec et je suis honorée de recevoir ce prix, a exprimé Mme Reza. Les livres et les personnages ont une vie propre. Lorsque l'on finit d'écrire un livre, il s'en va et on ne sait pas jusqu'où il va nous mener.»
Le livre, qui est sorti en France en 2015, a été traduit en anglais, en italien et vient d'être publié aux États-Unis. Il devrait bientôt être traduit en persan.

Le reflet de deux cultures

Née à Téhéran en 1955 dans une famille d'intellectuels, Parisa Reza s’est inspirée d’anecdotes familiales pour écrire l'histoire de Talla et Sardar, un jeune couple issu de familles paysannes et illettrées.
«À 9 ans, je voulais déjà écrire, se rappelle-t-elle. Si je n'étais pas venue en France et si je n'avais pas été confrontée à l'apprentissage d'une nouvelle langue, j'aurais écrit à 20 ans.»
Arrivée en France à 17 ans, la langue maternelle de l'écrivaine est le persan. Vivant désormais à Paris, elle n'est pas retournée en Iran depuis 15 ans.
«L'Iran est en moi, précise-t-elle. Et je suis très proche et attachée à mes souvenirs. Je veux écrire sur le reflet des deux mondes: orient et occident. Je pense que c'est là toute ma force en tant qu'auteure.»

Son deuxième roman Le parfum de l'innocence sort ce mois-ci en France. Elle travaille également sur quatre autres projets de livre, tous retraçant l'histoire de l'Iran à travers les époques.