Le chemin de Chambly célèbre ses 350 ans

Le chemin de Chambly célèbre ses 350 ans

Le chemin de Chambly célèbre ses 350 ans.

HISTOIRE. Il y a 350 ans s’achevait la construction de l’un des plus importants pans d’histoire de notre coin de pays et qui continue, encore aujourd’hui, de façonner la vie des gens d’ici; il s’agit bien sûr du chemin de Chambly.

Première route au Canada, le chemin de Chambly – anciennement nommé route numéro 1 – est solidement ancré dans l’histoire de la Rive-Sud. C’est le régiment de Carignan-Salières, installé au fort Chambly, qui a amorcé sa construction en 1665, afin de relier Chambly à Longueuil.

La construction de la route a nécessité deux ans de travaux, de 1665 à 1666, en raison dela présence de marécages dans le secteur de Longueuil. Le chemin de Chambly, initialement construit en terre battue, a été recouvert plus tard de madriers de bois et finalement de macadam (pierres concassées) afin de faciliter le transport des marchandises.

Au cours du XIXe siècle et au début du siècle suivant, quatre postes de péage ont été mis en place sur le long du chemin – un à Chambly, deux à Saint-Hubert et un à Longueuil. Durant cette période, le chemin de Chambly s’est imposé pour devenir l’artère routière le plus importante de la Rive-Sud, accueillant même le premier centre d’achat moderne de la région, le Centre Jacques Cartier.

Dans la seconde moitié du XXe siècle, la route a été progressivement délogée par les boul. Roland-Therrien et Taschereau, ce qui lui a néanmoins permis de garder une dimension plus «humaine», selon la présidente de la Société historique et culturelle du Marigot, Louise Levac.

Si l’artère a certes perdu quelque peu de son charme d’antan, le chemin de Chambly reste ancré dans l’histoire et la vie des gens de Longueuil et de la Rive-Sud.

Pour Louise Levac, «le chemin de Chambly est vraiment l’épine dorsale de Longueuil et Saint-Hubert. On devrait porter davantage attention à ce qui le borde, afin de tenir compte de son importance patrimoniale.»

Événement festif

La Société historique et culturelle du Marigot a souligné la fin du 350e anniversaire du chemin de Chambly lors d’un évènement festif tenu le 13 décembre au centre Jeanne-Dufresnoy. Les personnes présentes ont pu en apprendre un peu plus sur cette artère routière de grande importance pour la région.

L’événement qui a attiré plus de 80 personnes a mis en vedette une exposition sur le régiment de Carignan-Salières ainsi qu’une table ronde avec le professeur titulaire de l’École d’urbanisme et d’architecture du paysage de la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal, Gérard Beaudet, et Raymond Ostiguy, de la Société d’histoire de la seigneurie de Chambly.

L’intervention théâtrale de comédiens incarnant des personnages qui ont marqué l’histoire de la région, dont le peintre d’origine néerlandaise Cornelius Krieghoff, qui a immortalisé le chemin de Chambly et les paysages de la Rive-Sud dans plusieurs de ses œuvres, ainsi que la célèbre chanteuse La Bolduc, qui a consacré l’une de ses chansons au passage du dirigeable R-100 – qui a fait escale à l’aéroport de Saint-Hubert en 1930 –, a su ajouter du piment à la soirée, qui a remporté un vif succès selon la directrice générale de la Société historique, Louise Levac.