Céline Tanguay a vaincu le cancer en Allemagne

Serge Lamontagne serge.lamontagne@tc.tc Publié le 7 janvier 2016

©TC Media - Serge Lamontagne

ETCHEMINS. À la fin du mois de septembre, Céline Tanguay prenait la route de Francfort, en Allemagne, où elle devait subir le premier d'une série de traitements qui lui permettraient, espérait-elle, de se débarrasser d'une tumeur cancéreuse au foie qui la rongeait depuis deux ans et demi. La résidente de Lac-Etchemin semble avoir gagné son pari et entrevoit l'avenir avec beaucoup d'optimisme.

Lors de ce premier séjour d'une semaine, Mme Tanguay, accompagnée de sa belle-fille, se rendait à la clinique du docteur Thomas J. Vogl afin de subir deux traitements de chimio-embolisation, technique visant à rapetisser les tumeurs et bloquer l'entrée du sang non-filtré. Lorsque celle-ci atteint 5 cm de superficie ou moins, le patient revient quelques semaines plus tard pour un traitement au laser qui permet sa destruction définitive.

À la fin d'octobre, Mme Tanguay retournait en Allemagne pour cette dernière étape, accompagnée cette fois de son conjoint, Yoland Fournier. Depuis son retour au Québec et à la demande du docteur Vogl, elle a dû s'astreindre à trois mois de chimiothérapie préventive.

«Je n'irais pas jusqu'à dire que je suis complètement guérie, mais tout porte à croire que la tumeur est partie pour de bon, selon ce que je vois sur les radiographies effectuées. Je passerai un examen de résonance magnétique à la fin du mois de janvier et si cela est confirmé, j'arrêterai tout cela définitivement», précise Mme Tanguay qui affirme que la chimio-embolisation est un traitement qui est beaucoup moins difficile à supporter que la chimiothérapie conventionnelle qui, elle, fatigue énormément le patient. «Après un traitement de chimio-embolisation, on peut aller faire une petite marche sans problème», explique-t-elle.

Taitement refusé au Québec

Céline Tanguay et Yoland Fournier soulignent que le traitement de chimio-embolisation existe au Québec. Mme Tanguay rappelle toutefois que celui-ci lui a été refusé par son oncologue à l'Hôtel-Dieu de Lévis qui, ajoute-t-elle, n'en voyait pas l'utilité pour son cas précis. «C'est pour cela que je me suis tournée vers l'Allemagne. D'autres avant moi y sont allés et ont été sauvés. Alors je me suis dit pourquoi pas moi?»

Cette dernière souligne que depuis son retour d'Allemagne, elle se porte mieux, a plus d'énergie et peut vaquer à ses occupations quotidiennes. «Je dois toutefois demeurer à l'écoute de mon corps et me reposer au besoin. La période des Fêtes a été beaucoup plus agréable pour moi, car j'ai pu sortir et aller voir ma famille, ce qui n'était pas le cas avant.»

Mme Tanguay et M. Fournier souhaitent que ce traitement soit dispensé sur une base régulière au Québec, même si c'était au privé. Si la chimio-embolisation existe, ce n'est pas le cas pour le traitement au laser. Il en coûterait 66 000 $ pour acquérir l'appareil, ajoute M. Fournier. «Les gens sont prêts à payer pour aller en Allemagne, alors si on avait ça ici, ce serait beaucoup plus abordable», indique le couple qui depuis a décidé de donner au suivant en aidant les personnes qui souhaitent se rendre en Allemagne comme eux l'ont fait.

Soulignons que les deux voyages en Europe ont coûté 29 300 $ au couple. Diverses activités de financement menées dans le milieu ont permis d'amasser plus de 28 000 $.

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Serge Lamontagne serge.lamontagne@tc.tc Publié le 7 janvier 2016

©TC Media - Serge Lamontagne


ETCHEMINS. À la fin du mois de septembre, Céline Tanguay prenait la route de Francfort, en Allemagne, où elle devait subir le premier d'une série de traitements qui lui permettraient, espérait-elle, de se débarrasser d'une tumeur cancéreuse au foie qui la rongeait depuis deux ans et demi. La résidente de Lac-Etchemin semble avoir gagné son pari et entrevoit l'avenir avec beaucoup d'optimisme.

Lors de ce premier séjour d'une semaine, Mme Tanguay, accompagnée de sa belle-fille, se rendait à la clinique du docteur Thomas J. Vogl afin de subir deux traitements de chimio-embolisation, technique visant à rapetisser les tumeurs et bloquer l'entrée du sang non-filtré. Lorsque celle-ci atteint 5 cm de superficie ou moins, le patient revient quelques semaines plus tard pour un traitement au laser qui permet sa destruction définitive.

À la fin d'octobre, Mme Tanguay retournait en Allemagne pour cette dernière étape, accompagnée cette fois de son conjoint, Yoland Fournier. Depuis son retour au Québec et à la demande du docteur Vogl, elle a dû s'astreindre à trois mois de chimiothérapie préventive.

«Je n'irais pas jusqu'à dire que je suis complètement guérie, mais tout porte à croire que la tumeur est partie pour de bon, selon ce que je vois sur les radiographies effectuées. Je passerai un examen de résonance magnétique à la fin du mois de janvier et si cela est confirmé, j'arrêterai tout cela définitivement», précise Mme Tanguay qui affirme que la chimio-embolisation est un traitement qui est beaucoup moins difficile à supporter que la chimiothérapie conventionnelle qui, elle, fatigue énormément le patient. «Après un traitement de chimio-embolisation, on peut aller faire une petite marche sans problème», explique-t-elle.

Taitement refusé au Québec

Céline Tanguay et Yoland Fournier soulignent que le traitement de chimio-embolisation existe au Québec. Mme Tanguay rappelle toutefois que celui-ci lui a été refusé par son oncologue à l'Hôtel-Dieu de Lévis qui, ajoute-t-elle, n'en voyait pas l'utilité pour son cas précis. «C'est pour cela que je me suis tournée vers l'Allemagne. D'autres avant moi y sont allés et ont été sauvés. Alors je me suis dit pourquoi pas moi?»

Cette dernière souligne que depuis son retour d'Allemagne, elle se porte mieux, a plus d'énergie et peut vaquer à ses occupations quotidiennes. «Je dois toutefois demeurer à l'écoute de mon corps et me reposer au besoin. La période des Fêtes a été beaucoup plus agréable pour moi, car j'ai pu sortir et aller voir ma famille, ce qui n'était pas le cas avant.»

Mme Tanguay et M. Fournier souhaitent que ce traitement soit dispensé sur une base régulière au Québec, même si c'était au privé. Si la chimio-embolisation existe, ce n'est pas le cas pour le traitement au laser. Il en coûterait 66 000 $ pour acquérir l'appareil, ajoute M. Fournier. «Les gens sont prêts à payer pour aller en Allemagne, alors si on avait ça ici, ce serait beaucoup plus abordable», indique le couple qui depuis a décidé de donner au suivant en aidant les personnes qui souhaitent se rendre en Allemagne comme eux l'ont fait.

Soulignons que les deux voyages en Europe ont coûté 29 300 $ au couple. Diverses activités de financement menées dans le milieu ont permis d'amasser plus de 28 000 $.