Frappes aériennes: l'OTAN comprend la décision du Canada, selon Dion

Publié le 1 décembre 2015

Le ministre des Affaires étrangères du Canada, Stéphane Dion, a rencontré mardi au siège de l'OTAN, à Bruxelles, le chef de la diplomatie américaine John Kerry.

©The Associated Press

BRUXELLES. Le ministre des Affaires étrangères Stéphane Dion s'est rendu à sa première rencontre avec ses partenaires de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) en suggérant qu'il n'aurait pas à les convaincre quant à la décision du Canada de mettre fin éventuellement à sa campagne de bombardements au Moyen-Orient.

D'autres pays, dont plusieurs alliés de l'OTAN, comprennent que les avions chasseurs du Canada ont joué un rôle modeste dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe armé État islamique (ÉI), a soutenu M. Dion. Le Canada sera beaucoup plus efficace en augmentant sa contribution sur la formation des troupes locales, a-t-il souligné, en chemin vers sa rencontre avec ses homologues de l'alliance.

Le pays peut faire beaucoup plus que de participer à seulement deux pour cent des frappes aériennes de la coalition, a-t-il ajouté.

Les signaux que le premier ministre Justin Trudeau et lui-même ont reçus aux dernières rencontres internationales laissent croire que la nouvelle politique du Canada était «bien comprise», a-t-il affirmé.

On ne sait pas encore précisément quand les appareils canadiens seront rappelés – et à quoi ressemblerait une plus grande contribution à la formation des soldats sur le terrain – mais M. Dion pourrait se voir offrir plusieurs scénarios à la rencontre ministérielle de deux jours.

L'intervention contre le groupe ÉI n'est pas une mission de l'OTAN, mais presque tous ses membres contribuent d'une certaine manière à la coalition dirigée par les États-Unis.

L'alliance militaire a annoncé l'été dernier qu'elle lançait un programme de «renforcement des capacités» de l'armée irakienne, mais elle n'a pas fixé d'échéance pour les entraînements qui ont lieu en Turquie et en Jordanie. Elle considérait plusieurs options, dont celle de lutter contre les explosifs artisanaux, la neutralisation de bombes, le déminage, la planification civilo-militaire, la cyberdéfense, et de l'aide médicale.

L'avancement des plans et de l'enrôlement des contingents n'est pas encore connu, mais il est clair que le gouvernement Trudeau est plus disposé à accepter les initiatives de l'OTAN que le précédent gouvernement dans les dernières années.

Sous la gouverne des conservateurs, le Canada était davantage dans les rangs des États-Unis et était plus chaud à l'idée d'adhérer à des coalitions ad hoc – comme celle contre le groupe ÉI.

«Le Canada sera un partenaire positif. Nous voulons nous réengager dans le multilatéralisme et l'OTAN est au cœur de cette (démarche)», a expliqué le ministre Dion.

La Presse Canadienne

En manchette

Littérature: élucider le sacré

LIVRE. La blogueuse et auteure Josée Durocher l'avoue d'emblée: elle ne s'y connaissait pas beaucoup en féminin et masculin sacrés avant d'amorcer les recherches et les entrevues pour son tout dernier ouvrage, Sacrés! Le féminin et le masculin vus autrement. Après coup, elle est d'avis que cette aventure l'a grandement enrichie.

Frappes aériennes: l'OTAN comprend la décision du Canada, selon Dion

Publié le 1 décembre 2015

Le ministre des Affaires étrangères du Canada, Stéphane Dion, a rencontré mardi au siège de l'OTAN, à Bruxelles, le chef de la diplomatie américaine John Kerry.

©The Associated Press


BRUXELLES. Le ministre des Affaires étrangères Stéphane Dion s'est rendu à sa première rencontre avec ses partenaires de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) en suggérant qu'il n'aurait pas à les convaincre quant à la décision du Canada de mettre fin éventuellement à sa campagne de bombardements au Moyen-Orient.

D'autres pays, dont plusieurs alliés de l'OTAN, comprennent que les avions chasseurs du Canada ont joué un rôle modeste dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe armé État islamique (ÉI), a soutenu M. Dion. Le Canada sera beaucoup plus efficace en augmentant sa contribution sur la formation des troupes locales, a-t-il souligné, en chemin vers sa rencontre avec ses homologues de l'alliance.

Le pays peut faire beaucoup plus que de participer à seulement deux pour cent des frappes aériennes de la coalition, a-t-il ajouté.

Les signaux que le premier ministre Justin Trudeau et lui-même ont reçus aux dernières rencontres internationales laissent croire que la nouvelle politique du Canada était «bien comprise», a-t-il affirmé.

On ne sait pas encore précisément quand les appareils canadiens seront rappelés – et à quoi ressemblerait une plus grande contribution à la formation des soldats sur le terrain – mais M. Dion pourrait se voir offrir plusieurs scénarios à la rencontre ministérielle de deux jours.

L'intervention contre le groupe ÉI n'est pas une mission de l'OTAN, mais presque tous ses membres contribuent d'une certaine manière à la coalition dirigée par les États-Unis.

L'alliance militaire a annoncé l'été dernier qu'elle lançait un programme de «renforcement des capacités» de l'armée irakienne, mais elle n'a pas fixé d'échéance pour les entraînements qui ont lieu en Turquie et en Jordanie. Elle considérait plusieurs options, dont celle de lutter contre les explosifs artisanaux, la neutralisation de bombes, le déminage, la planification civilo-militaire, la cyberdéfense, et de l'aide médicale.

L'avancement des plans et de l'enrôlement des contingents n'est pas encore connu, mais il est clair que le gouvernement Trudeau est plus disposé à accepter les initiatives de l'OTAN que le précédent gouvernement dans les dernières années.

Sous la gouverne des conservateurs, le Canada était davantage dans les rangs des États-Unis et était plus chaud à l'idée d'adhérer à des coalitions ad hoc – comme celle contre le groupe ÉI.

«Le Canada sera un partenaire positif. Nous voulons nous réengager dans le multilatéralisme et l'OTAN est au cœur de cette (démarche)», a expliqué le ministre Dion.

La Presse Canadienne