Faut-il s’inquiéter du départ tardif?

Publié le 23 décembre 2015

©TC Media - Marco Bergeron

ÉCONOMIE. Étant située au sud de la province, la région souffre parfois des périodes de redoux survenant au cours de la saison hivernale. Le président-directeur général de l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ), Yves Juneau, affirme cependant que la situation actuelle n’est pour l’instant pas inquiétante.

«Avant le 23 décembre, c’est facile pour les stations de composer avec ce retard, car c’est un pourcentage marginal de la clientèle annuelle, déclare-t-il. L’an dernier, il y a eu un redoux à Noël, mais la région a pu regagner des parts du marché par la suite.»

Il continue par contre en soulignant que la période des fêtes en est une très importante. 

«Le temps des fêtes représente 20 % des revenus de la saison, alors il ne faut pas le manquer, affirme-t-il. Tout le monde est en pleine planification pour que cette période se déroule bien.»

Le temps doux se faisant de plus en plus présent chaque année, M. Juneau croit que cela représente un énorme défi à surmonter pour les différentes stations de ski de la région.

«Plus la saison retarde, moins il y a d’achats de passes de saison, car les gens ne profitent pas des rabais et se démotivent, indique-t-il. Les stations doivent aussi s’équiper de matériel dispendieux pour offrir une neige de qualité. Par exemple, une dameuse à elle seule coûte près d’un demi-million de dollars.»

Yves Juneau cite en exemple la station de ski de Bromont qui a, selon lui, su anticiper les changements climatiques. 

«Ils sont déjà équipés pour répondre efficacement et rapidement aux besoins. En ce moment, il y a peu de froid, alors les bons moments pour enneiger les pistes sont rares. Il faut donc être prêt», fait-il valoir. 

Une étude réalisée par le professeur en tourisme de l’école des sciences de la gestion de l’UQAM, Michel Archambault, démontre que l’industrie du ski contribue à une croissance de l’ordre de 15 % à 20 % de la richesse foncière de nombreuses municipalités québécoises. 

Sans vouloir s’avancer sur ces données, le maire de la municipalité du Canton d’Orford, Jean-Pierre Adam, voit tout de même d’un bon œil la présence de la station de ski. «Les gens viennent, fréquentent les hôtels et dépensent. Certains viennent même qu’à s’installer ici. Je crois que c’est un élément récréotouristique important», mentionne-t-il.

M. Juneau souligne aussi que la bonne opération des stations est très importante pour le succès des nombreux hôtels et chalets de la région. 

Au Québec, le ski alpin et la planche à neige constituent l’activité hivernale la plus populaire. Elle rapporte des retombées économiques annuelles de 800 M $ et crée plus de 12 000 emplois à temps plein, chiffre qui grimpe à 40 000 durant l’hiver.

En manchette

Faubourg Carignan : Rona et IGA débarquent en ville

COMMERCES. Le Faubourg Carignan dévoile peu à peu son nouveau visage, Le promoteur et propriétaire du projet, le Groupe Mach, confirme l’établissement d’un marché IGA et d’un Rona dans ses futurs locaux, sur le site de l’ancien marché aux puces. Quelques erreurs se sont toutefois glissées sur l’affiche installée par le promoteur, qui visait à annoncer les nouveaux arrivants.

Faut-il s’inquiéter du départ tardif?

Publié le 23 décembre 2015

©TC Media - Marco Bergeron


ÉCONOMIE. Étant située au sud de la province, la région souffre parfois des périodes de redoux survenant au cours de la saison hivernale. Le président-directeur général de l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ), Yves Juneau, affirme cependant que la situation actuelle n’est pour l’instant pas inquiétante.

«Avant le 23 décembre, c’est facile pour les stations de composer avec ce retard, car c’est un pourcentage marginal de la clientèle annuelle, déclare-t-il. L’an dernier, il y a eu un redoux à Noël, mais la région a pu regagner des parts du marché par la suite.»

Il continue par contre en soulignant que la période des fêtes en est une très importante. 

«Le temps des fêtes représente 20 % des revenus de la saison, alors il ne faut pas le manquer, affirme-t-il. Tout le monde est en pleine planification pour que cette période se déroule bien.»

Le temps doux se faisant de plus en plus présent chaque année, M. Juneau croit que cela représente un énorme défi à surmonter pour les différentes stations de ski de la région.

«Plus la saison retarde, moins il y a d’achats de passes de saison, car les gens ne profitent pas des rabais et se démotivent, indique-t-il. Les stations doivent aussi s’équiper de matériel dispendieux pour offrir une neige de qualité. Par exemple, une dameuse à elle seule coûte près d’un demi-million de dollars.»

Yves Juneau cite en exemple la station de ski de Bromont qui a, selon lui, su anticiper les changements climatiques. 

«Ils sont déjà équipés pour répondre efficacement et rapidement aux besoins. En ce moment, il y a peu de froid, alors les bons moments pour enneiger les pistes sont rares. Il faut donc être prêt», fait-il valoir. 

Une étude réalisée par le professeur en tourisme de l’école des sciences de la gestion de l’UQAM, Michel Archambault, démontre que l’industrie du ski contribue à une croissance de l’ordre de 15 % à 20 % de la richesse foncière de nombreuses municipalités québécoises. 

Sans vouloir s’avancer sur ces données, le maire de la municipalité du Canton d’Orford, Jean-Pierre Adam, voit tout de même d’un bon œil la présence de la station de ski. «Les gens viennent, fréquentent les hôtels et dépensent. Certains viennent même qu’à s’installer ici. Je crois que c’est un élément récréotouristique important», mentionne-t-il.

M. Juneau souligne aussi que la bonne opération des stations est très importante pour le succès des nombreux hôtels et chalets de la région. 

Au Québec, le ski alpin et la planche à neige constituent l’activité hivernale la plus populaire. Elle rapporte des retombées économiques annuelles de 800 M $ et crée plus de 12 000 emplois à temps plein, chiffre qui grimpe à 40 000 durant l’hiver.