La grogne ne diminue pas en éducation

Publié le 2 janvier 2016

Environ 1000 enseignants, professionnels et employés de soutien du réseau de l’éducation ont manifesté le 13 novembre devant les bureaux de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries à la Place La Citière à La Prairie.

©TC Media - Denis Germain

Le mouvement populaire «Je protège mon école publique» peaufine sa stratégie pour 2016.

L’an dernier, son moyen de pression de prédilection avait été les chaînes humaines.

Au total, il était alors parvenu à convaincre quelque 100 000 citoyens de se tenir momentanément par la main autour de plus de 600 établissements scolaires d’un peu partout au Québec.

Le but commun des participants était de dénoncer les compressions effectuées par le gouvernement provincial dans les écoles primaires et secondaires.

Selon la porte-parole du mouvement, Pascale Grignon, la formule des chaînes humaines a fait ses preuves et elle sera donc répétée dès le mois de février.

Par contre, d’autres mesures seront aussi mises en branle.

Mme Grignon a soutenu que des «actions seront menées auprès des différents députés».

Elle a ajouté que de la sensibilisation sera réalisée dans les médias sociaux et que des «rassemblements importants» pourraient être organisés dès le printemps.

Lorsqu’elle a été invitée à fournir plus de détails par rapport à ces diverses idées, Pascale Grignon est demeurée discrète.

«Il y a plusieurs choses sur la table, mais on veut garder un élément de surprise», s’est-elle contentée de dire.

Mme Grignon a souligné que la frustration à l’égard du gouvernement provincial n’a pas diminué d’un iota depuis la mise en place du mouvement «Je protège mon école publique» par une poignée de parents au printemps 2015.

«Encore aujourd’hui, on n’est absolument pas en accord avec la vision très comptable que le gouvernement a de l’éducation. C’est un secteur d’avenir.Il faut assurer le futur des enfants», a-t-elle martelé.

Pascale Grignon a précisé que son mouvement espérait que Québec fasse volte-face à l’occasion de la présentation du prochain budget.

«Le choix à faire est d’admettre que l’éducation est essentielle, qu’on doit y réinvestir, qu’on doit se doter du plus beau et du meilleur système imaginable», a-t-elle conclu.

La Presse Canadienne