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Martin Bernier avoue avoir tué Suzanne Dufour


Publié le 20 mars 2017

Suzanne Dufour a été assassinée chez elle à L'Intermède, une résidence pour personnes âgées, le 18 juillet 2013.

©TC Media - Archives

Martin Bernier avoue avoir causé la mort de sa conjointe le 18 juillet 2013. Son procès, qui s'est entamé aujourd'hui, portera sur la préméditation et l'intention criminelle de son geste.

Martin Bernier, 52 ans, est accusé de meurtre prémédité.

Dès le début de l'audience, le procureur de la Couronne, Me Karim Ainmelk, a lu une liste d'admissions dans laquelle Bernier reconnaît avoir causé la mort de Mme Dufour.

«L'accusé reconnaît ce fait, vous pouvez donc le considérer comme avéré. Ce qui est contesté, c'est l'intention criminelle, la préméditation et le propos délibéré», a-t-il expliqué au jury composé de six hommes et six femmes.

Un sac sur la tête

Me Ainmelk a annoncé certains éléments de preuve qui seront présentés ultérieurement. Il compte notamment démontrer que, lorsque Suzanne Dufour a été trouvée, elle était assise sur une chaise. Elle avait un sac en plastique sur la tête et du ruban adhésif sur la bouche.

Bernier aurait admis dès son arrestation qu'il a tué Suzanne Dufour. Il aurait toutefois affirmé qu'il souhaitait abréger ses souffrances.

Mme Dufour souffrait de paralysie cérébrale et avait un problème d'alcoolémie chronique.

Des idées suicidaires?

Selon le témoignage de la travailleuse sociale de Mme Dufour, Claudiane Gaudreau, la victime était solitaire, mais n'avait pas d'idées suicidaires depuis son arrivée à l'Intermède.

«Elle n'était pas dépressive, mais n'avait pas la soif de vivre. Elle n'avait pas d'idées suicidaires, mais des fois quand elle avait une mauvaise journée, elle disait qu'elle préférerait être morte qu'être dans cet état-là», a relaté Mme Gaudreau.

Mme Gaudreau a décrit l'accusé comme un homme calme et comme un bon conjoint.

En contre-interrogatoire, l'avocate de Bernier, Me Mélanie Grégoire, a souligné que Mme Dufour avait été hospitalisée pour des paroles suicidaires dans les mois précédant le drame. Mme Gaudreau a répondu que ces paroles n'avaient pas été prononcées en sa présence.