Allégations de paradis fiscaux chez Québecor: Péladeau réplique

Publié le 25 janvier 2016

PKP

©TC Media - Archives

MONTRÉAL. Le chef du Parti québécois (PQ), Pierre Karl Péladeau, qualifie un dossier à son endroit mis en ondes par la Société Radio-Canada (SRC) de gros pétard mouillé.

Dans un message transmis sur sa page Facebook, lundi matin, M.Péladeau ajoute qu'il aura l'occasion de revenir sur le contenu du reportage qui affirme que plusieurs compagnies ou succursales qui semblent avoir un lien avec Québecor auraient été actives dans une dizaine de paradis fiscaux, dont plusieurs pendant sa présidence.

La semaine dernière, après d'autres allégations du genre publiées par "La Presse", M.Péladeau a répété que sous sa direction, aucune structure fiscale de nature exotique n'avait été utilisée par Québecor (TSX:QBR). Il a ajouté que s'il y en avait eu, c'est qu'elles existaient déjà dans les entreprises dont Québecor avait fait l'acquisition et qu'elles avaient été démantelées par la suite.

Dans son message transmis lundi, Pierre Karl Péladeau reproche aussi à Radio-Canada de travestir la réalité. Il publie à cet effet une lettre d'octobre dernier écrite à une journaliste de la SRC par Annick Bélanger, directrice de cabinet adjointe et directrice des communications du Cabinet du chef de l'opposition. Le texte motivait le refus du chef péquiste de lui donner une entrevue.

La conclusion de la lettre de Mme Bélanger évoquait aussi la possibilité de recours aux tribunaux et de réclamation de dommages exemplaires, si nécessaire.

Peu après la diffusion du message sur Facebook, le premier ministre Philippe Couillard a déclaré ne pas avoir l'intention de commenter ce dossier.

De l'Italie où il complète une mission économique, M.Couillard a néanmoins rappelé que Pierre Karl Péladeau était l'actionnaire de contrôle de l'entreprise dont il est question et qu'il est chef de parti, signifiant que ce double rôle n'était pas anodin.

Le chef du Parti québécois a participé lundi, à 8h00, à une chaîne humaine organisée par le Centre de la petite enfance (CPE) du Carrefour, dans l'arrondissement Ville-Marie, à Montréal. Cette chaîne humaine est une forme de protestation citoyenne contre les compressions appliquées au réseau des CPE par le gouvernement du Québec.

M.Péladeau a cependant déclaré aux journalistes venus à sa rencontre qu'il ne commenterait que plus tard les allégations de Radio-Canada.

En manchette

Loi 76 sur le transport en commun: Une nouvelle taxe pour les automobilistes

TRANSPORT. Les automobilistes de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) devront payer une nouvelle taxe de 45$ sur l’immatriculation afin de financer le transport en commun. Cette somme est établie dans la loi 76 sur la gouvernance du transport collectif dans la région métropolitaine de Montréal, adoptée le 19 mai.

S'envoler pour un mois en Côte d'Ivoire

AIDE. Laurie Lefebvre ne doute pas une seconde que le voyage humanitaire d'un mois qu'elle s'apprête à faire en Côte d'Ivoire lui apportera une expérience et un bagage inestimable. C'est d'ailleurs sa source de motivation.

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Publié le 25 janvier 2016

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MONTRÉAL. Le chef du Parti québécois (PQ), Pierre Karl Péladeau, qualifie un dossier à son endroit mis en ondes par la Société Radio-Canada (SRC) de gros pétard mouillé.

Dans un message transmis sur sa page Facebook, lundi matin, M.Péladeau ajoute qu'il aura l'occasion de revenir sur le contenu du reportage qui affirme que plusieurs compagnies ou succursales qui semblent avoir un lien avec Québecor auraient été actives dans une dizaine de paradis fiscaux, dont plusieurs pendant sa présidence.

La semaine dernière, après d'autres allégations du genre publiées par "La Presse", M.Péladeau a répété que sous sa direction, aucune structure fiscale de nature exotique n'avait été utilisée par Québecor (TSX:QBR). Il a ajouté que s'il y en avait eu, c'est qu'elles existaient déjà dans les entreprises dont Québecor avait fait l'acquisition et qu'elles avaient été démantelées par la suite.

Dans son message transmis lundi, Pierre Karl Péladeau reproche aussi à Radio-Canada de travestir la réalité. Il publie à cet effet une lettre d'octobre dernier écrite à une journaliste de la SRC par Annick Bélanger, directrice de cabinet adjointe et directrice des communications du Cabinet du chef de l'opposition. Le texte motivait le refus du chef péquiste de lui donner une entrevue.

La conclusion de la lettre de Mme Bélanger évoquait aussi la possibilité de recours aux tribunaux et de réclamation de dommages exemplaires, si nécessaire.

Peu après la diffusion du message sur Facebook, le premier ministre Philippe Couillard a déclaré ne pas avoir l'intention de commenter ce dossier.

De l'Italie où il complète une mission économique, M.Couillard a néanmoins rappelé que Pierre Karl Péladeau était l'actionnaire de contrôle de l'entreprise dont il est question et qu'il est chef de parti, signifiant que ce double rôle n'était pas anodin.

Le chef du Parti québécois a participé lundi, à 8h00, à une chaîne humaine organisée par le Centre de la petite enfance (CPE) du Carrefour, dans l'arrondissement Ville-Marie, à Montréal. Cette chaîne humaine est une forme de protestation citoyenne contre les compressions appliquées au réseau des CPE par le gouvernement du Québec.

M.Péladeau a cependant déclaré aux journalistes venus à sa rencontre qu'il ne commenterait que plus tard les allégations de Radio-Canada.