PKP entrouvre la porte au scrutin proportionnel

Publié le 27 février 2016

Pierre Karl Péladeau chef de l'opposition officielle et député de Saint-Jérôme.

©TC Média - archives - Élaine Nicol

Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a fait écho à deux exigences fixées par Québec solidaire pour une convergence souverainiste, samedi, concernant les paradis fiscaux et le scrutin proportionnel.

M. Péladeau a entrouvert la porte au scrutin proportionnel, samedi, une référence directe à une demande du député de QS Amir Khadir.

À l'ouverture d'un conseil national péquiste, M. Péladeau a invité les militants à examiner cette question.

En décembre dernier, Amir Khadir avait expliqué que le système uninominal à un tour actuel était la principale entrave aux alliances.

M. Khadir avait invité le Parti québécois à renouer avec son engagement pour la proportionnelle, qui est passé à la trappe dans le dernier programme politique péquiste.

Dans son discours, M. Péladeau n'a pas orienté la réflexion des militants en abordant le sujet.

Selon le chef péquiste, son parti «progressiste», qui croit au «nationalisme économique», doit ouvrir le dialogue.

«Il faut s'engager à poursuivre le dialogue avec une attitude ouverte et généreuse, a-t-il dit. Les sujets menant à la convergence sont nombreux. Notre mode de scrutin par exemple. Certains croient qu'il devrait favoriser des élections à la proportionnelle. Examinons cela.»

Les militants des circonscriptions de Rosemont et ceux de l'exécutif régional de Montréal-Centre ont soumis une proposition pour introduire «un aspect proportionnel» au mode actuel.

La Coalition avenir Québec, favorable au scrutin proportionnel, a prévu un point de presse du député Benoit Charette, lundi, au sujet du mode de scrutin.

Sur le front de la lutte aux paradis fiscaux, M. Péladeau a pris l'engagement qu'un Québec souverain sera «une référence mondiale».

«Dans la fédération canadienne, nous sommes condamnés à regarder un spectacle dans lequel le Canada ne déploie aucun effort», a-t-il dit.

Au début du mois, le président de Québec solidaire, Andrés Fontecilla, avait déclaré  que «si le Parti québécois est d'accord avec les paradis fiscaux, on est loin d'une possibilité de convergence avec un parti de gauche tel que Québec solidaire».

Une proposition de militants péquistes de la circonscription de Marguerite-Bourgeoys est à l'ordre du jour pour réaffirmer l'opposition du PQ aux paradis fiscaux.

M. Péladeau a profité de son allocution pour s'opposer au marchandage qui permettrait au gouvernement fédéral de financer Bombardier tout en obtenant l'appui pour l'oléoduc Énergie-Est.

M. Péladeau a également écorché le gouvernement libéral sur le front de l'économie.

«Au cours des derniers mois, nous avons vu un premier ministre qui ne comprend rien à l'économie prendre des décisions qui vont à l'encontre de l'intérêt des Québécois», a-t-il dit.

La Presse Canadienne 

En manchette

Un des meilleurs bilans de la Fête nationale dans le Vieux-Longueuil

Doris Guérette, présidente de la Corporation Le Vieux-Longueuil en fête dresse un des meilleurs bilans des dernières années de la Fête nationale 2016 dans le Vieux-Longueuil. L’édition de la Fête nationale du Québec dans le Vieux-Longueuil 2015 a attiré une fois de plus une foule de plus de 30 000 personnes pendant les 2 jours de festivités.

PKP entrouvre la porte au scrutin proportionnel

Publié le 27 février 2016

Pierre Karl Péladeau chef de l'opposition officielle et député de Saint-Jérôme.

©TC Média - archives - Élaine Nicol


Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau a fait écho à deux exigences fixées par Québec solidaire pour une convergence souverainiste, samedi, concernant les paradis fiscaux et le scrutin proportionnel.

M. Péladeau a entrouvert la porte au scrutin proportionnel, samedi, une référence directe à une demande du député de QS Amir Khadir.

À l'ouverture d'un conseil national péquiste, M. Péladeau a invité les militants à examiner cette question.

En décembre dernier, Amir Khadir avait expliqué que le système uninominal à un tour actuel était la principale entrave aux alliances.

M. Khadir avait invité le Parti québécois à renouer avec son engagement pour la proportionnelle, qui est passé à la trappe dans le dernier programme politique péquiste.

Dans son discours, M. Péladeau n'a pas orienté la réflexion des militants en abordant le sujet.

Selon le chef péquiste, son parti «progressiste», qui croit au «nationalisme économique», doit ouvrir le dialogue.

«Il faut s'engager à poursuivre le dialogue avec une attitude ouverte et généreuse, a-t-il dit. Les sujets menant à la convergence sont nombreux. Notre mode de scrutin par exemple. Certains croient qu'il devrait favoriser des élections à la proportionnelle. Examinons cela.»

Les militants des circonscriptions de Rosemont et ceux de l'exécutif régional de Montréal-Centre ont soumis une proposition pour introduire «un aspect proportionnel» au mode actuel.

La Coalition avenir Québec, favorable au scrutin proportionnel, a prévu un point de presse du député Benoit Charette, lundi, au sujet du mode de scrutin.

Sur le front de la lutte aux paradis fiscaux, M. Péladeau a pris l'engagement qu'un Québec souverain sera «une référence mondiale».

«Dans la fédération canadienne, nous sommes condamnés à regarder un spectacle dans lequel le Canada ne déploie aucun effort», a-t-il dit.

Au début du mois, le président de Québec solidaire, Andrés Fontecilla, avait déclaré  que «si le Parti québécois est d'accord avec les paradis fiscaux, on est loin d'une possibilité de convergence avec un parti de gauche tel que Québec solidaire».

Une proposition de militants péquistes de la circonscription de Marguerite-Bourgeoys est à l'ordre du jour pour réaffirmer l'opposition du PQ aux paradis fiscaux.

M. Péladeau a profité de son allocution pour s'opposer au marchandage qui permettrait au gouvernement fédéral de financer Bombardier tout en obtenant l'appui pour l'oléoduc Énergie-Est.

M. Péladeau a également écorché le gouvernement libéral sur le front de l'économie.

«Au cours des derniers mois, nous avons vu un premier ministre qui ne comprend rien à l'économie prendre des décisions qui vont à l'encontre de l'intérêt des Québécois», a-t-il dit.

La Presse Canadienne