Secteur public: entente de principe entre Québec et les syndicats

Publié le 17 décembre 2015

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux

©La Presse Canadienne/Jacques Boissinot

NÉGOCIATIONS. Ce qui paraissait impossible au départ s'est finalement produit: Québec a réussi hier à conclure une entente de principe avec les syndicats représentant les employés de l'État.

Au terme d'un marathon de négociations intensives entrepris mercredi à 17 heures, entre le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, et les chefs des cinq centrales syndicales impliquées, les deux parties ont annoncé jeudi en fin de journée avoir conclu un accord de principe devant toutefois être entériné par les diverses instances et fédérations des syndicats composant le front commun avant de devenir réalité.

Les parties, qui étaient à des années-lumière sur les offres et demandes salariales, de même que sur l'âge de la retraite, ont finalement réussi à surmonter leurs divergences profondes à la table centrale des négociations. 

Le gouvernement a donc gagné son double pari, qui consistait à régler ce dossier épineux avant Noël et de conclure sans avoir l'odieux de devoir utiliser le moyen ultime d'une loi spéciale pour fixer les conditions de travail et la rémunération de ses employés.

Le mystère demeure total, cependant, sur le contenu de l'entente, les chefs syndicaux voulant d'abord informer leurs instances et consulter leurs membres en assemblée générale.

L'entente vise la grande majorité des employés de l'État, soit environ 400 000 des 550 000 membres syndiqués employés par le gouvernement.

Au terme des négociations, M. Coiteux et la porte-parole du front commun, Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), ont tous deux fait une très brève déclaration aux médias, sans répondre à aucune question des journalistes. Ni l'un ni l'autre n'ont crié victoire.

«Le travail a été rigoureux et fructueux», a commenté Louise Chabot, en s'engageant à recommander «assez rapidement» aux différentes instances d'entériner l'entente. Le processus de consultation de la base devrait débuter vendredi. L'entente finale ne pourra pas être signée avant le début de 2016.

Le président du Conseil du Trésor a reconnu que ce contexte particulier avait été «difficile», mais que l'accord conclu jeudi respectait «le cadre budgétaire» fixé au départ par le gouvernement.

Depuis le début de cette longue négociation, il y a un an, une quarantaine d'ententes de principe étaient également intervenues aux tables sectorielles avec différents syndicats, membres et non membres du front commun. À ces tables sont discutées les questions touchant l'organisation du travail, la précarité d'emploi et les tâches, par exemple.

Le front commun est constitué de la CSN, de la FTQ et du Secrétariat intersyndical des services publics, qui est lui-même constitué de la CSQ, de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) ainsi que du Syndicat de la fonction publique du Québec.

La Presse Canadienne

Secteur public: entente de principe entre Québec et les syndicats

Publié le 17 décembre 2015

Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux

©La Presse Canadienne/Jacques Boissinot


NÉGOCIATIONS. Ce qui paraissait impossible au départ s'est finalement produit: Québec a réussi hier à conclure une entente de principe avec les syndicats représentant les employés de l'État.

Au terme d'un marathon de négociations intensives entrepris mercredi à 17 heures, entre le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, et les chefs des cinq centrales syndicales impliquées, les deux parties ont annoncé jeudi en fin de journée avoir conclu un accord de principe devant toutefois être entériné par les diverses instances et fédérations des syndicats composant le front commun avant de devenir réalité.

Les parties, qui étaient à des années-lumière sur les offres et demandes salariales, de même que sur l'âge de la retraite, ont finalement réussi à surmonter leurs divergences profondes à la table centrale des négociations. 

Le gouvernement a donc gagné son double pari, qui consistait à régler ce dossier épineux avant Noël et de conclure sans avoir l'odieux de devoir utiliser le moyen ultime d'une loi spéciale pour fixer les conditions de travail et la rémunération de ses employés.

Le mystère demeure total, cependant, sur le contenu de l'entente, les chefs syndicaux voulant d'abord informer leurs instances et consulter leurs membres en assemblée générale.

L'entente vise la grande majorité des employés de l'État, soit environ 400 000 des 550 000 membres syndiqués employés par le gouvernement.

Au terme des négociations, M. Coiteux et la porte-parole du front commun, Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), ont tous deux fait une très brève déclaration aux médias, sans répondre à aucune question des journalistes. Ni l'un ni l'autre n'ont crié victoire.

«Le travail a été rigoureux et fructueux», a commenté Louise Chabot, en s'engageant à recommander «assez rapidement» aux différentes instances d'entériner l'entente. Le processus de consultation de la base devrait débuter vendredi. L'entente finale ne pourra pas être signée avant le début de 2016.

Le président du Conseil du Trésor a reconnu que ce contexte particulier avait été «difficile», mais que l'accord conclu jeudi respectait «le cadre budgétaire» fixé au départ par le gouvernement.

Depuis le début de cette longue négociation, il y a un an, une quarantaine d'ententes de principe étaient également intervenues aux tables sectorielles avec différents syndicats, membres et non membres du front commun. À ces tables sont discutées les questions touchant l'organisation du travail, la précarité d'emploi et les tâches, par exemple.

Le front commun est constitué de la CSN, de la FTQ et du Secrétariat intersyndical des services publics, qui est lui-même constitué de la CSQ, de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) ainsi que du Syndicat de la fonction publique du Québec.

La Presse Canadienne