Changements climatiques: le plan de Trudeau «dans les prochains mois»

Publié le 30 novembre 2015

Outre Justin Trudeau, de nombreux premiers ministres provinciaux sont sur place, au Bourget, dont Philippe Couillard.

©La Presse Canadienne

FRANCE. Le premier ministre Justin Trudeau a assuré ses homologues des quatre coins de la planète que le Canada allait en faire davantage pour s'attaquer aux changements climatiques, sans pour autant s'engager sur un calendrier précis pour mettre son plan en œuvre.

Près de 150 chefs d'État et de gouvernement se sont attablés pour le premier jour de travail du sommet des Nations unies sur les changements climatiques, dont l'objectif est de conclure un accord universel permettant de maintenir le réchauffement planétaire sous la barre des 2 degrés Celsius.

Dans un point de presse au Bourget, lundi, M. Trudeau a répété qu'il s'était fait élire avec le mandat de lutter contre les changements climatiques. Interrogé plusieurs fois sur le temps que cela prendra avant que ce plan soit mis en œuvre, M. Trudeau a préféré rester vague.

S'adressant en salle plénière un peu plus tard, il a toutefois laissé entendre que ce serait davantage une question de «mois» que d'années.

«Nos provinces exercent un leadership au Canada en matière de changements climatiques et au cours des mois à venir, nous élaborerons un cadre pancanadien pour nous aider à mettre en œuvre l'accord de Paris», a-t-il lancé dans son discours.

«Ce cadre comprendra des cibles nationales de réduction des émissions et, plus important encore, un plan concret pour les atteindre», a-t-il ajouté.

M. Trudeau a par ailleurs annoncé que le Canada investira un total de 300 M$ dans le cadre de l'initiative <@Ri>Mission Innovation<@$p>, une mobilisation d'importants investissements publics et privés pour le développement des énergies propres initiée par les États-Unis et regroupant une vingtaine de pays.

M. Trudeau a été parmi les premiers à se rendre sur place, au Bourget, tôt en matinée, pour être salué par le président français François Hollande et le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon.

Dans son discours d'ouverture, M. Hollande a accueilli ses homologues avec des mots très forts, les laissant mesurer l'ampleur de leur responsabilité. «Jamais l'enjeu d'une réunion internationale n'avait été aussi élevé. Car il s'agit de l'avenir de la planète, de l'avenir de la vie.»

Faute de temps, M. Trudeau se présente à Paris avec les cibles de réduction des émissions de gaz à effets de serre (GES) adoptées par le gouvernement conservateur précédent, soit une baisse de 30% par rapport à 2005, d'ici 2030. Son gouvernement a toutefois laissé savoir que c'était une cible «plancher», qui serait éventuellement bonifiée.

De nombreux premiers ministres provinciaux sont également sur place, au Bourget, dont Philippe Couillard.

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