Les infirmières peuvent désormais prescrire certains médicaments

Publié le 12 janvier 2016

©TC Media – Archives, Denis Germain

SANTÉ. C’est lundi qu’est entré en vigueur un règlement qui permet aux infirmières de prescrire certaines analyses de laboratoire et certains médicaments dans certaines situations cliniques, principalement en santé publique et pour le soin des plaies.

«C’est un moment mémorable», s’est exclamée au cours d’une entrevue la présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, Lucie Tremblay.

Cela a pris trois ans de travail et de discussions. «Il y a un exploit ici», a-t-elle ajouté.

Plus précisément, les infirmières pourront prescrire des analyses de laboratoire et des produits, pansements ou médicaments topiques utilisés dans le soin des plaies.

De même, les infirmières pourront également prescrire des médicaments ayant trait à des programmes de santé publique, en matière de contraception hormonale et d’infections transmises sexuellement et par le sang.

Elles pourront aussi prescrire des suppléments vitaminiques aux femmes enceintes.

«Ce sont des activités qui ont lieu beaucoup dans la communauté et qui permettent à l’infirmière d’agir là où la population se trouve. Ça évite la duplication de services; ça favorise l’accès aux soins – on pense que c’est le plus grave problème de notre système de santé, alors on déploie tout ce qu’il est possible de déployer pour faciliter cet accès aux soins», a résumé Mme Tremblay.

La présidente de l’Ordre des infirmières s’en réjouit, tant pour l’accès aux soins pour le public que pour la plus grande autonomie professionnelle dont bénéficieront ses membres.

«Les gens vont avoir accès plus rapidement à des soins et ça va éviter des conséquences néfastes, comme les grossesses non désirées ou la propagation des ITSS (infections transmissibles sexuellement ou par le sang) qui est un véritable fléau», a souligné Mme Tremblay.

L’annonce de cette nouvelle mesure avait été faite conjointement, en octobre dernier, par le Collège des médecins du Québec, l’Ordre des infirmières et deux ministères, ceux de la Santé et des Services sociaux ainsi que de la Justice – qui est aussi responsable de l’application des lois professionnelles.

«On a évalué que c’est à peu près 10 000 infirmières qui vont se prévaloir du droit de prescrire, donc des infirmières qui travaillent dans la communauté», a noté Mme Tremblay. L’Ordre comptait 73 622 membres le 31 mars dernier.

La Presse Canadienne

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Publié le 12 janvier 2016

©TC Media – Archives, Denis Germain


SANTÉ. C’est lundi qu’est entré en vigueur un règlement qui permet aux infirmières de prescrire certaines analyses de laboratoire et certains médicaments dans certaines situations cliniques, principalement en santé publique et pour le soin des plaies.

«C’est un moment mémorable», s’est exclamée au cours d’une entrevue la présidente de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec, Lucie Tremblay.

Cela a pris trois ans de travail et de discussions. «Il y a un exploit ici», a-t-elle ajouté.

Plus précisément, les infirmières pourront prescrire des analyses de laboratoire et des produits, pansements ou médicaments topiques utilisés dans le soin des plaies.

De même, les infirmières pourront également prescrire des médicaments ayant trait à des programmes de santé publique, en matière de contraception hormonale et d’infections transmises sexuellement et par le sang.

Elles pourront aussi prescrire des suppléments vitaminiques aux femmes enceintes.

«Ce sont des activités qui ont lieu beaucoup dans la communauté et qui permettent à l’infirmière d’agir là où la population se trouve. Ça évite la duplication de services; ça favorise l’accès aux soins – on pense que c’est le plus grave problème de notre système de santé, alors on déploie tout ce qu’il est possible de déployer pour faciliter cet accès aux soins», a résumé Mme Tremblay.

La présidente de l’Ordre des infirmières s’en réjouit, tant pour l’accès aux soins pour le public que pour la plus grande autonomie professionnelle dont bénéficieront ses membres.

«Les gens vont avoir accès plus rapidement à des soins et ça va éviter des conséquences néfastes, comme les grossesses non désirées ou la propagation des ITSS (infections transmissibles sexuellement ou par le sang) qui est un véritable fléau», a souligné Mme Tremblay.

L’annonce de cette nouvelle mesure avait été faite conjointement, en octobre dernier, par le Collège des médecins du Québec, l’Ordre des infirmières et deux ministères, ceux de la Santé et des Services sociaux ainsi que de la Justice – qui est aussi responsable de l’application des lois professionnelles.

«On a évalué que c’est à peu près 10 000 infirmières qui vont se prévaloir du droit de prescrire, donc des infirmières qui travaillent dans la communauté», a noté Mme Tremblay. L’Ordre comptait 73 622 membres le 31 mars dernier.

La Presse Canadienne